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Rencontres
Octobre 2017

Quelle place pour la voiture demain ?

À l’occasion du salon Autonomy & the Urban Mobility Summit, l’Institut Montaigne, partenaire de l’événement, recevait Eudoxe Denis, directeur des affaires publiques de Plastic Omnium et Rémi Cornubert, partner du cabinet AT Kearney pour débattre du thème “Quelle place pour la voiture demain ?”. Eudoxe Denis et Rémi Cornubert, rapporteurs généraux du groupe de travail de l’Institut Montaigne sur l’avenir de l’automobile, sont revenus sur les messages clés du rapport et sur les grandes actualités liées à la mobilité.

Retrouvez les trois points à retenir de ces échanges :

Stop aux idées reçues !

Gare aux prĂ©dictions hâtives ! La fin de la voiture, quoi qu’en disent certains commentateurs, n’est pas pour demain. Aujourd’hui, un Français sur deux utilise sa voiture quotidiennement et 99 % des dĂ©tenteurs de vĂ©hicules ne souhaitent pas s’en sĂ©parer dans les deux ans Ă  venir. Les jeunes, souvent accusĂ©s de dĂ©laisser l’automobile, sont en grande majoritĂ© dĂ©tenteurs du permis de conduire (84  % d’après un sondage Kantar-Institut Montaigne). Difficile dès lors de tirer un trait sur la voiture individuelle, qui reste synonyme de plaisir et de confort pour un grand nombre de Français.

Gare au parisiano-centrisme

Si la tendance est Ă  l’augmentation de la population urbaine, il n’en demeure pas moins que 81 % des Français vivent hors de Paris (grande couronne). Il ne faut donc pas gĂ©nĂ©raliser les pratiques des grandes mĂ©tropoles Ă  l’ensemble du territoire. Si, dans les grandes villes, on observe un dĂ©ploiement des nouvelles formes de mobilitĂ©, ces comportements restent globalement marginaux. Seulement 2 % des Français utilisent une nouvelle forme de mobilitĂ© au quotidien, et 43 % des sondĂ©s n’ont pas d’alternative Ă  la voiture individuelle (!).  

La nouvelle technologie au service de l’incitation

Pourquoi limiter l’usage des nouvelles technologies à l’habitacle de la voiture ? Plus efficaces que les mesures coercitives, les mesures incitatives doivent être au coeur des politiques publiques de mobilité. Elles sont rendues possibles par les nouvelles technologies aujourd’hui intégrées aux véhicules, faisant remonter un grand nombre de données utiles à la compréhension des habitudes de mobilité. Il serait ainsi possible d’imaginer un système de micro-péage urbain, intelligent, adaptant son prix en fonction d’un certain nombre de critères : type de véhicule, nombre de passager, état du trafic, zone de circulation…

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