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[SONDAGE] - Production Ă©nergĂ©tique : les Français tiraillĂ©s entre nuclĂ©aire et Ă©nergies renouvelables ?

[SONDAGE] - Production énergétique : les Français tiraillés entre nucléaire et énergies renouvelables ?
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Quelques jours après la remise du rapport de RTE sur les scenarii de mix de production énergétique, Elabe, Les Echos, l’Institut Montaigne et Radio Classique font le point sur la perception de l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

Le nucléaire, perçu comme garant de l’indépendance énergétique de la France mais sa sûreté et son impact environnemental clivent

À date, aux yeux des Français, le point fort du nucléaire est sa capacité à rendre la France souveraine en matière de production énergétique (73 % "s’applique bien").

À l’inverse, il clive fortement sur sa sûreté (49 % s’applique bien" / 50 % "s'applique mal") et son impact environnemental ("propre" : s’applique bien 44 % / s’applique mal 55 %).

D’un point de vue socio-démographique, toutes les catégories de population sont partagées sur ces deux éléments (hormis les plus de 65 ans plus qui ont une meilleure image). Le clivage le plus net est politique : les sympathisants de droite et dans une moindre mesure de la majorité présidentielle ont une meilleure image du nucléaire d’un point de vue sécurité et environnement, alors que les sympathisants de gauche, notamment de la France Insoumise et d’EELV ont une opinion inverse. Les sympathisants socialistes et du Rassemblement National sont dans une position intermédiaire.

Sur l’aspect économique, une majorité (57 %) lui attribue le fait d’être bon marché.

Reconnue, mais seulement par 56 % des français contre 43 %, sa capacité à apparaître comme une "énergie du futur" partage l’opinion. À nouveau, le principal clivage est politique. La dimension générationnelle joue également un rôle : 67 % des plus de 65 ans estiment que le nucléaire a de l’avenir, contre seulement 44 % des moins de 35 ans.

Sur un temps long (comparaison avec octobre 2016), l’image du nucléaire est en recul sur ses points les plus forts : sa capacité à assurer l’indépendance énergétique (73, -7 points) et son coût (57 %, -4). En revanche, elle progresse sur ses points les plus faibles : a de l’avenir (55 %, +11), sûre (49 %, +4) et propre (44 %, +7)


Question : Pour chacun des qualificatifs suivants, diriez-vous qu’il s’applique bien ou mal au NUCLÉAIRE ? - En %

Les renouvelables : Ă©nergies d’avenir, sĂ»res et propres mais des doutes sur son coĂ»t et sa capacitĂ© Ă  garantir l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique du pays

Sur les dimensions environnementales, de sĂ»retĂ© et d’avenir, les Ă©nergies renouvelables ont quant Ă  elle une image très majoritairement positive (82 % "a de l’avenir", 79 % "propre" et 74 % "sĂ»re").

Cette image est partagée parmi toutes les catégories de population, y compris d’un point de vue politique.

En comparaison avec le nucléaire, sur ces 3 dimensions, les scores des énergies renouvelables sont supérieurs de 25 à 35 points.

Sur sa capacitĂ© Ă  garantir l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique (61 % "s’applique bien" / 38 % "s'applique mal"), le renouvelable rassemble une majoritĂ© mais Ă  un niveau moins Ă©levĂ©.

Sur son coĂ»t (39 % "s’applique bien" / 60 % "s'applique mal") elle ne parvient pas Ă  convaincre et clive nettement.

Sur ces deux items, les renouvelables obtiennent respectivement 12 et 18 points de moins que le nucléaire.

Le principal clivage sur le renouvelable est Ă  nouveau politique : en effet, les sympathisants de gauche et notamment ceux de la France Insoumise ont une meilleure perception des renouvelables sur ces dimensions, alors que les autres segments politiques sont partagĂ©s sur l’indĂ©pendance et plutĂ´t nĂ©gatifs sur l’aspect Ă©conomique. Sur cette dimension, l’âge est Ă©galement une clĂ© de lecture discriminante : 58 % des 18-24 ans la considèrent bon marchĂ©, contre seulement 33 % des plus de 50 ans.

Question : Pour chacun des qualificatifs suivants, diriez-vous qu’il s’applique bien ou mal aux ÉNERGIES RENOUVELABLES ? En %

Le mix énergétique s’installe comme la solution privilégiée par l’opinion.
Pour 6 Français sur 10, la politique énergétique de la France doit inclure le nucléaire, mais près de 4 sur 10 y sont opposés

52 % des Français estiment qu'il faut en mĂŞme temps dĂ©velopper le renouvelable et construire de nouvelles centrales nuclĂ©aires pour remplacer les anciennes et rĂ©nover celles existantes. 10 % considèrent qu’il faut construire principalement des centrales nuclĂ©aires et arrĂŞter de dĂ©velopper les Ă©nergies renouvelables.

Mais 37 % jugent en revanche qu’il faut arrĂŞter progressivement les centrales nuclĂ©aires et principalement dĂ©velopper les Ă©nergies renouvelables.

Les sympathisants de la majoritĂ© prĂ©sidentielle (67 %) et de la droite (70 %) penchent nettement pour un mix nuclĂ©aire / renouvelables tandis que les sympathisants EELV (73 %) et France Insoumise (56 %) privilĂ©gient le scĂ©nario du "tout renouvelables". Ă€ noter que 17 % des sympathisants RN se disent favorables Ă  l’arrĂŞt du dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables. D’un point de vue de l’âge, 62 % des plus de 65 ans se prononcent en faveur d’un mix, contre seulement 40 % des moins de 25 ans (et 49 % pour l’arrĂŞt progressif du nuclĂ©aire et le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables).

Question : Selon vous, quelle devrait ĂŞtre la prioritĂ© de la politique Ă©nergĂ©tique de la France dans les annĂ©es Ă  venir ? En %
 

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