Rechercher un rapport, une publication, un expert...
Ouvrage
Septembre 2018

Psychiatrie :
l’état d’urgence

Auteurs
Marion Leboyer
Responsable du pĂ´le de Psychiatrie des hĂ´pitaux universitaires Henri Mondor, directrice de la Fondation FondaMental

Le Pr Marion Leboyer est professeur de psychiatrie de l’université Paris Est Créteil, responsable du pôle de Psychiatrie et Addictologie des Hôpitaux Universitaires Henri Mondor et directrice du laboratoire de psychiatrie génétique (équipe 15) Institut Mondor de Recherches Biomédicales (INSERM U955). Depuis 2007, elle dirige la Fondation FondaMental. Elle est également membre représentant la psychiatrie à l’ITMO neurosciences, cognition, neurologie et psychiatrie (AVIESAN).

Après des études de médecine au sein de l’université Paris-Descartes, elle a complété sa formation en recherche au laboratoire de génétique du professeur Ken Kidd à Yale University (New Haven, USA) puis passé sa thèse de neurosciences en 1990 au sein de l’université Pierre et Marie Curie.

Récompensée du Grand Prix Inserm en décembre 2021, elle est l’auteure de plus de 300 articles internationaux et articles de revue, éditrice de 5 livres, 2 brevets, elle a donné plus de 80 communications dans des congrès nationaux et internationaux. Ses travaux les plus récents explorent les voies immuno-inflammatoires impliquées dans les troubles psychiatriques. Elle est l’auteure de Psychiatrie: l’état d’urgence publiée aux éditions Fayard (2018) et de Réinventer notre santé mentale avec la Covid-19 aux éditions Odile Jacob (2021).

Télécharger

Avec un Français sur cinq touché par une maladie psychique, une mauvaise qualité des soins et un coût très lourd pour l’ensemble de la société, la psychiatrie constitue le trou noir du système de santé français. Depuis 2014, l’Institut Montaigne se mobilise aux côtés de la Fondation FondaMental, fondation de coopération scientifique, pour alerter les pouvoirs publics sur l’urgence d’agir en matière de psychiatrie. Une première étude publiée en octobre 2014, Prévention des maladies psychiatriques, pour en finir avec le retard français, formulait des recommandations pour mieux prévenir et dépister ces maladies.
 
Quatre ans plus tard, alors que les mentalitĂ©s semblent bouger dans de nombreux pays, la situation de la psychiatrie française reste inchangĂ©e. Pour y remĂ©dier, nous avons dĂ©cidĂ© de mobiliser pendant plus d’un an un groupe de travail composĂ© de professionnels de santĂ©, de gĂ©ographes, d’économistes, d’épidĂ©miologistes, de juristes, etc. ainsi que de patients et leurs proches. Nous avons complĂ©tĂ© ce dispositif en menant de nombreuses auditions d’experts comme de personnes directement concernĂ©es.
 
Psychiatrie : l’état d’urgence pose un diagnostic alarmant sur l’état de la psychiatrie française, met en exergue les sources d’espoir en France comme Ă  l’étranger et formule 25 propositions pour moderniser la psychiatrie française, amĂ©liorer la qualitĂ© de vie et les soins de quelques 12 millions de Français concernĂ©s.
 

Connaissez-vous les maladies psychiques?

1
Quelle est la prĂ©valence de l’autisme en France ?
1 personne sur 60
1 personne sur 600
1 personne sur 6000
Bonne réponseMauvaise réponse
La prévalence de l’autisme varie suivant les études entre 1/60 et 1/100. Une étude du Center for Disease Control and Prevention qui fait référence estime que la prévalence des TSA (Troubles du Spectre de l'Autisme) aux Etats-Unis chez les enfants de 8 ans était de 1/59 en 2014. Les garçons sont 4 fois plus touchés que les filles.
2
Quel est le pourcentage de personnes qui sont touchĂ©es par un Ă©pisode dĂ©pressif au moins une fois au cours de leur vie ?
5%
20 %
40 %
Bonne réponseMauvaise réponse
7,5 % des 15-85 ans ont subi un épisode dépressif au cours de l'année (source INPES). Cette prévalence est environ deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. Rapportée à la vie entière, la prévalence s’élève à 20 % de la population qui ont souffert, souffrent ou souffriront un jour de dépression au cours de leur vie (données Inserm).
3
Quel est le premier poste de dĂ©pense de l’Assurance maladie ?
Le cancer
Les maladies cardio-vasculaires
Les maladies psychiatriques
Bonne réponseMauvaise réponse
Le coût estimé par l’Assurance maladie de la psychiatrie et de la prise de psychotropes pour 2016 est de 23 milliards par an, contre 16 milliards pour les maladies cardiovasculaires et 17,4 milliards pour le cancer.
4
Peut-on guĂ©rir la schizophrĂ©nie ?
Oui
Non
Bonne réponseMauvaise réponse
15 à 20 % des schizophrénies débutantes évoluent favorablement, jusqu’à la rémission complète des symptômes, lorsqu’elles sont prises en charge rapidement. Des travaux de recherche récents démontrent qu’un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée sont associés à une meilleure réponse au traitement, ainsi qu’à des taux accrus de rémission et de réinsertion sociale à long terme. La précocité et la qualité de la prise en charge sont donc des enjeux majeurs.
5
Quel est le pourcentage de maladies psychiatriques se manifestant avant l’âge de 25 ans ?
20 %
50 %
70 %
Bonne réponseMauvaise réponse
Les maladies mentales affectent une personne sur cinq chaque année et une sur trois si l’on se réfère à la prévalence sur la vie entière (source : FondaMental). Les jeunes sont en première ligne : dans plus de 70 % des cas, les premiers signes apparaissent entre 15 et 25 ans (avant 3 ans pour l’autisme).
6
Parmi ces maladies, laquelle n’est pas une maladie psychiatrique ?
Troubles bipolaires
Alzheimer
Troubles alimentaires
Troubles obsessionnels compulsifs
Bonne réponseMauvaise réponse
La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative. Elle est souvent associée à des troubles de l'humeur (anxiété, dépression).
Quelle est la prĂ©valence de l’autisme en France ?
1 personne sur 60

Quel est le pourcentage de personnes qui sont touchĂ©es par un Ă©pisode dĂ©pressif au moins une fois au cours de leur vie ?
20 %

Quel est le premier poste de dĂ©pense de l’Assurance maladie ?
Les maladies psychiatriques

Peut-on guĂ©rir la schizophrĂ©nie ?
Oui

Quel est le pourcentage de maladies psychiatriques se manifestant avant l’âge de 25 ans ?
70 %

Parmi ces maladies, laquelle n’est pas une maladie psychiatrique ?
Alzheimer

Des maladies qui nous touchent tous

Les maladies psychiatriques sont des maladies comme les autres : elles peuvent se prĂ©venir et se guĂ©rir. Mal connues, souvent stigmatisĂ©es, elles touchent pourtant un Français sur cinq : la dĂ©pression, les troubles bipolaires, la schizophrĂ©nie, les troubles de l'autisme constituent les principales pathologies.
 
Les tĂ©moignages des familles sont multiples. Ils s’accordent tous pour dire que le regard des autres est sans appel. Pour les jeunes patients, le sujet est mĂŞme un vĂ©ritable tabou : “Comment je vais parler de ça aux autres Ă©tudiants qui sortent du lycĂ©e ? Je ne sais pas.”

Les professionnels de santé ne sont pas épargnés par cette stigmatisation. Ils souffrent de la mauvaise réputation qui entoure cette discipline médicale. La profession de psychiatre figure au rang des professions mal aimées (seulement 2,4 % des professeurs d'université), en témoignent également les choix des étudiants en médecine aux épreuves classantes nationales. Ils placent la psychiatrie parmi les cinq disciplines les moins bien classées par les futurs internes. Pire encore, selon une étude menée auprès d’étudiants en médecine de toutes disciplines, près de 60 % des internes interrogés pensent que les étudiants en psychiatrie ont probablement des antécédents personnels psychiatriques.

"Les maladies psychiques ne suscitent ni empathie ni bienveillance" Jeanne, bĂ©nĂ©vole de l’UNAFAM.

Pour lutter contre les idĂ©es reçues, il est essentiel de mieux comprendre ces maladies. Voici quelques dĂ©finitions clĂ©s :

Qu’est-ce que la dépression ? La dépression est la maladie psychiatrique la plus fréquente : elle affecte 2,5 millions de Français chaque année. Elle touche tous les âges. On considère ainsi que près de 20 % des individus présenteront au moins un épisode dépressif au cours de leur vie. La dépression est une maladie, et non le reflet d’une faiblesse de caractère. Elle peut durer quelques semaines, souvent plusieurs mois, parfois plusieurs années. Elle nécessite une prise en charge médicale et sa guérison n’est pas une affaire de volonté. Dans 15 à 30 % des cas, les stratégies thérapeutiques classiques qui sont proposées restent inefficaces, on parle alors de dépression résistante.
 
A quoi correspondent les troubles bipolaires ? Les troubles bipolaires concernent entre 1 et 2,5 % de la population (voire 5,5 % selon certaines sources). Ils apparaissent majoritairement entre 15 et 25 ans et se caractĂ©risent par des alternances de phases d’euphorie et de phases dĂ©pressives. Des rĂ©ponses thĂ©rapeutiques adaptĂ©es existent aujourd’hui en France. Les patients souffrent principalement d’un retard de diagnostic et d’un risque de mortalitĂ© prĂ©coce. En effet, les personnes avec des troubles bipolaires ont la plupart du temps d’autres pathologies  associĂ©es comme l’alcoolisme, le diabète, les troubles cardiovasculaires, la dysthyroĂŻdie, etc.
 
Qu’est-ce que la schizophrénie ? La schizophrénie touche 1 % de la population soit un peu plus de 600.000 personnes en France. Très stigmatisée, la schizophrénie désigne à tort dans le langage courant le dédoublement de personnalité. En réalité, elle se caractérise par un ensemble de symptômes rarement présents de façon simultanée : les symptômes dits “positifs” (hallucinations ou idées délirantes), les symptômes dits “négatifs” (repli sur soi, manque d’énergie...) et la désorganisation de la pensée et du comportement.
 
Qu’est-ce que l’autisme ? Il existe de nombreuses formes d’autisme, réunies sous l’appellation de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Ils se caractérisent par des troubles de la communication, une altération des interactions sociales et des anomalies comportementales. Les TSA peuvent être associés ou non à un déficit intellectuel. Les TSA apparaissent généralement dès les premières années de la vie et touchent une naissance sur 100 en France avec 700 000 personnes atteintes, selon les prévalences reconnues au niveau international.
 
Que sont les troubles anxieux et phobiques ? Les troubles anxieux regroupent de nombreuses pathologies très fréquentes puisqu’une personne sur cinq sera touchée au cours de sa vie. On y retrouve notamment les attaques de panique, l’état de stress post traumatique, l’anxiété sociale, les phobies (agoraphobie, phobie sociale…) ou encore les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).


Sans recherche, pas de progrès

La recherche constitue la meilleure source d’espoir pour les années à venir. Les récentes avancées scientifiques et technologiques ouvrent l’ère de la médecine de précision en psychiatrie qui permettra de mieux comprendre l’origine de ces pathologies, de disposer de traitements pharmacologiques personnalisés aux moindres effets secondaires, ainsi qu’un essor des psychothérapies et des thérapies psychosociales.
 
Parmi les principales avancées de la dernière décennie, figure la découverte de liens entre des dérèglements du système immunitaire et des troubles psychiatriques majeurs. Ces travaux ont ouvert le champ à l’exploration de nouvelles voies biologiques qui font espérer l’identification de nouveaux marqueurs diagnostiques ainsi que la découverte de stratégies thérapeutiques inédites. Des traitements de plus en plus personnalisés se développent pour plus d’efficacité, en associant à la fois médicaments, thérapies psychosociales (psychoéducation, remédiation cognitive, ou thérapies cognitivo-comportementales, rééducation des habiletés sociales…) et règles d’hygiène de vie.

Cependant, l’investissement dans la recherche demeure trop faible.

Part du budget public et caritatif de la recherche mĂ©dicale et dĂ©diĂ©e Ă  la psychiatrie

Investissement recherche psychiatrie

La psychiatrie : le trou noir du système de santĂ© français

Parcours éclatés, stigmatisation du patient, mauvaise qualité des soins, engagement très faible des industriels ou encore recherche sans orientation stratégique, la situation de la psychiatrie en France est explosive.
 
Le chemin parcouru en vingt ans par la cancérologie en matière de prévention, de propositions thérapeutiques, d’amélioration de la vie des malades, d’organisation et de financement de la recherche, prouve que des changements majeurs sont possibles. Avec un niveau semblable de mobilisation, la psychiatrie doit, elle aussi, prétendre à de telles évolutions.

Des maladies mal prises en charge 

Les maladies psychiatriques sont des pathologies qui surviennent tĂ´t dans l’existence : 75 % des affections psychiatriques dĂ©butent avant l’âge de 25 ans et la plupart des troubles sĂ©vères apparaissent Ă  l’adolescence.
 
L’organisation des soins souffre de nombreux dĂ©fauts :

  • fort recours Ă  l’hospitalisation longue durĂ©e dans les prises en charge des patients,
  • manque de coordination entre la ville et l’hĂ´pital,
  • faiblesse de la prĂ©vention,
  • Etc.

Par ailleurs, les patients rencontrent des difficultĂ©s d’accès aux soins, notamment du fait des dĂ©lais d’attente parfois très longs. Pour la psychiatrie il faut compter 67 jours en moyenne (21 en psychiatrie gĂ©nĂ©rale et 116 en psychiatrie infanto-juvĂ©nile). 
 
La France compte aujourd’hui plus de psychiatres par habitant que la plupart des pays de l’OCDE (avec 22,8 psychiatres par habitant contre 15,5 en moyenne dans l’OCDE). Pourtant, l’offre de soins est très inégale sur le territoire, ce qui occasionne un déficit de prévention, notamment auprès des jeunes, ainsi que des retards au diagnostic.

Psychiatrie : une offre de soins très inĂ©gale sur le territoire

psychiatrie une offre de soins très inégale sur le territoire
 

 


La qualité des soins est également très hétérogène. A l’inadéquation entre les recommandations internationales de bonnes pratiques et les soins courants, s’ajoute un accès insuffisant à des stratégies thérapeutiques qui ont pourtant prouvé leur efficacité. De même, la fracture entre les soins somatiques et les soins psychiatriques a pour conséquence un défaut de dépistage et de prise en charge des maladies souvent associées, telles que les pathologies cardiovasculaires ou encore le diabète.

L’espérance de vie des malades est inférieure de 10 à 20 ans en moyenne au reste de la population.

Cette situation occasionne une perte de chance pour de nombreux malades. En tĂ©moigne la mortalitĂ© prĂ©maturĂ©e des personnes touchĂ©es par ces maladies, dont l’espĂ©rance de vie est infĂ©rieure de 10 Ă  20 ans en moyenne au reste de la population. La France dĂ©tient Ă©galement un triste record avec l’un des taux de suicide les plus Ă©levĂ©s d’Europe : 14,9 suicides pour 100 000 habitants et 29 suicides par jour. Elle se situe au dixième rang sur 32, après la Finlande, la Belgique et la plupart des pays de l’Est.

Une mauvaise prise en charge qui entraĂ®ne des coĂ»ts humains… mais aussi Ă©conomiques 

La désorganisation des soins, le poids très lourd de l’hospitalisation longue dans les traitements, les modes de tarification inadaptés entrainent des coûts colossaux pour la société.

Les maladies psychiatriques : 1er poste de dĂ©penses de l’Assurance maladie

Les maladies psychiatriques : 1er poste de dépenses de l’Assurance maladie

 


En 2016, selon l’Assurance maladie, les dĂ©penses liĂ©es aux maladies psychiatriques et Ă  la consommation de psychotropes s’élevaient Ă  23 milliards d’euros, sur un budget total de 161 milliards d’euros. Elles reprĂ©sentent près de 14 % des dĂ©penses totales et se placent comme le premier poste de dĂ©penses par pathologie, devant les maladies cardio-vasculaires (16 milliards d’euros) et les cancers (17,4 milliards d’euros).
 
En termes de rĂ©partition, les maladies psychiatriques telles que dĂ©finies par la CNAM, concernent 2,1 millions de bĂ©nĂ©ficiaires, alors que la catĂ©gorie "consommateurs de psychotropes" concerne 5,1 millions de bĂ©nĂ©ficiaires. On constate ici une forte disparitĂ© dans la structure des dĂ©penses : les personnes atteintes de maladie de longue durĂ©e sont trois fois moins nombreuses que celles bĂ©nĂ©ficiant d’un traitement psychotrope (35 % de la population suivie), mais reprĂ©sentent le double en termes de coĂ»ts (61 % de la dĂ©pense).
 
Au total, 22 % des dĂ©penses liĂ©s aux maladies psychiatriques, soit près de 5,2 M€ d’euros, sont des dĂ©penses d’indemnisation des arrĂŞts de travail et d’invaliditĂ©. Les troubles psychiatriques constituent la première cause mĂ©dicale d’indemnisation de l’arrĂŞt de travail, devant les maladies ostĂ©o-articulaires, les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Nos propositions

Il est urgent de moderniser la psychiatrie française. Les 25 propositions de l’Institut Montaigne et de la Fondation FondaMental visent à apporter des solutions concrètes pour définir une nouvelle politique de santé mentale.
 
Proposition 1
 : CrĂ©ation d’un opĂ©rateur chargĂ© de dĂ©finir et de mettre en place une vision stratĂ©gique et coordonnĂ©e de la psychiatrie et de la santĂ© mentale

1
Prévention
Détails

Proposition 2 : Construire un portail web national d’informations accessibles au plus grand public pour contribuer Ă  informer et Ă  proposer des rĂ©ponses personnalisĂ©es

Proposition 3 : Mener des campagnes d’information grand public pour faire changer le regard de l’opinion publique et lutter contre la stigmatisation. Trois cibles seront privilĂ©giĂ©es : les 15-25 ans, le monde professionnel et les mĂ©dias

2
Détection précoce
Détails

Proposition 4 : Mobiliser le dispositif national existant des “maisons des adolescents” pour organiser un repérage et une orientation précoce

Proposition 5 : Faire des maisons de santĂ© pluridisciplinaires une nouvelle porte d’entrĂ©e vers une prise en charge de proximitĂ©, globale et non-stigmatisante des troubles psychiatriques

Proposition 6 : DĂ©velopper, Ă  l’attention des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, des outils d’aide au repĂ©rage prĂ©coce

Proposition 7 : Proposer un niveau de recours spĂ©cialisĂ©, multidisciplinaire et personnalisĂ©

Proposition 8 : Assurer une prise en charge globale psychiatrique et somatique des patients par la mise en place des rĂ©unions de concertation pluridisciplinaires (RCP)

Proposition 9 : Multiplier les Ă©quipes mobiles pour diminuer le recours Ă  l’hospitalisation

Proposition 10 : Faciliter l’accès aux soins en dĂ©ployant et remboursant les thĂ©rapies adaptĂ©es (psychothĂ©rapie, thĂ©rapies psychosociales)

Proposition 11 : DĂ©velopper et Ă©valuer des dispositifs de e-santĂ© pour donner un accès plus large aux thĂ©rapies psychosociales

Proposition 12 : Mesurer la qualitĂ© des soins grâce Ă  l’évaluation faite par les patients

Proposition 13 : RĂ©pondre aux besoins et aux attentes des familles et leur donner une place dans le dispositif de prise en charge

Proposition 14 : Agir sur le mode de financement pour accĂ©lĂ©rer la diffusion des pratiques innovantes en psychiatrie     

4
Parcours de vie
Détails

Proposition 15 : DĂ©velopper l’accompagnement social et mĂ©dico-social en repensant les dispositifs existants

Proposition 16 : Favoriser la crĂ©ation et le dĂ©ploiement de Case Manager en psychiatrie pour amĂ©liorer la coordination des parcours

5
Formation des professionnels
Détails

Proposition 17 : Allonger la durĂ©e de l’internat en psychiatrie Ă  5 ans et dĂ©velopper les spĂ©cialisations

Proposition 18 : DĂ©velopper la formation aux psychothĂ©rapies

Proposition 19 : DĂ©velopper la sur-spĂ©cialisation d’infirmiers cliniciens spĂ©cialisĂ©s

Proposition 20 : Accompagner et encourager les filières de formation du social et du mĂ©dico-social spĂ©cialisĂ©es pour l’accompagnement des personnes en souffrance psychique

Proposition 21 : CrĂ©er des filières de formation pour les case managers en santĂ© mentale

Proposition 22 : Accompagner le dĂ©veloppement de la formation des usagers et des pairs aidants en santĂ© mentale

6
La recherche
Détails

Proposition 23 : DĂ©velopper une politique de recherche orientĂ©e par programmes et favorisant les partenariats entre recherche publique et privĂ©e

Proposition 24 : Faciliter l’accès Ă  des services et infrastructures d’excellence : cohortes, base de donnĂ©es, biobanques, plateformes technologiques

Proposition 25 : CrĂ©er les conditions et incitations pour attirer des partenaires industriels

Télécharger
Recevez chaque semaine l’actualité de l’Institut Montaigne
Je m'abonne