AccueilExpressions par MontaigneUne fiscalitĂ© au service de la social-compĂ©titivitĂ©La plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne RĂ©gulation08/02/2012ImprimerPARTAGERUne fiscalitĂ© au service de la social-compĂ©titivitĂ©Auteur Institut Montaigne Préface de Claude Bébéar au rapport "La fiscalité au service de la social-compétitivité" Les prélèvements obligatoires représentent un montant qui approche les 900 milliards d’euros, montant qui touche quotidiennement la vie des Français, qu’ils consomment, épargnent, créent de l’emploi, possèdent un logement, ou travaillent. Les services publics dont ils bénéficient en sont la contrepartie directe.Avec la campagne prĂ©sidentielle, les propositions fiscales fusent dans de multiples directions. Certaines vont dans le bon sens, mais la plupart d’entre elles sont formulĂ©es de manière dĂ©sordonnĂ©e, sans cohĂ©rence d’ensemble et sans qu’aucune n’envisage rĂ©ellement de transformer la logique sous-jacente Ă notre système de prĂ©lèvements obligatoires.L’Institut Montaigne publiera dĂ©but mars sa contribution au dĂ©bat fiscal. Établi par un groupe de travail rĂ©unissant des personnalitĂ©s de sensibilitĂ© politique et d’horizon divers, ce rapport affirme un parti pris rĂ©solu : celui d’une refonte globale de notre système fiscal dans un sens plus favorable Ă la compĂ©titivitĂ© et Ă la production, tout en renforçant l’Ă©quitĂ© entre contribuables et en sanctuarisant les ressources, de manière Ă ne pas entraver l’action publique. Dans un souci d’acceptabilitĂ© de la rĂ©forme et de rĂ©alisme financier, ces propositions sont formulĂ©es Ă recettes publiques constantes. Le sujet des dĂ©penses publiques n’est pas traitĂ© ici. Les questions soulevĂ©es par la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire les dĂ©penses d’intervention seront prĂ©sentĂ©es dans une contribution ultĂ©rieure.Notre système de prĂ©lèvements obligatoires est devenu tellement complexe qu’il est possible d’amĂ©liorer Ă la fois les trois objectifs de compĂ©titivitĂ©, d’Ă©quitĂ© et de rendement de l’impĂ´t. Plusieurs axes sont dĂ©veloppĂ©s : l’imposition des profits rĂ©alisĂ©s plutĂ´t que des facteurs de production (travail et capital), des rentes plutĂ´t que des actifs productifs, la suppression des mesures fiscales limitant la progressivitĂ© de l’imposition des revenus ou n’ayant pas fait la preuve de leur efficacitĂ© Ă©conomique (taux rĂ©duits de TVA notamment), ou encore la rĂ©orientation de la fiscalitĂ© de l’Ă©pargne vers la dĂ©tention longue d’actifs. Ce rapport souligne enfin que la vĂ©ritable rĂ©forme des prĂ©lèvements obligatoires doit ĂŞtre globale : proposer de modifier Ă la marge l’impĂ´t sur le revenu ou la TVA ne peut avoir, compte tenu de l’importance des masses financières en jeu, qu’un impact marginal sur l’Ă©conomie française. Au total, c’est un choc fiscal positif de 2,8 points de PIB en faveur de la "social-compĂ©titivitĂ©", c’est-Ă -dire en faveur de l’emploi et de l’investissement qui est proposĂ© dans ce rapport. Il s’agit lĂ d’un montant rĂ©aliste, Ă la portĂ©e d’une vĂ©ritable ambition de changement, mais d’une ampleur jamais atteinte par aucune rĂ©forme menĂ©e ces vingt dernières annĂ©es.- Voir tous les travaux de l'Institut en coursImprimerPARTAGER