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Les États face au coronavirus - La Grèce, un modèle inattendu

Les États face au coronavirus - La Grèce, un modèle inattendu
 Marina Rafenberg
Auteur
Journaliste

Chronologie

  • 26 fĂ©vrier : le premier cas de coronavirus est dĂ©tectĂ© dans le nord de la Grèce Ă  Thessalonique, oĂą une femme revenant de Milan est placĂ©e en quarantaine. Quelques jours plus tard, toujours dans le nord du pays, dans la ville de Kastoria, spĂ©cialisĂ©e dans le commerce des fourrures, deux personnes qui s’étaient rendues Ă  un salon Ă  Milan sont Ă©galement testĂ©es positives au coronavirus. 
  • 1er mars : malgrĂ© la protestation des commerçants et hĂ´teliers, le carnaval de Patras, le plus grand du pays, est annulĂ© après seulement la confirmation de trois cas dans le pays. 
  • 12 mars : le premier mort du coronavirus, un retraitĂ© de 66 ans, est enregistrĂ© Ă  l’hĂ´pital universitaire de Patras, dans le nord-est du PĂ©loponnèse. L’homme s’était rendu en Terre sainte avec un groupe de pèlerins fin fĂ©vrier, dont une cinquantaine Ă©tait tombĂ©e malade suite Ă  leur voyage. Suite Ă  ce premier mort, et avec Ă  peine 117 cas de Covid-19, le gouvernement grec annonce devoir prendre des mesures drastiques pour Ă©viter la propagation du virus : Ă©coles, universitĂ©s, crèches, cinĂ©mas, théâtres et lieux de divertissement ferment. 
  • 14 mars : les cafĂ©s, bars, restaurants, tavernes (Ă  l’exception de la restauration Ă  emporter et des livraisons), les centres commerciaux, les bibliothèques, les musĂ©es, les sites archĂ©ologiques ferment Ă  leur tour.  Suite Ă  un week-end ensoleillĂ© oĂą de nombreux citadins s’étaient rassemblĂ©s sur les plages privĂ©es des rivieras, le gouvernement dĂ©cide Ă©galement de les fermer. 
  • 15 mars : tous les voyageurs arrivant de l'Ă©tranger sont testĂ©s Ă  l’aĂ©roport et placĂ©s en quarantaine pour 14 jours. Les amendes en cas de violation des consignes s'Ă©lèvent jusqu'Ă  5 000 euros.
  • 17 mars : Le gouvernement annonce des mesures de confinement pour les camps de rĂ©fugiĂ©s Ă  travers le pays. Les visites personnelles ou d’organisations humanitaires seront reportĂ©es. Les demandeurs d’asile sont par ailleurs priĂ©s de justifier leurs sorties limitĂ©es. 
  • 18 mars : les rassemblements de plus de dix personnes sont strictement interdits. Chaque personne enfreignant cette règle devra payer une amende de 1 000 euros. Le ministère de l’Economie grec annonce un paquet de mesures pour soutenir les PME et maintenir l’emploi. Une allocation de 800 euros en avril et mai est notamment versĂ©e pour les salariĂ©s mis au chĂ´mage partiel. 
  • 21 mars : les dĂ©placements en bateau vers les Ă®les sont strictement rĂ©servĂ©s aux rĂ©sidents permanents. Les autoritĂ©s craignent la propagation du virus dans ces dĂ©serts mĂ©dicaux. 
  • 23 mars :  le confinement gĂ©nĂ©ral est mis en place. Les dĂ©placements doivent ĂŞtre justifiĂ©s par une attestation imprimĂ©e ou un système de sms avec les motifs suivants : activitĂ©s professionnelles indispensables, achats de première nĂ©cessitĂ©, aide aux personnes en difficultĂ©, activitĂ© physique ou promenade du chien. Les vols depuis et vers le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, et la Turquie sont suspendus jusqu’au 15 mai. 
  • 2 avril :  23 cas de coronavirus sont dĂ©tectĂ©s dans le camp de migrants de Ritsona, Ă  une heure au nord d’Athènes. Ce sont les premières contaminations enregistrĂ©es parmi des demandeurs d’asile en Grèce. Mais les cinq hotspots des Ă®les face Ă  la Turquie qui suscitent le plus d’inquiĂ©tude Ă  cause du surpeuplement et du manque d’hygiène n’ont enregistrĂ© aucun cas. 
  • 4 mai : Avec seulement 146 dĂ©cès du coronavirus, et un nombre de nouveaux cas en baisse depuis mi-avril, la Grèce commence son dĂ©confinement avec la rĂ©ouverture des petits commerces, des salons de coiffure et de beautĂ©. Dans les transports publics, les hĂ´pitaux et chez les coiffeurs, le port du masque est rendu obligatoire. Les dĂ©placements en dehors de sa rĂ©gion restent interdits. 
  • 11 mai : selon le plan de dĂ©confinement du gouvernement, les classes de Terminale doivent faire leur rentrĂ©e. La semaine d'après, ce sera au tour des autres classes de lycĂ©e et de collège. Le reste des magasins doivent Ă©galement rouvrir. 

Analyse

GouvernĂ©e depuis juillet 2019 par le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, la Grèce s’est montrĂ©e, contre toute attente, un des pays de l’Union europĂ©enne Ă  s’en ĂŞtre le mieux sorti dans la gestion de la crise sanitaire : au 4 mai, premier jour du dĂ©confinement, le pays ne compte que 146 morts pour une population de 10,8 millions d’habitants. C’est un ratio beaucoup moins important que la Belgique par exemple, qui a enregistrĂ© 7 924 morts Ă  cette mĂŞme date pour une population de plus de 11 millions d’habitants. 

Selon un sondage rĂ©alisĂ© dĂ©but avril, 82 % des Grecs interrogĂ©s jugent positivement l'action du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis lors de la crise du Covid-19.

Partant avec d’importants dĂ©savantages au dĂ©but de l’épidĂ©mie, son système de santĂ© Ă©tant Ă©prouvĂ© par dix annĂ©es d’austĂ©ritĂ© et une population vieillissante (22 % de plus de 65 ans), le gouvernement a pris dès l’apparition des premiers cas des mesures drastiques pour Ă©viter la propagation du virus dans le pays et avoir le temps de prĂ©parer les hĂ´pitaux. Les citoyens ont tout de suite adhĂ©rĂ© Ă  cette prise de dĂ©cision rapide et se sont en grande majoritĂ© pliĂ©s aux règles de confinement, mĂŞme pendant les fĂŞtes de Pâques orthodoxe, la plus grande cĂ©lĂ©bration religieuse du pays, oĂą les fidèles se rendent habituellement Ă  l’Eglise et se rĂ©unissent en famille. Les amendes, dĂ©marrant Ă  partir de 150 euros pour tout dĂ©placement non justifiĂ©, ont aussi jouĂ© un grand rĂ´le de dissuasion. 

Selon un sondage rĂ©alisĂ© dĂ©but avril pour la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision Skai, 82 % des Grecs interrogĂ©s jugent positivement l'action du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis lors de la crise du Covid-19. Dans un pays sortant d’une crise Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent qui a amputĂ© son PIB de 25 %, la dĂ©fiance envers la classe politique Ă©tait jusqu’à prĂ©sent la norme. "Les choses ont changĂ© en ce qui concerne la confiance en l’Etat. Les citoyens croient en l’Etat et aux experts, a soutenu le Premier ministre grec le 4 mai dernier. La première chose que j’ai faite a Ă©tĂ© d’ailleurs de donner la parole Ă  notre plus grand Ă©pidĂ©miologiste qui fait un briefing quotidien". MesurĂ© dans ses propos, humble, Sotiris Tsiodras, infectiologue de l’Ecole de mĂ©decine d’Athènes, diplĂ´mĂ© d’Harvard, a en effet participĂ© au succès de la communication gouvernementale. A 18h tous les soirs, il intervient Ă  la tĂ©lĂ©vision pour dresser un bilan de la situation dans le pays et rĂ©pondre aux questions des journalistes. La protection civile grecque a Ă©galement Ă©tĂ© omniprĂ©sente depuis le dĂ©but de la propagation du virus dans le pays : envois Ă  plusieurs reprises de sms de prĂ©vention aux personnes se trouvant sur le territoire grec, clips d’information diffusĂ©s toutes les 30 min Ă  la tĂ©lĂ©vision et Ă  la radio. 

La propagation du virus 

L’apparition des premiers cas de contamination sur le territoire grec est liĂ©e Ă  des personnes ayant voyagĂ© en Italie. Le 26 fĂ©vrier, une femme revenant d’un voyage d’affaire Ă  Milan est testĂ©e positive Ă  l’hĂ´pital de Thessalonique. C’est le premier cas connu de coronavirus en Grèce, mĂŞme si certains Ă©pidĂ©miologistes estiment que d’autres cas non dĂ©tectĂ©s avant cette date ont pu apparaĂ®tre dans le pays. A chaque apparition de "cluster", notamment dans le nord de la Grèce, près de Kastoria, ou dans la rĂ©gion de l’Evros, le gouvernement n’hĂ©site pas Ă  mettre en quarantaine les villages. Mais le premier mort du coronavirus survient finalement le 12 mars Ă  Patras dans le sud de la Grèce. Le retraitĂ© de 66 ans dĂ©cĂ©dĂ© faisait partie d’un groupe de pèlerins qui s’étaient rendus en IsraĂ«l. La courbe des contaminations n’a jamais Ă©tĂ© aussi exponentielle que dans d’autres pays europĂ©ens. Le nombre de morts n’a jamais augmentĂ© de manière abrupte et les hĂ´pitaux n’ont pas Ă©tĂ© dĂ©bordĂ©s. 

De mĂŞme, si les masques manquaient au tout dĂ©but de l’épidĂ©mie, les stocks ont vite Ă©taient rĂ©approvisionnĂ©s grâce notamment Ă  des donations d’autres pays (Chine, Emirats Arabes Unis), de fondations privĂ©es d’armateurs et d’entreprises. La Grèce a aussi Ă©vitĂ© les hĂ©catombes observĂ©es dans les maisons de retraite dans d’autres pays europĂ©ens. Seules 10 % des personnes âgĂ©es sont placĂ©es dans des rĂ©sidences, la grande majoritĂ© vit avec de la famille ou dispose d’aides Ă  domicile. 

La courbe des contaminations n’a jamais été aussi exponentielle que dans d’autres pays européens.

Au 4 mai 2020, le taux de mortalitĂ© du Covid-19 en Grèce est de 5,4 % contre 7,13 % au niveau mondial et plus de 18% en France. Mais ces chiffres sont toutefois Ă  prendre avec prĂ©caution puisque le nombre de tests rĂ©alisĂ©s varie d’un pays Ă  l’autre. En Grèce, les tests rĂ©alisĂ©s sont peu nombreux et font d’ailleurs l’objet de critiques. Au 6 mai, 8,35 tests pour 1000 personnes sont effectuĂ©s en Grèce. Le gouvernement a nĂ©anmoins affirmĂ© que jusqu’à 500 Ă©quipes mobiles seront dĂ©ployĂ©es dans les semaines Ă  venir pour tester en prioritĂ© les populations vulnĂ©rables et les structures fermĂ©es (prisons, maisons de retraite…). A partir de la mi-avril, le nombre de personnes intubĂ©es Ă  l’hĂ´pital ne cesse de diminuer et le gouvernement peut Ă©tablir un plan de dĂ©confinement plus rapide que dans d’autres pays europĂ©ens. 

Des mesures restrictives et rapides

Conscient des faiblesses du système de santĂ© grec, et observant de près la situation dans le pays voisin, l’Italie, le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis a voulu Ă©viter le pire. En 2017, selon l’OCDE, il existait en Grèce 4,2 lits pour 1 000 habitants contre 6 pour 1 000 en France. Entre 2009 et 2015, les dĂ©penses publiques de santĂ© par tĂŞte ont chutĂ© de 37,7 %, et plus de 20 % des unitĂ©s de soins intensifs ou de soins spĂ©cialisĂ©s ont Ă©tĂ© fermĂ©es. Pour faire face Ă  la crise sanitaire, le ministère de la SantĂ© a annoncĂ© l’embauche de 4 200 mĂ©decins et personnels hospitaliers. Le nombre de lits en rĂ©animation passe de 565 fin fĂ©vrier Ă  910 mi-mars, grâce notamment Ă  la rĂ©quisition de lits dans les cliniques privĂ©es et dans les hĂ´pitaux militaires.  

Dès le 12 mars, suite Ă  un premier mort et avec Ă  peine 117 cas de Covid-19, des mesures drastiques sont prises pour Ă©viter la propagation du virus : Ă©coles, universitĂ©s, crèches, cinĂ©mas, théâtres et lieux de divertissement ferment.  Deux jours après, Athènes ferme tous les commerces non essentiels. En Italie, il aura fallu attendre dix-huit jours après le premier mort pour voir de telles mesures mises en place.

Ce plan de confinement s’accompagne Ă©galement de la fermeture de la plupart des frontières terrestres du pays. A partir du 15 mars, tous les voyageurs arrivant de l'Ă©tranger sont testĂ©s Ă  l’aĂ©roport, amenĂ©s dans des hĂ´tels rĂ©quisitionnĂ©s jusqu’au rĂ©sultat, puis en cas de test positif placĂ©s en auto quarantaine pour 14 jours dans leur rĂ©sidence dĂ©clarĂ©e aux autoritĂ©s grecques. Les vols depuis et vers le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, et la Turquie sont suspendus Ă  partir du 23 mars et les liaisons aĂ©riennes vers d’autres destinations très rĂ©duites. 

Des mesures de confinement très dures sont également prises pour les camps de réfugiés à travers le pays à partir du 17 mars.

Des mesures de confinement très dures sont également prises pour les camps de réfugiés à travers le pays à partir du 17 mars. Les humanitaires ne sont plus autorisés à entrer dans les centres, les activités sont suspendues, les sorties limitées, un couvre-feu le soir est établi. Pour de nombreuses ONG, la surpopulation dans les îles de la mer Egée et le manque d’hygiène criant peuvent conduire à des drames. A Lesbos, dans le camp de Moria prévu pour 2 880 personnes, plus de 20 000 demandeurs d’asile s’entassent avec un manque d’eau, de sanitaires et un accès difficile aux soins.

“Si le gouvernement (grec) veut sĂ©rieusement Ă©viter une transmission du Covid-19 aux migrants et demandeurs d’asile, il a besoin d’augmenter le nombre de tests, de donner plus de tentes, d’installer plus de toilettes, des points d’eau, de distribuer du savon…”, dĂ©nonçait fin mars Human Rights Watch. 

L’épidĂ©mie de Covid-19 donne l’opportunitĂ© au gouvernement conservateur de mettre enfin en application son plan de centres de dĂ©tention fermĂ©s. Durant des mois, les autoritĂ©s locales et insulaires s’opposaient, parfois avec violence, Ă  l’inauguration de nouveaux camps fermĂ©s avec une plus grande capacitĂ© d’accueil. DĂ©sormais, les travaux progressent et une nouvelle loi, qui doit ĂŞtre votĂ©e au Parlement durant le mois de mai, doit avaliser le projet. Dans les cinq hotspots (Lesbos, Samos, Kos, Chios, Leros) face Ă  la Turquie, aucun cas de coronavirus n’a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© jusqu’à la mi-mai. Mais sur le continent, deux camps Ă  Ritsona et Ă  Malakassa, au nord d’Athènes, et un hĂ´tel dans le PĂ©loponnèse hĂ©bergeant 470 demandeurs d’asile ont Ă©tĂ© mis en quarantaine pendant 14 jours après la dĂ©couverte de plusieurs cas de coronavirus. 

Un déconfinement et des craintes pour l’économie

Le 28 avril, le Premier ministre grec annonce un plan dĂ©taillĂ© de sortie du confinement. Le 4 mai, les citoyens grecs n’ont plus besoin d’autorisation pour sortir de chez eux, certains petits magasins rouvrent. Dans les transports, les hĂ´pitaux, les salons de coiffure et petits magasins, le port du masque est rendu obligatoire. Le 11 mai, les terminales font leur rentrĂ©e dans l’optique de passer l’examen d’entrĂ©e Ă  l’universitĂ©. Le 18 mai, les autres classes du lycĂ©e et du collège reprennent et les Grecs pourront se dĂ©placer en dehors de leur prĂ©fecture. Les hĂ´tels, ouverts toute l’annĂ©e, et restaurants pourraient reprendre leur activitĂ© Ă  partir du 1er juin mais avec des prĂ©cautions : distanciation sociale, ports de gants et de masques pour le personnel… 

Le gouvernement grec, Ă  la mi-mars, a pris des mesures pour soutenir l’emploi et les PME : allocation de 800 euros pour les salariĂ©s en chĂ´mage partiel et les indĂ©pendants, reports des paiements d’impĂ´ts et des prĂŞts aux banques, baisse des loyers pour les commerçants… 

Le confinement gĂ©nĂ©ral imposĂ© va entraĂ®ner un recul du PIB de 10 % en 2020.

Mais les inquiĂ©tudes sont grandes dans un pays qui se relève Ă  peine de dix annĂ©es de rĂ©cession. Alors qu’Athènes tablait sur une croissance de 2,4 % pour 2020, le confinement gĂ©nĂ©ral imposĂ© pour endiguer la pandĂ©mie va entraĂ®ner un recul du Produit intĂ©rieur brut (PIB) de 10 % en 2020, avant une reprise de 5,5 % en 2021, selon le Fonds monĂ©taire international. Le secteur du tourisme, moteur de l’économie qui embauche près de 20 % de la population, craint des pertes immenses. "Dans le meilleur des scĂ©narios, la Grèce va pouvoir commencer son activitĂ© touristique Ă  partir du 1er juillet et nous travaillons afin d'atteindre cet objectif", a dĂ©clarĂ© le Premier ministre grec dans une interview Ă  la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine CNN. 

Athènes compte sur sa maĂ®trise impeccable de la crise sanitaire pour attirer des touristes et pourrait selon le ministre du Tourisme, Haris Theocharis, mettre en place un système de "passeport de bonne santĂ©" dĂ©livrĂ© aux voyageurs testĂ©s nĂ©gatifs au coronavirus depuis leur aĂ©roport de dĂ©part. Un projet de corridors sĂ»rs, permettant de transporter des touristes depuis des pays peu touchĂ©s par le virus, est Ă©galement en discussion entre la Grèce, Chypre, IsraĂ«l, l’Autriche, la Norvège, le Danemark, l’Australie, la RĂ©publique Tchèque et Singapour. 

Longtemps dépeint comme le mouton noir de l’Europe durant la crise de la dette, la Grèce a dévoilé un nouveau visage. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis se présente depuis son élection comme un homme politique pragmatique, omniprésent, méticuleux dans sa communication. Au sortir de cette crise sanitaire, il se retrouve renforcé sur la scène politique grecque et européenne mais devra très vite faire face à un défi de taille avec une nouvelle récession économique en perspective.

 

Copyright : Sakis MITROLIDIS / AFP

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