AccueilExpressions par MontaigneSauvez l’assurance maladie de la ruineLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne SantĂ©20/04/2010ImprimerPARTAGERSauvez l’assurance maladie de la ruineAuteur Tel est le titre d’une analyse de Jacqueline Simon* parue dans la revue Sociétal (n° 68, 2e trimestre 2010). Depuis plusieurs années, Jacqueline Simon propose, sans grand succès mais avec pertinence et persévérance, de revenir aux fondamentaux en matière d’assurance maladie.Nous avons contribué à diffuser ses travaux (Réévaluer la politique d’assurance maladie, mai 2008). Dans cette dernière livraison, elle rappelle que l’assurance maladie est un problème classique de mutualisation des risques.Le problème du dĂ©ficit Jacqueline Simon postule dans son article que le problème du financement n’est pas insoluble si on sort des limites dans lesquelles on l’a enfermĂ©. Elle montre que le dĂ©ficit rĂ©current est de 8 € par personne et par mois, de l’ordre de 100 € par personne et par an. Soit, pour 63,3 millions de rĂ©sidents couverts, 6,3 milliards d’euros. Ce qui correspond au dĂ©ficit de l’assurance maladie en 2008.Recentrer l’assurance maladie sur le gros risque Pour l’avenir, elle prĂ©conise de recentrer l’assurance maladie sur le gros risque (dĂ©fini par rĂ©fĂ©rence Ă un seuil en € annuel) et de renvoyer le financement privĂ© sur le petit risque. Observons qu’aujourd’hui, c’est le contraire : le petit risque est très bien pris en charge alors que le grand l’est souvent très mal (pour ceux qui ne peuvent bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime des Affections de longue durĂ©e – ALD).Mettre en œuvre un bouclier sanitaire L’analyse de Jacqueline Simon suggère la mise en œuvre d’un vĂ©ritable bouclier sanitaire, c’est Ă dire d’un seuil au-delĂ duquel les soins seraient pris en charge intĂ©gralement par l’assurance maladie obligatoire. Elle regrette que le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie n’aie pas Ă©tudiĂ© toutes les solutions. "Il s’est laissĂ© prendre au piège des auto-limitations plus ou moins volontaires. Ses travaux sont de qualitĂ©, mais ils ne sortent pas du cadre de rĂ©flexion habituel." *Jacqueline SIMON est conseiller maĂ®tre honoraire Ă la Cour des comptes, ancien directeur gĂ©nĂ©ral au Groupe Victoire.ImprimerPARTAGER