AccueilExpressions par MontaigneVers l'action publique 2.0La plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne CohĂ©sion sociale Technologies28/02/2013ImprimerPARTAGERVers l'action publique 2.0Auteur Institut Montaigne Le 18 décembre dernier s’est tenu le premier Conseil interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP), témoignant de l’importance accordée par le gouvernement au numérique comme levier de modernisation de la sphère publique. A sa suite, le séminaire interministériel qui s’ouvre ce matin pourrait, souhaitons-le, jeter les bases d'une stratégie numérique au service de la modernisation de l'action publique au bénéfice de l'ensemble du corps social.Tandis que les usages de l’Internet se sont très largement diffusĂ©s dans la sociĂ©tĂ©, il est essentiel que la sphère publique comprenne l'immense potentiel de transformation que recèle le numĂ©rique. Dans cette perspective, l’Institut Montaigne souhaite contribuer au dĂ©bat Ă travers l’Ă©tude Pour un "New Deal" numĂ©rique afin d'accĂ©lĂ©rer la transformation numĂ©rique de l'action publique et apporter de nouveaux services aux citoyens aux usagers aux entreprises. Les technologies numĂ©riques permettent de transformer la relation de l’administration avec les citoyens et de faire de ces derniers des co-crĂ©ateurs des services et des politiques publiques du futur. L'utilisation combinĂ©e d’Internet et de l'ouverture des donnĂ©es publiques crĂ©e ainsi les conditions d'une nouvelle façon de gouverner ouverte aux citoyens. En outre, dans un contexte de restriction budgĂ©taire, le numĂ©rique permet Ă l’administration d’offrir des services plus nombreux, mobilisant moins de ressources mais les employant mieux et rĂ©pondant davantage aux attentes de la sociĂ©tĂ©. Pour atteindre ces objectifs, la sphère publique doit elle-mĂŞme Ă©voluer pour devenir une organisation ouverte sur la sociĂ©tĂ©, innovante et apprenante, sachant mobiliser au mieux ses richesses internes que sont l'exceptionnelle qualification de son personnel et le sens du service public. L'association de l'ensemble de ses agents et de ces cadres Ă cette ambition est une nĂ©cessitĂ© dont sont dĂ©jĂ conscientes de nombreuses institutions publiques, en particulier les collectivitĂ©s locales. Il faut Ă©tendre et gĂ©nĂ©raliser cette prise de conscience. Ce mouvement devra s'inscrire dans une stratĂ©gie numĂ©rique transparente, assortie d’objectifs mesurables et d’une gouvernance forte visant Ă encadrer la dĂ©concentration des initiatives individuelles et collectives. Cette stratĂ©gie aura Ă©galement pour objectif de permettre Ă l’action publique d’atteindre plus efficacement les publics les plus fragiles. Grâce Ă cette acculturation au numĂ©rique, la sphère publique sera en mesure de proposer une expĂ©rience nouvelle, attractive et simplifiĂ©e aux usagers. L’utilisation simplifiĂ©e des services publics en ligne par les individus implique la mise en place d’un service d’authentification unique Ă partir du site "service-public.fr" qui a vocation Ă devenir le portail de rĂ©fĂ©rence d’interactions entre l’administration et le citoyen. Ainsi, il ne sera plus nĂ©cessaire qu'il fournisse plusieurs fois des donnĂ©es et des pièces justificatives dĂ©jĂ dĂ©tenues par une administration. Il lui sera concrètement possible de poursuivre par tĂ©lĂ©phone ou au guichet la formalitĂ© qu'il aura initiĂ©e sur ce portail ou via Twitter et Facebook. L'administration sera Ă©galement en mesure de lui faire prendre connaissance de l'intĂ©gralitĂ© de ses droits et de lui proposer les services et prestations adaptĂ©es Ă son cas. L’ouverture de la sphère publique au numĂ©rique constitue ainsi un premier chantier qu’il est urgent d’entreprendre. La seconde transformation Ă venir rĂ©sultera de l'ouverture des donnĂ©es publiques via une politique d’open data ambitieuse. Cette ouverture crĂ©era les conditions de la transparence complète de l'action publique et de la participation active des citoyens Ă un vĂ©ritable open gouvernement.Tribune rĂ©alisĂ©e avec la collaboration de Gilles Babinet, Digital Champion auprès de la Commission europĂ©enne, FrĂ©dĂ©ric CrĂ©plet, directeur gĂ©nĂ©ral d’Atelya-Groupe VOIRIN Consultants, Francis MassĂ©, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, DGAC, Ministère de l’Écologie, du DĂ©veloppement durable et de l’Énergie et Lionel Ploquin, Membre du conseil d’administration du club des maĂ®tres d’ouvrage des systèmes d’information..ImprimerPARTAGER