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SouverainetĂ© sanitaire en France : comment permettre une plus grande autonomie de notre système de santĂ© ?

Souveraineté sanitaire en France : comment permettre une plus grande autonomie de notre système de santé ?
 Laure Millet
Auteur
Experte Associée - Santé

Parmi les nombreux enseignements tirĂ©s de la pandĂ©mie mondiale de Covid-19, le sujet de l'interdĂ©pendance entre États et de ses consĂ©quences pour l'approvisionnement en produits de première nĂ©cessitĂ© est central. Le secteur de la santĂ© a Ă©tĂ© au cĹ“ur de ce phĂ©nomène : la demande en dispositifs mĂ©dicaux et mĂ©dicamenteux a largement dĂ©passĂ© l’offre pendant quelques mois, crĂ©ant des pĂ©nuries qui ont poussĂ© les acteurs Ă  modifier les circuits d'approvisionnement pour rĂ©pondre aux besoins des patients. Plusieurs voix, du cĂ´tĂ© des pouvoirs publics comme des entreprises, appellent Ă  une plus grande souverainetĂ© sanitaire qui passe notamment par une relocalisation de la production, une meilleure maĂ®trise des circuits logistiques afin de permettre une plus grande autonomie des États et des systèmes de soins. Le Plan de relance et le Plan Innovation SantĂ© 2030 portĂ©s par le gouvernement français entendent rĂ©pondre Ă  ce dĂ©fi. Une politique de souverainetĂ© sanitaire est Ă©galement portĂ©e au niveau de l'Union europĂ©enne, avec la crĂ©ation de la Health Emergency Response Authority (HERA). 

L'Institut Montaigne a interrogé plusieurs représentants d'entreprises particulièrement concernées par ces enjeux de souveraineté, qu'il s'agisse de producteurs de principes actifs de générateurs d'oxygène ou de gestionnaires de données. À leur niveau, elles engagent des actions concrètes pour participer au renforcement de la souveraineté sanitaire, dans les établissements de santé et pour le système de soins plus globalement.

Au niveau des États : relocaliser la production de principes actifs pour mieux contrôler les chaînes d’approvisionnement et les normes de qualité

 

La chaîne de valeur de la production d'un produit pharmaceutique est longue et diverse : la recherche et le développement, la formulation de médicaments à partir de principes actifs, la production de ces principes actifs, la production d'autres matières premières et ingrédients essentiels pour l'administration des médicaments, les excipients avec lesquels vont être mélangés le principe actif, le packaging, etc. Les laboratoires pharmaceutiques font ainsi appel à tout un écosystème pour fabriquer les médicaments avant de les commercialiser. Devant la hausse générale des coûts de production, les contraintes réglementaires et environnementales relatives aux principes actifs en France et en Europe, les laboratoires ont cherché dans les années 1970 à délocaliser la production pour réduire les prix et les contraintes, notamment en Chine et en Inde. Le secteur industriel français en a subi les conséquences : entre 2016 et 2020, sur les 404 médicaments autorisés en Europe, seulement 33 ont été produits en France contre 82 en Allemagne, 68 au Royaume-Uni, 62 en Irlande ou 42 en Espagne. Aujourd’hui, 75 % de l'offre de molécules critiques - principes actifs pharmaceutiques et intermédiaires de synthèse - est fabriquée en Asie quand 75 % de ces mêmes matières étaient fabriqués en Europe il y a 20 ans.

Des entreprises tentent depuis plusieurs années déjà de participer à l'effort de relocalisation de la production de principes actifs en France et en Europe.

Ces délocalisations concentrées dans certains pays ont créé une dépendance de l'Europe. Le début de la crise sanitaire a révélé cette faiblesse : pendant 3 mois, au deuxième trimestre 2020, l'Inde a entièrement fermé ses frontières et a suspendu ses exportations de paracétamol vers l'Europe pour privilégier son marché intérieur, entraînant une rapide pénurie. Cet évènement a donc été un réel déclencheur pour l'Europe, qui a compris l'ampleur du défi à relever autour de l'autonomie sanitaire et l'impératif de produire des médicaments et leurs principes actifs essentiels sur son sol. Pour cela, la collaboration entre tous les acteurs publics et privés de la santé, à travers des initiatives comme la French Care, est essentielle.

Des entreprises tentent depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ  de participer Ă  l'effort de relocalisation de la production de principes actifs en France et en Europe. C'est le cas par exemple de l'entreprise Seqens qui fabrique les produits chimiques nĂ©cessaires Ă  la fabrication des mĂ©dicaments, c'est-Ă -dire l'API (Active Pharmaceutical Ingredient) ou le principe actif, mais aussi des solvants, excipients, lipides ou polymères pour la vectorisation (dans les cellules du muscle) de l'ARN messager, notamment. Pierre Luzeau explique que les pouvoirs publics s’intĂ©ressent de plus en plus Ă  la question de la relocalisation depuis la crise. En effet, sur les 4 000 CEP (Certificat de conformitĂ© Ă  la pharmacopĂ©e europĂ©enne, permettant aux mĂ©dicaments d’être commercialisĂ©s en Europe), 800 sont en rupture de stock rĂ©gulière. Un des leviers d’action Ă©tatique a Ă©tĂ© de soutenir 25 projets d'industrialisation en santĂ©. Ainsi, l'entreprise a Ă©tĂ© soutenue sur plusieurs projets de relocalisation dont la production de paracĂ©tamol. Il est important de noter que la hausse de prix du produit pour les consommateurs, engendrĂ©e par la relocalisation, est assez faible : le paracĂ©tamol produit en France ne coĂ»tera que quelques centimes de plus pour les Français, selon Pierre Luzeau. En effet, l'entreprise a pu relocaliser des molĂ©cules en France et en Europe grâce Ă  l'utilisation de technologies de production innovantes, qui permettent Ă  la fois de rĂ©duire les coĂ»ts (en compensant notamment la diffĂ©rence de coĂ»t de main-d'Ĺ“uvre entre Europe et Asie) et l'empreinte environnementale de ses productions. 

La majoritĂ© des sites industriels de l’entreprise sont en France et en Europe et elle est soutenue par les pouvoirs publics Ă  travers le Plan France Relance. Ce Plan, lancĂ© après la crise du Covid-19, a consacrĂ© 400 millions d’euros au dĂ©veloppement de projets industriels dans les territoires et 600 millions Ă  cinq secteurs stratĂ©giques, dont la santĂ©. 

La stratégie Innovation Santé 2030 vise quant à elle à faire de la France la première nation européenne innovante et souveraine en santé. Avec un plan de plus de 7 milliards d’euros, le gouvernement entend investir massivement dans l'innovation en santé. Mais il faut aller plus loin : seule une vraie politique du médicament peut être efficace, avec plus de coordination entre les pays européens. Celle-ci devrait viser à promouvoir une production locale, durable et compétitive qui respecte des standards en matière sociale, environnementale et de sécurité. Plusieurs actions peuvent être envisagées.

Seule une vraie politique du mĂ©dicament peut ĂŞtre efficace, avec plus de coordination entre les pays europĂ©ens. 

Tout d'abord, identifier les principes actifs et intermĂ©diaires critiques. L'Europe devrait se doter d'une liste de molĂ©cules dont la sĂ©curitĂ© d'approvisionnement doit ĂŞtre garantie selon notamment : l'intĂ©rĂŞt thĂ©rapeutique, le nombre de patients concernĂ©s, la vulnĂ©rabilitĂ© de la dĂ©pendance actuelle, la complexitĂ© de la chaĂ®ne de valeur, l'absence de production en Europe, la mise en Ĺ“uvre de technologies sensibles. Ensuite, il est impĂ©ratif de maintenir et dĂ©velopper un tissu industriel innovant, performant, compĂ©titif et durable. Cela peut passer par :

  • Le renforcement des unitĂ©s industrielles existantes : 600 sites existent en Europe et sont performants. Reconstruire des unitĂ©s neuves semble compliquĂ©, mais on peut exploiter ces installations qui ont rĂ©sistĂ© Ă  la crise et Ă  la dĂ©localisation, notamment avec des unitĂ©s polyvalentes, c'est-Ă -dire des usines oĂą l'on peut fabriquer Ă  la fois des vaccins et des mĂ©dicaments.

  • L'accĂ©lĂ©ration de la recherche, le dĂ©veloppement et l'industrialisation de technologies clĂ©s en favorisant des hauts niveaux de qualitĂ©, de sĂ©curitĂ© et de respect de l'environnement.

  • Le renforcement des exigences des autoritĂ©s sanitaires en termes de sĂ©curitĂ© d'approvisionnement : une production minimum venant d'Europe devrait ĂŞtre imposĂ©e sur toute la chaĂ®ne de valeur et limiter en parallèle les approvisionnements de producteurs vulnĂ©rables ou n'offrant pas les garanties suffisantes en termes de sĂ©curitĂ© d'approvisionnement. Par ailleurs, les exigences de production au sein de l'Europe devraient ĂŞtre les mĂŞmes pour les produits importĂ©s d'autres zones gĂ©ographiques.

  • L'alignement entre la gestion de l'approvisionnement du système hospitalier et les standards europĂ©ens. Les critères de sĂ©curitĂ© d'approvisionnement et de respect de l'environnement ne sont pas toujours pris en compte dans la dĂ©termination du tarif de remboursement ou dans les critères des appels d'offres publics menĂ©s par les organismes hospitaliers.

  • La revue des politiques des prix des mĂ©dicaments pour Ă©viter de systĂ©matiquement faire porter les efforts en matière de rĂ©duction de la dĂ©pense de santĂ© sur les mĂ©dicaments et donc Ă  rĂ©duire chaque annĂ©e le prix de remboursement des mĂ©dicaments. Ce point a fait l'objet de nombreux dĂ©bats dans le cadre du projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale pour 2023. 
 
Au niveau des établissements de santé
 
Limiter les risques de rupture d’approvisionnement en agissant sur l’autonomie de production des hĂ´pitaux 

 

Les ruptures des chaĂ®nes de valeur engendrĂ©es par la crise du Covid-19 ont fortement touchĂ© la distribution de matĂ©riels hospitaliers et notamment l'oxygène mĂ©dical. Pour s'approvisionner en oxygène, les Ă©tablissements de santĂ© disposent de deux options : la première est de fabriquer l’oxygène dans des usines spĂ©cialisĂ©es dans la sĂ©paration des gaz de l’air. Le principe de fabrication repose alors sur une purification de l’air ambiant, suivie d’une opĂ©ration de liquĂ©faction de cet air, qui lui permet ensuite d’être transportĂ©. L’autre mĂ©thode consiste en la fabrication d’oxygène Ă  partir de gĂ©nĂ©rateurs qui sont directement installĂ©s dans les hĂ´pitaux, ce qui permet la production d'oxygène directement sur site.

En France métropolitaine, l’infrastructure industrielle est résiliente et est parvenue à répondre à l’augmentation rapide des besoins pendant la crise du Covid-19

Ces solutions présentent chacune des avantages selon le lieu et le type d’établissement. En France métropolitaine par exemple, l’infrastructure industrielle est résiliente et est parvenue à répondre à l’augmentation rapide des besoins pendant la crise du Covid-19 (consommation parfois multipliée par six dans certains centres). Dans d’autres géographies, la solution de type concentrateur est particulièrement pertinente car tous les pays ne disposent pas d’un tissu industriel et d’infrastructures de transport performantes. Elle peut ainsi permettre un niveau d’autonomie important pour les établissements en cas de forte demande ou de rupture des chaînes logistiques.

Des solutions complémentaires à la livraison d'oxygène liquéfié se développent, afin d'offrir une plus grande autonomie aux établissements de santé. Par exemple, l'entreprise française Novair propose des générateurs d'oxygène permettant la production et la consommation d'oxygène à usage médical localement. Dans les deux premières années suivant la crise sanitaire, ces générateurs d'oxygène ont été installés dans plus de 40 pays. Selon Laurent Zenou, l'autonomie dans la production d'oxygène présente plusieurs atouts, tant pour les établissements de santé que pour notre système de soins.

Lorsqu’il est question d'autonomie sanitaire, se pose la question du choix de la bonne solution et du bon mix, en terme de production en oxygène. Cela est crucial non seulement pour des raisons sécuritaires, la souveraineté sanitaire permettant de se protéger des pénuries dans le cadre d'éventuelles épidémies, mais également dans un contexte caractérisé par des enjeux environnementaux majeurs, où les catastrophes naturelles se multiplient (à l'image de la tempête Alex de 2020 ayant entraîné un isolement de la vallée de la Roya et de plusieurs hôpitaux). Cela semble également pertinent dans un contexte d'instabilité politique ou de guerre, lorsque les chaînes de livraison sont rompues.

Aujourd'hui, bien que les pouvoirs publics s'intéressent à l'oxygène vert et aux économies qu'il peut générer, des défis demeurent pour promouvoir la production locale d'oxygène. Notamment, la formation des professionnels de santé et des pharmaciens dans les pharmacies hospitalières (PUI) en charge de la gestion des stocks, afin d’assurer les conditions de sécurité indispensables pour les soignants comme les patients.

Renforcer les capacitĂ©s de gestion et de protection des donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es par les hĂ´pitaux 

 

Les Ă©tablissements de santĂ© produisent de manière quotidienne des donnĂ©es, qu'elles soient liĂ©es Ă  l'activitĂ© mĂ©dicale et aux soins, ou aux activitĂ©s administratives : bien recueillies et analysĂ©es, elles peuvent aider les hĂ´pitaux Ă  gagner en efficience. Leur gouvernance reprĂ©sente ainsi un enjeu majeur. Il existe deux types de donnĂ©es de santĂ© Ă  distinguer : les donnĂ©es non structurĂ©es constituĂ©es par les bases de donnĂ©es sans format normalisĂ© (ce sont des textes non homogĂ©nĂ©isĂ©s avec des formats diffĂ©rents, par exemple les comptes rendus patient) et les donnĂ©es structurĂ©es constituĂ©es par les donnĂ©es administratives organisĂ©es (recensant les actes mĂ©dicaux codifiĂ©s ou la facturation par exemple). 

Au moment de l'instauration de la T2A (tarification Ă  l'activitĂ©), les Ă©tablissements de santĂ© ont dĂ» suivre plus prĂ©cisĂ©ment leurs recettes et leur activitĂ© et se sont aperçus de la nĂ©cessitĂ© d'instaurer un contrĂ´le de gestion des donnĂ©es plus abouti. Cependant, le nombre consĂ©quent de logiciels utilisĂ©s au sein de l'hĂ´pital (un logiciel au niveau du bloc opĂ©ratoire, un autre pour gĂ©rer la pharmacie etc.), et donc de sources de donnĂ©es correspondantes, rend complexes les analyses transversales et limitent la capacitĂ© de gestion des directeurs hospitaliers, ayant besoin d'une vision globale pour prendre des dĂ©cisions clĂ©s. 

Différentes solutions techniques peuvent aider les hôpitaux à utiliser leurs propres données administratives en les rendant exploitables.

Différentes solutions techniques peuvent aider les hôpitaux à utiliser leurs propres données administratives en les rendant exploitables. Par exemple, l'entreprise PSIH propose un outil de business intelligence (BI) qui se connecte aux différentes bases de données des logiciels de l'hôpital afin de regrouper toutes les informations et données relatives aux séjours des patients (la date d'arrivée du patient, la date de son hospitalisation, sa durée, les médicaments qui lui ont été administrés, etc.), le but étant de mettre à disposition des informations plus analytiques à l'hôpital et dans ses différents services. Les outils de BI décrit par Jean-Baptiste Angeloglou peuvent servir à l'identification des services moins efficients, à fournir les indicateurs pertinents pour le suivi des contrats de pôle, ou à pouvoir proposer des outils de management du risque médical et du risque lié à l'absentéisme.

Mais dès lors que l'on parle de donnĂ©es Ă  l'hĂ´pital, cela suppose Ă©galement l'enjeu de leur sĂ©curisation et de leur protection. On dĂ©compte plus de 100 cyberattaques sur la dernière annĂ©e, soit une augmentation de 270 % en un an avec un coĂ»t moyen de 7,1 millions d'euros. Ă€ titre d'exemple, en aoĂ»t dernier, le Centre hospitalier sud francilien a Ă©tĂ© victime d'une attaque paralysant tous les logiciels stockant les donnĂ©es de santĂ© de l’hĂ´pital. Ă€ chaque attaque correspond un risque de diffusion des donnĂ©es personnelles des patients, il est donc important de mettre en place des dispositifs de sĂ©curisation, et notamment des solutions d'hĂ©bergement des donnĂ©es de santĂ© certifiĂ©es. En effet, ces solutions d'hĂ©bergement de donnĂ©es de santĂ© (HDS) peuvent protĂ©ger du risque de perte d'informations. Il est opportun de protĂ©ger dans un premier temps les donnĂ©es des services les plus sensibles pour assurer la continuitĂ© des soins, comme par exemple les donnĂ©es relatives aux chimiothĂ©rapies. Ces traitements sont très personnalisĂ©s or, si l'Ă©tablissement est hackĂ©, toutes les informations concernant le suivi du traitement par les patients peuvent ĂŞtre perdues.

Au-delĂ  de la sĂ©curisation des donnĂ©es, qui est assurĂ©e par un hĂ©bergement certifiĂ© HDS et souverain, l'exploitation de leur plein potentiel est Ă©galement un sujet crucial. Cet enjeu peut ĂŞtre adressĂ© par la mise en place d'un EntrepĂ´t de DonnĂ©es de SantĂ© au sein de l'Ă©tablissement de santĂ©. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs dĂ©cidĂ© de soutenir ces EntrepĂ´ts au travers de deux initiatives ; tout d'abord un appel Ă  projets Ă  hauteur de 50 millions d'euros sur les entrepĂ´ts de donnĂ©es de santĂ©, et une simplification rĂ©glementaire se traduisant par la publication d'un rĂ©fĂ©rentiel de la CNIL, oĂą l'entreprise qui remplit les conditions identifiĂ©es par ce rĂ©fĂ©rentiel peut crĂ©er un entrepĂ´t de donnĂ©es de santĂ© sans avoir besoin d’une autorisation accordĂ©e au prĂ©alable par la CNIL. Ces soutiens politiques et cette incitation forte Ă  utiliser des solutions souveraines rĂ©pondent Ă©galement Ă  une attente du grand public et participent Ă  construire la confiance des citoyens dans l'utilisation de leurs donnĂ©es pour amĂ©liorer le fonctionnement du système de soins. 
 
Les entreprises interrogĂ©es dans le cadre de cet article ne sont pas adhĂ©rentes Ă  l'Institut Montaigne et n'entretiennent aucun lien d'intĂ©rĂŞt avec le think tank. Elles ont Ă©tĂ© sollicitĂ©es afin d'illustrer des actions concrètes en faveur de la souverainetĂ© sanitaire. Nous remercions par ailleurs le fonds Nov SantĂ©, dĂ©diĂ© au dĂ©veloppement des filières de santĂ© en France. 

 

Copyright : Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP

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