AccueilExpressions par MontaigneDĂ©centralisation Ă la françaiseLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne Vie dĂ©mocratique05/03/2009ImprimerPARTAGERDĂ©centralisation Ă la françaiseAuteur Les Français sont un peuple attachant, irritant à bien des égards, doué, travailleur, innovateur et original. Les 36 000 communes ont tant fait couler d’encre. Seul notre pays a renoncé à la solution radicale de la fusion. Trop attaché à ses traditions séculaires pour les écarter au nom de l’efficacité. Sagesse ? Oui sagesse, car le « bien vivre ensemble » est la finalité de la société politique, pas l’efficacité.1971 : le PrĂ©sident Pompidou, poussĂ© par son ministre de l’intĂ©rieur, propose de rĂ©duire le nombre des communes par fusion. Elles s’y opposent. 1992 : après 20 annĂ©es d’expĂ©rimentations, les « communautĂ©s » naissent librement et couvrent le territoire en quelques annĂ©es. Institution originale qui n’existe nulle part ailleurs. Peuple douĂ©, parfois gĂ©nial.Pendant cette fin du 20° siècle s’est dĂ©veloppĂ© ce fameux « mille feuilles », fort utile, indispensable, pour rendre les services attendus. LĂ encore les communes se sont associĂ©es librement. Mais les communautĂ©s remettent aujourd’hui en cause cette organisation devenue complexe et obscure.Les Ă©volutions proposĂ©es par le ComitĂ© Balladur sont importantes, nĂ©cessaires, essentielles. Le mode de scrutin des communes et communautĂ©s, avec leur bloc de compĂ©tences, ne pose pas problème. En revanche, la rĂ©organisation et la simplification du mille feuilles (syndicats, pays, dĂ©partements, rĂ©gions) est une autre affaire, car elles remettent en cause des situations et des pouvoirs. Cela n’Ă©tait pas le cas lors de la crĂ©ation des communautĂ©s.Souhaitons que cette deuxième rĂ©volution de nos institutions territoriales soit aussi « tranquille » que celle des communautĂ©s. Il y faudra beaucoup de sagesse et une conception claire et partagĂ©e de l’intĂ©rĂŞt de notre pays. Les Français en sont capables !Consultez CollectivitĂ©s territoriales : pour une obligation de rendre des comptesImprimerPARTAGER