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[Sondage] - COP21 : 5 ans après, quel bilan dressĂ© par les Français ?

[Sondage] - COP21 : 5 ans après, quel bilan dressé par les Français ?
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Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci les Français et les 5 ans de l’accord sur le Climat.

Pour 9 Français sur 10, la situation de l’environnement ne s’est pas améliorée depuis la COP21

58 % des Français considèrent que, depuis 5 ans, la situation de l’environnement n’a pas changé. 30 % estiment qu’elle se dégrade. Elle ne s’améliore que pour 12 % d’entre eux.

Politiquement, les différents électorats estiment majoritairement que la situation environnementale en France n’a pas évolué ces dernières années (70 % François Fillon, 62 % Emmanuel Macron, 54 % Marine Le Pen). Celui de Jean-Luc Mélenchon fait figure d’exception puisque 43 % de ses électeurs estiment que la situation de l’environnement n’a pas changé contre une majorité pour qui elle s’est dégradée (51 %). L’électorat de Marine Le Pen aussi, bien que dans une moindre mesure, considère davantage que la situation se dégrade (34 %). Les électeurs d’Emmanuel Macron sont à peine plus convaincus : seuls 2 électeurs sur 10 pensent qu’elle s’améliore (17 %).

L’opinion selon laquelle la situation n’a pas changé est majoritaire au sein de toutes les catégories de population.

Toutefois, d’un point de vue socio-économique, les cadres portent un regard moins sévère sur les résultats de la COP21. En effet, si 44 % d’entre eux partagent le sentiment que la situation de l’environnement est globalement restée inchangée, 21 % considèrent qu’elle s’est améliorée en cinq ans. À l’inverse, les catégories populaires se montrent plus sévères puisque 35 % d’entre elles estiment que la situation s’est dégradée.

En termes d’âge, les 65 ans et plus sont particulièrement nombreux à penser que la situation n’a pas changé (65 %), et les 18-24 ans qu’elle se dégrade (35 %).

 

 

Relance Ă©conomique et protection de l’environnement : 2 objectifs conciliables pour la majoritĂ© des Français

56 % des Français jugent que le redĂ©marrage Ă©conomique et la protection de l’environnement sont deux objectifs conciliables. Ă€ l’inverse, pour 44 % d’entre eux il est nĂ©cessaire de faire un arbitrage entre les deux. Parmi ces derniers, 31 % considèrent qu’il faudrait privilĂ©gier le redĂ©marrage de l’économie et 13 % qu’il faudrait privilĂ©gier la protection de l’environnement.

Sur le plan politique, les Ă©lecteurs d’Emmanuel Macron, BenoĂ®t Hamon et Jean-Luc MĂ©lenchon sont majoritairement convaincus d’une conciliation possible des deux objectifs (respectivement 74 %, 63 % et 61 %). Ă€ l’inverse, les Ă©lecteurs de François Fillon (47 % conciliables ; 52 % pas conciliables) et de Marine Le Pen (42 % conciliables ; 58 % conciliables) pensent majoritairement qu’il faut faire un choix entre relance Ă©conomique et protection de l’environnement. Entre ces deux objectifs, ces deux Ă©lectorats arbitrent en faveur de la relance Ă©conomique (47 % relance Ă©conomique pour les Ă©lecteurs de François Fillon contre 5 % protection de l’environnement, 49 % des Ă©lecteurs de Marine Le Pen relance Ă©conomique contre 9 % protection de environnement).

En termes d’âges, les 35-49 ans (61 %) et les 50-64 ans (57 %) considèrent majoritairement que les deux objectifs sont conciliables. Les 65 ans et plus sont plus partagĂ©s (51 % conciliables ; 49 % pas conciliables). En outre, les 18-24 ans sont les moins convaincus par la possibilitĂ© de concilier ces deux objectifs (47 % conciliables ; 53 % pas conciliables). Si ces derniers sont partagĂ©s entre relance Ă©conomique (27 %) et protection de l’environnement (26 %), notons nĂ©anmoins que les plus jeunes sont plus nombreux Ă  trancher en faveur de la cause environnementale (26 % des 18-24 ans et 19 % des 25-34 ans contre 12 % des 35-64 ans et 8 % des 65 ans et plus).

D’un point de vue socio-Ă©conomique, 71 % des cadres estiment que les deux objectifs sont conciliables contre 51 % des catĂ©gories populaires, plus partagĂ©es. Et 62 % des personnes connaissant des fins de mois très aisĂ©es sont convaincues de la possibilitĂ© de concilier relance Ă©conomique et protection de l’environnement.

 

Une action environnementale de l’Union Européenne et de différents pays (intra et extra UE) encore jugée trop timide par les Français

Aux yeux des Français, les États-Unis (87 %) et la Chine (86 %) font figure de mauvais Ă©lèves pour rĂ©duire les Ă©missions de CO2 et limiter le rĂ©chauffement climatique. Ils sont majoritairement critiques mais dans une proportion moindre s’agissant de l’Union EuropĂ©enne (62 %) et la France (58 %). Ils sont en revanche plus partagĂ©s sur le cas de l’Allemagne : si 49 % des Français pensent qu’elle n’en fait pas assez, 46 % considèrent qu’elle fait juste ce qu’il faut.

Sur le plan politique, les Ă©lectorats de Jean-Luc MĂ©lenchon et de BenoĂ®t Hamon portent un regard plus sĂ©vère sur l’action politique de l’Union EuropĂ©enne (pas assez, respectivement 70 % et 71 %). De mĂŞme, ces deux Ă©lectorats condamnent plus nettement le manque d’action des pays appartenant Ă  l’Union EuropĂ©enne. Ainsi, la France n’en fait pas assez pour 7 Ă©lecteurs sur 10 de Jean-Luc MĂ©lenchon et de BenoĂ®t Hamon (respectivement 72 % et 70 %) et l’Allemagne pour plus d’1 Ă©lecteur sur 2 (respectivement 57 % et 51 %). L’électorat de François Fillon est quant Ă  lui moins sĂ©vère sur l’action environnementale de ces deux pays (47 % pas assez pour la France et l’Allemagne).

Pour les pays n’appartenant pas Ă  l’Union EuropĂ©enne, les États-Unis et la Chine, ce sont les Ă©lecteurs d’Emmanuel Macron qui condamnent le plus fermement leur manque d’action en faveur de l’environnement, mĂŞme si tous les Ă©lectorats partagent cette conviction. Ainsi, 93 % des Ă©lecteurs d’Emmanuel Macron estiment que les États-Unis n’en font pas assez (contre 82 % de ceux de Marine Le Pen, soit un Ă©cart de 11 points). Et 92 % des Ă©lecteurs d’Emmanuel Macron pensent que la Chine n’en fait pas assez.

En termes socio-Ă©conomiques, les catĂ©gories sociales supĂ©rieures sont globalement plus sĂ©vères concernant l’action des diffĂ©rents pays et de l’Union EuropĂ©enne. 92 % d’entre elles jugent que les États-Unis n’en font pas assez et environ 6 sur 10 que l’Union EuropĂ©enne, la France et l’Allemagne n’en font pas assez (respectivement 67 %, 64 % et 54 %).

 

 

Consultez l'intégralité de l'étude

 

 

Copyright : PATRICK KOVARIK / AFP

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