AccueilExpressions par MontaigneUn Français sur deux souhaite abaisser Ă 50% la part d’électricitĂ© d’origine nuclĂ©aireLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne Action publique06/10/2016ImprimerPARTAGERUn Français sur deux souhaite abaisser Ă 50% la part d’électricitĂ© d’origine nuclĂ©aireAuteur Institut Montaigne Tous les mois, ELABE interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique sur un sujet d'actualité économique ou de société.Un Français sur deux souhaite abaisser Ă 50% la part d’électricitĂ© d’origine nuclĂ©aire.En effet, alors qu’aujourd’hui en France 75% de l’électricitĂ© est produite par les centrales nuclĂ©aires, 50% des personnes interrogĂ©es par Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne souhaitent abaisser Ă 50% la part d’électricitĂ© d’origine nuclĂ©aire. A l’inverse, 30% souhaitent maintenir ce niveau Ă 75%, et seuls 20% souhaitent que la France abandonne le nuclĂ©aire. Le souhait d’abaisser Ă 50% la part du nuclĂ©aire est plus fort auprès des plus jeunes (60% des 18-24 ans et 56% des 25-34 ans souhaitent l’abaissement Ă 50%), alors que le maintien Ă 75% de la part du nuclĂ©aire est plus largement souhaitĂ© parmi les plus âgĂ©s (35% des 50-64 ans et 40% des plus de 65 ans). D’un point de vue politique, l’abandon du nuclĂ©aire est plus largement souhaitĂ© parmi les sympathisants EELV (premier item choisi, Ă hauteur de 57%), les sympathisants Front de gauche (28%) et ceux n’exprimant aucune prĂ©fĂ©rence partisane (25%). En revanche, le maintien Ă 75% de la part du nuclĂ©aire est plus largement souhaitĂ© par les sympathisants de la droite et du centre (47%). Pour une majoritĂ© de Français, le nuclĂ©aire est une Ă©nergie qui garantit l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique de la France (80%) et qui est bon marchĂ© (61%). Toutefois, 55% estiment que ce n’est pas une Ă©nergie qui a de l’avenir. En revanche, un doute s’exprime sur l’avenir et la sĂ»retĂ© de l’énergie nuclĂ©aire : 55% des personnes interrogĂ©es estiment en effet que le nuclĂ©aire n’est pas une Ă©nergie « qui a de l’avenir », ni qu’elle est « sĂ»re ». Enfin, le nuclĂ©aire n’est pas considĂ©rĂ© comme une Ă©nergie « propre » par une nette majoritĂ© (62%). De façon gĂ©nĂ©rale, les plus âgĂ©s attribuent plus largement chacun des qualificatifs proposĂ©s Ă l’énergie nuclĂ©aire : par exemple, parmi les personnes âgĂ©es de plus de 65 ans, 92% estiment que l’énergie nuclĂ©aire « garantit l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique de la France », 51% qu’elle est « sĂ»re » et encore 57% qu’elle est « propre ». D’un point de vue politique, les sympathisants EELV, ceux du Front de gauche et les personnes n’exprimant aucune prĂ©fĂ©rence partisane se montrent plus rĂ©servĂ©s ou hostiles au nuclĂ©aire en attribuant moins largement chacun des qualificatifs, alors que les sympathisants de la droite et du centre sont globalement les plus enthousiastes.63% des Français estiment que la prioritĂ© Ă©nergĂ©tique de la France au cours des prochaines annĂ©es doit ĂŞtre le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables.En revanche, 12% estiment que la prioritĂ© doit ĂŞtre la rĂ©novation et la construction de centrales nuclĂ©aires. Enfin, 25% pensent qu’ellesdoivent « autant l’une que l’autre » ĂŞtre des prioritĂ©s. Dans le dĂ©tail, le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables est majoritairement choisi par l’ensemble des catĂ©gories de population.D’un point de vue politique, il est encore plus largement vu comme une prioritĂ© auprès des sympathisants EELV (96%) et ceux du Front de gauche (80%).Consulter l'intĂ©gralitĂ© du sondagePour aller plus loinConsulter notre rapport "NuclĂ©aire : l'heure des choix"ImprimerPARTAGER