Rechercher un rapport, une publication, un expert...
La plateforme de débats et d’actualités de l’Institut Montaigne
Imprimer
PARTAGER

RĂ©ussite et Ă©chec en premier cycle universitaire en France, comment en juger ?

Réussite et échec en premier cycle universitaire en France, comment en juger ?
 Francis Vérillaud
Auteur
Ancien conseiller spécial de la direction
Découvrez
notre sĂ©rie 
Enseignement supérieur

Les taux de réussite des étudiants en premiers cycles universitaires, notamment en licence générale, font l'objet d'une attention toute particulière. Or les défaillances observées pendant les premières années de formation sont préoccupantes dans notre pays. Elles le sont d'autant plus aujourd'hui que c’est pratiquement une génération complète qui obtient le baccalauréat. Ce choix politique de porter toute une génération au niveau des études supérieures contient une promesse de promotion individuelle et sociale à laquelle il nous faut impérativement répondre.

Est-il possible d'identifier les Ă©lĂ©ments constitutifs de l'Ă©chec ou de la rĂ©ussite des parcours Ă©tudiants dans les premiers cycles ? Dans quelle mesure les conditions et les modalitĂ©s d’accès Ă  l'enseignement supĂ©rieur en France ont-elles un impact sur la rĂ©ussite Ă©tudiante ? 

Le sujet est Ă©videmment d'importance compte tenu du rĂ´le de la licence dans l'accueil des jeunes bacheliers. En effet, ce sont près d'un tiers des nĂ©o bacheliers qui s'y sont inscrits ces dernières annĂ©es. 

Deux approches complémentaires sur la réussite et l'échec en premier cycle universitaire.

Une première lecture directe des rĂ©sultats en premier cycle universitaire met l'accent sur les faibles taux de rĂ©ussite en licence. Ces donnĂ©es sont connues et doivent ĂŞtre examinĂ©es avec une certaine distance. 

Une première lecture directe des rĂ©sultats en premier cycle universitaire met l'accent sur les faibles taux de rĂ©ussite en licence. 

Ainsi, les chiffres du Ministère de l'Enseignement SupĂ©rieur, de la Recherche et de l'Innovation relèvent que 31,7 % des inscrits en première annĂ©e de licence (L1) en 2017 sont diplĂ´mĂ©s après 3 ans et que un peu moins de la moitiĂ© des inscrits en L1 seront diplĂ´mĂ©s après 3, 4 ou 5 ans. Les mĂŞmes statistiques montrent qu'en troisième annĂ©e de licence, 40 % de la cohorte 2017 n’est plus inscrite Ă  l'universitĂ©. Ce dernier chiffre est Ă©videmment important puisqu'il reprĂ©sente Ă  lui seul 80 000 jeunes. 

Les indicateurs du ministère nous indiquent que près de 45 % de ces 80 000 jeunes sont titulaires d’un baccalaurĂ©at technologique ou d’un baccalaurĂ©at professionnel ; or ces deux catĂ©gories reprĂ©sentaient seulement 21,6 % des inscrits en L1 en 2017 et sont donc massivement surreprĂ©sentĂ©es dans le groupe des non-inscrits. En effet, 70 % des bacheliers technologiques abandonnent le cursus de licence avant la 3e annĂ©e, et les abandons touchent 82 % des bacheliers professionnels. Le taux d’abandon est lui de 30 % pour les titulaires d’un Bac gĂ©nĂ©ral. 

Il est cependant possible de mieux cerner la nature de ces graves difficultĂ©s observĂ©es au sein des parcours de licences. Tout d’abord, on observe que les taux de rĂ©ussite varient de façon très forte en fonction des mentions obtenues au baccalaurĂ©at. Les bacheliers mention très bien sont 69,1 % Ă  obtenir leur licence en trois ans et presque 80 % Ă  l’obtenir en trois ou quatre ans. Les bacheliers mention bien les suivent de près. 

Par ailleurs, les taux de rĂ©ussite augmentent Ă©galement sensiblement quand on les calcule seulement sur les Ă©tudiants faisant preuve d’assiduitĂ© (prĂ©sence aux examens) plutĂ´t que sur ceux qui sont inscrits administrativement. Il est clair que plus les qualitĂ©s scolaires sont maĂ®trisĂ©es par les Ă©tudiants, plus la rĂ©ussite est importante. 

On ne peut s'empĂŞcher dès lors de mettre en cause le sujet de l'orientation ou de l'absence d’orientation d’une grande partie de ces bacheliers. Ce qui pose immĂ©diatement deux autres questions : tout d'abord, pourquoi ces bacheliers "technologiques" et "professionnels" sont-ils aussi nombreux Ă  s’inscrire en licence dès l'obtention de leur baccalaurĂ©at ? Ensuite, pourquoi une part importante de ces bacheliers ne disposent-ils pas de la prĂ©paration nĂ©cessaire Ă  la poursuite avec succès d’un cycle long gĂ©nĂ©raliste Ă  l’universitĂ© ? Ce sont les questions auxquelles la Loi relative Ă  l’orientation et Ă  la rĂ©ussite des Ă©tudiants (Loi ORE) de mars 2018 et sa plateforme Parcoursup ont commencĂ© Ă  rĂ©pondre. 

MalgrĂ© tout, ces rĂ©sultats en licence gĂ©nĂ©rale ne doivent pas occulter le bon dĂ©roulement des formations de cycle court ou encore celui des niveaux master et doctorat. On peut Ă©galement Ă©voquer le cas de la licence professionnelle qui se rĂ©alise en un an après deux annĂ©es d’études supĂ©rieures, avec des taux de rĂ©ussite excellents (avec 89,1 % de rĂ©ussite en 1 an et 91,2 % en 1 ou 2 ans). 

Une autre approche consiste à appréhender la question de la réussite au sein des premiers cycles universitaires de façon longitudinale. On accède alors à une autre réalité beaucoup plus complexe. La question devient dès lors davantage de comprendre si l'offre complète de formation est capable ou pas de construire des parcours de réussite pour le plus grand nombre d’entrants. Combien parmi les 80 000 jeunes qui ne sont plus inscrits à l'université après trois années de licence ne parviennent pas à finaliser un parcours et sortent définitivement du système de formation sans formation achevée et sans diplôme de l'enseignement tertiaire ?

Une autre approche consiste à appréhender la question de la réussite au sein des premiers cycles universitaires de façon longitudinale.

Pour répondre à cette question il faut interroger ce qu’il se passe dans les parcours de l’enseignement supérieur. En effet, on observe qu'une part importante de ceux qui connaissent des trajectoires très variées après l’entrée en L1, seront dans une proportion non négligeable diplômés in fine, d'autres formations, souvent non universitaires.

Ces situations sont décryptées dans un rapport de l'IGESR "Mesure de la réussite étudiante en licence au regard de la mise en œuvre de la loi ORE 2021 004" (Janvier 2021) qui tente de mettre en avant une typologie des étudiants inscrits dans le premier cycle de licence. Le travail effectué permet d'identifier cinq profils d'origine des étudiants de licence.

  • Les nĂ©o bacheliers en L1 et par assimilation, les nĂ©o entrants en L2 et L3
  • Les redoublants
  • Les rĂ©orientations
  • Les reprises d'Ă©tudes
  • Les autres Ă©tudiants

Ces diffĂ©rents profils recouvrent une très grande variĂ©tĂ© de situations qui soulignent le rĂ´le de la licence gĂ©nĂ©rale dans le processus d'orientation et de rĂ©orientation d’un nombre très important d'Ă©tudiants et dĂ©finissent une multitude de trajectoires particulières. Ă€ titre d'exemple, le redoublement qui est souvent retenu comme une marque d’échec recouvre aussi bien le cas de l’étudiant qui a validĂ© un nombre insuffisant de crĂ©dits ECTS (European Credit Transfer System) que celui de l’étudiant qui est inscrit dans un parcours individualisĂ© et qui bĂ©nĂ©ficie d'un allongement de scolaritĂ©. 

Les nĂ©o bacheliers reprĂ©sentent seulement 57 % des inscrits en L1 en 2018-2019. L'Ă©tude Ă©value Ă  15/20 % la proportion des redoublants, Ă  12/22 % la proportion des rĂ©orientations et Ă  4/10 % celle des reprises d’études. Dès lors, il est plus facile d'admettre que le suivi d’un parcours de licence en trois ans ne permet pas de rĂ©sumer la notion de rĂ©ussite ou d’échec. Compte tenu de l'importance du sujet de la rĂ©ussite dans les parcours de formation, en raison du coĂ»t induit qu'entraĂ®ne pour les personnes, les familles et la collectivitĂ©, la durĂ©e des Ă©tudes, la non diplomation et l'absence de formation correspondante, il demeure crucial de saisir et de mesurer la place et la nature de l'exclusion dans le parcours de la licence gĂ©nĂ©rale. 

Il est plus facile d'admettre que le suivi d'un parcours de licence en trois ans ne permet pas de résumer la notion de réussite ou d'échec.

Une rĂ©cente note du ministère de janvier 2022 donne un Ă©clairage plus complet sur les trajectoires des Ă©tudiants et la notion de rĂ©ussite. La note interroge : "les bacheliers 2014 entrĂ©s dans l'enseignement supĂ©rieur, oĂą en sont-ils Ă  la rentrĂ©e 2020 ?" c'est-Ă -dire sept ans après leur première inscription. Tous niveaux de formation concernĂ©s, 80 % des bacheliers 2014 qui sont entrĂ©s dans l'enseignement supĂ©rieur ont obtenu un diplĂ´me. Un quart des bacheliers 2014 est encore en poursuite d’études supĂ©rieures Ă  la rentrĂ©e 2020, essentiellement inscrits en Ă©tudes longues (doctorat, master, Ă©coles d'ingĂ©nieur, Ă©coles de commerce…). 

Mais par ailleurs, un certain nombre de ces bacheliers sont inscrits en Ă©tudes courtes après des pĂ©riodes de rĂ©orientation ou encore de sortie dans la vie active. 

Pour ce qui est des bacheliers inscrits en licence Ă  la rentrĂ©e 2014 et qui sont sortis de l'enseignement supĂ©rieur avant la rentrĂ©e 2020, la note montre que 72 % d’entre eux sont diplĂ´mĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et 28 % n'ont obtenu aucun diplĂ´me. Ces jeunes bacheliers, inscrits en cursus de licence, sortis sans diplĂ´me de l'enseignement supĂ©rieur, reprĂ©sentent Ă  peu près 50 % des 80 000 jeunes recensĂ©s comme sortis de l'enseignement supĂ©rieur avant l’entrĂ©e en 3 annĂ©e de licence gĂ©nĂ©rale. 

On ne sait donc pas avec suffisamment de pertinence quels sont les Ă©tudiants qui quittent l’enseignement supĂ©rieur et qui y reviennent plus tard. Toutefois, on peut Ă©tablir que la part des nĂ©o bacheliers inscrits en licence Ă  la rentrĂ©e 2017, qui seront vĂ©ritablement en "sortie dĂ©finitive du parcours, sans diplĂ´me et sans rĂ©orientation" reprĂ©sente tout de mĂŞme une proportion infĂ©rieure aux 40 % de la cohorte 2017 qui n’est plus inscrite Ă  l'universitĂ© en 3ème annĂ©e de licence. 

Au final, il apparaît que la licence générale mise en œuvre par l'université joue un double rôle, d'une part celui de préparation et de propédeutique pour une partie des étudiants qui poursuivront en master, et d'autre part celui d'une sorte de sas dont on entre et sort en fonction de priorités qui dépendent d'autres objectifs que ceux qui sont affichés par la formation initiale.

Des conditions d’accès à l’enseignement supérieur qui doivent répondre aux exigences de la promesse faite aux jeunes bacheliers.

Le constat, c'est bien que la question de la rĂ©ussite dans les premiers cycles dĂ©pend fortement des conditions d'accès Ă  l’enseignement supĂ©rieur dans notre pays. La proportion d'une classe d'âge accĂ©dant au baccalaurĂ©at en France continue d'augmenter (87 % en 2022) et la proportion d'entrants dans l'enseignement supĂ©rieur Ă©galement (76,9 % des bacheliers 2020), Ă  la fois pour des raisons dĂ©mographiques mais aussi pour des raisons de "scolarisation", la crĂ©ation du baccalaurĂ©at professionnel en 1985 jouant un rĂ´le dĂ©terminant dans cette croissance. 

Si l’on examine la rĂ©partition des bacheliers entrant dans l'enseignement supĂ©rieur en fonction de leurs filières d’origine, on observe que 93 % des bacheliers gĂ©nĂ©raux poursuivent des Ă©tudes supĂ©rieures, mais seulement 78,6 % des bacheliers technologiques sont dans ce cas et 42,8 % des bacheliers professionnels

Quelle est la distribution des bacheliers dans l'enseignement supĂ©rieur en fonction de la filière du baccalaurĂ©at ? Les bacheliers gĂ©nĂ©raux qui reprĂ©sentent 53,3 % des bacheliers sont très largement prĂ©sents Ă  l'universitĂ© (81 % des entrants) et de façon tout Ă  fait attendue en Classe PrĂ©paratoire aux Grandes Écoles (CPGE) (93,5 %). Plus curieusement on remarque qu’ils constituent 65 % des entrants dans les Instituts Universitaires de Technologies, les IUT et 20 % des entrants dans les Sections de Technicien SupĂ©rieur (STS). Les bacheliers technologiques, 20,7 % des bacheliers, sont 15,4 % Ă  l’universitĂ© dont 33,5 % en IUT. 

93 % des bacheliers gĂ©nĂ©raux poursuivent des Ă©tudes supĂ©rieures, mais seulement 78,6 % des bacheliers technologiques sont dans ce cas et 42,8 % des bacheliers professionnels. 

Ils reprĂ©sentent 38,5 % des entrants en STS. Enfin, les bacheliers professionnels, 26 % des bacheliers ne comptabilisent que 13,9 % des entrants largement regroupĂ©s en STS oĂą ils forment 41,2 % des entrants. 

Les Ă©volutions majeures dans cette distribution de l’accès Ă  l’enseignement supĂ©rieur entre 2010 et 2020 sont l'accroissement du nombre des bacheliers technologiques en IUT et la croissance massive des bacheliers professionnels dans les STS qui coĂŻncide tout simplement avec celle du nombre de ces bacheliers. 

La prise en compte de l'origine sociale des bacheliers selon les filières du baccalaurĂ©at fait apparaĂ®tre une surreprĂ©sentation des catĂ©gories les moins favorisĂ©es dans les filières technologiques et professionnelles. Les catĂ©gories "ouvrier, employĂ©, retraitĂ© et inactif" constituent 61 % de la première et 69,4 % de la seconde alors qu'elles ne sont que 52,9 % des bacheliers. Or on l'a vu, une part très importante des abandons en cours d’étude de licence est le fait des nĂ©o bacheliers technologiques et professionnels. Le contraste est fort avec les CPGE oĂą les enfants de cadres et professions intellectuelles supĂ©rieurs constituent 51,4 % des effectifs de première annĂ©e en 2019 alors que les enfants d’ouvriers et d’employĂ©s en reprĂ©sentent 18,4 %.

Toutefois, le caractère hypertrophiĂ© des filières gĂ©nĂ©rales aussi bien au niveau du baccalaurĂ©at qu'Ă  l’universitĂ© incite Ă  poser la question de l'extension des filières technologiques et professionnelles aussi bien dans le secondaire que dans le supĂ©rieur. Tout se passe comme si la filière gĂ©nĂ©rale envahissait les formations du tertiaire conçues pour les bacheliers technologiques et mĂŞme celles des bacheliers professionnels. Au point qu'il a d’ailleurs Ă©tĂ© nĂ©cessaire d’instaurer des quotas d’entrĂ©e en IUT pour les bacheliers technologiques. Ainsi, une part non nĂ©gligeable des bacheliers technologiques et professionnels s’inscrivent en licence gĂ©nĂ©rale faute de pouvoir le faire dans les filières universitaires courtes. 

La France ayant fait le choix d'un accès massif à l'enseignement tertiaire, il est capital que les taux de réussite aux diplômes augmentent fortement dans l'enseignement supérieur au risque de ne pas répondre aux aspirations créées par la généralisation de l’accès au baccalauréat. Cet objectif ne pourra être atteint que par une révision profonde de l'offre de formation de l’enseignement supérieur.

Il est essentiel que le diagnostic sur les parcours Ă©tudiants dans les premiers cycles universitaires fasse l’objet d’un consensus largement partagĂ© au plan politique comme au plan social. 

Plus encore, il est essentiel que le diagnostic sur les parcours étudiants dans les premiers cycles universitaires fasse l’objet d’un consensus largement partagé au plan politique comme au plan social. Faute de quoi l’enseignement supérieur ne parviendra pas à se transformer pour répondre, non seulement aux aspirations légitimes des nouvelles générations de bacheliers qui voient dans les diplômes universitaires un outil d’épanouissement personnel, social et économique, mais aussi aux nécessités de notre pays dans un monde plus complexe et plus incertain.

Seul un diagnostic partagé permettra de construire une nouvelle dynamique basée sur la confiance de l’ensemble des acteurs de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR). Les conditions de la réussite étudiante dans les premiers cycles universitaires s'organisent autour de quatre grandes thématiques qui pourraient constituer les bases d’une politique rénovée de l’enseignement supérieur en France.

  • L'augmentation rapide et significative du financement de l'enseignement supĂ©rieur afin de rattraper la baisse des annĂ©es 2010-2018 de la dĂ©pense moyenne par Ă©tudiant. Le recrutement de nouveaux enseignants est indispensable pour assurer un taux d’encadrement de qualitĂ© en licence. 

  • La remise Ă  plat de l'aide sociale destinĂ©e aux Ă©tudiants pour qu’elle soit concentrĂ©e sur ceux qui en ont le plus besoin ? C’est tout l'objet des rĂ©flexions engagĂ©es par la ministre Ă  cette rentrĂ©e.

  • L'approfondissement de l’articulation entre l’organisation mĂŞme de l'enseignement secondaire, tout particulièrement son rĂ´le de prĂ©paration et de prĂ©-orientation, et l'offre de l'enseignement supĂ©rieur ? C'est l'objet de la Loi ORE et de la plateforme Parcoursup. Cette adĂ©quation ne doit pas ĂŞtre conçue de façon mĂ©canique et statistique, elle doit d’abord ĂŞtre le rĂ©sultat de la prĂ©paration des Ă©lèves du secondaire Ă  l’acquisition des prĂ©requis et des compĂ©tences nĂ©cessaires pour passer d’un système Ă  l'autre, ou encore dans la mise en Ĺ“uvre d'une plus grande progressivitĂ© et modularitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur.

  • La redĂ©finition des modalitĂ©s de l'insertion des jeunes diplĂ´mĂ©s sur les marchĂ©s du travail qui doivent Ă©tablir un Ă©quilibre entre les prĂ©requis de la professionnalisation et la maĂ®trise des savoirs et attitudes scolaires. 

Les consĂ©quences de ces rĂ©formes sur les parcours en licence ne produiront des rĂ©sultats qu’à la condition de remonter tout au long du processus Ă©ducatif et d’accepter d'en saisir les points clĂ©s, notamment comment origines sociales et difficultĂ©s scolaires, en rĂ©alitĂ© tout au long du parcours Ă©ducatif des jeunes, s'entremĂŞlent et menacent ainsi ce qui constitue une des bases de la cohĂ©sion sociale dans notre sociĂ©tĂ©. 

En 2022, l'universitĂ© fait partie d’une chaĂ®ne Ă©ducative complexe, très diversifiĂ©e, dont tous les Ă©lĂ©ments n'ont pas vraiment pris conscience de leurs interconnexions et de la façon dont les Ă©tudiants et les familles tentent de les maĂ®triser. 

Recevez chaque semaine l’actualité de l’Institut Montaigne
Je m'abonne