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PS, UMP, FN, PC, etc. : leurs idĂ©es sonnent creux !

 Philippe Manière
Auteur
Président-fondateur de Footprint > consultants

Les grands partis politiques vont mal : le PS est divisé mais l’UMP a du vague à l’âme…

PC, FN : la chute libre Il règne depuis longtemps une impression de profond malaise dans le microcosme politique français… VoilĂ  dĂ©jĂ  quelques temps que les petits partis ne sont pas Ă  la fĂŞte.
Le Parti Communiste : on se souvient que F. Mitterrand l’avait rĂ©duit Ă  peau de chagrin, puis que la fin de l’Union soviĂ©tique l’a enfoncĂ© un peu plus encore. Et, depuis quelques temps, Olivier Besancenot grignote ce qu’il en reste.
Le Front National : depuis son heure de gloire il y a sept ans, il se casse la figure. Entre ses très mauvais rĂ©sultats Ă©lectoraux et la vente de son siège, il n’en reste plus grand-chose.

PS, UMP : la crise des grands Une dĂ©mocratie a besoin de plusieurs grands partis concurrents et en forme. Or, depuis quelques mois, ceux qui devraient en tenir lieu commencent aussi Ă  peiner. - S'agissant des problèmes du PS, nul besoin de s’Ă©tendre. Chacun sait qu’il y a plusieurs pilotes dans l’avion qui se crĂŞpent le chignon. Ce qui, par dĂ©finition, n’est jamais bon. Lorsque l’on ne se sait plus pourquoi on a dĂ©collĂ© ni vers oĂą on se dirige, le problème s’accroit substantiellement.
- Quant Ă  la crise traversĂ©e par l’UMP, elle est plus subtile. En effet, nombreux Ă©taient ceux qui avaient embarquĂ© sur une promesse de crĂ©ativitĂ©, de diversitĂ©, de tolĂ©rance. Certains venaient de feue l’UDF ou de DĂ©mocratie LibĂ©rale. Or, lĂ , ils se rendent compte qu’il s’agit davantage d’un avion militaire. Ceux lĂ  sont déçus, et le disent. Et, cette semaine, on a mĂŞme vu un gaulliste historique claquer la porte, Daniel Garrigue, traitant l’UMP "d’ectoplasme" !

La fin d’un monde bipolaire On peut se demander si ces dysfonctionnements ont pour cause des questions de personne, ou si cela signifie plus largement que le dĂ©bat politique tourne Ă  vide. S’il existe des personnes remarquables Ă  droite comme Ă  gauche, on a parfois l’impression que les structures tournent toutes seules et que ceux qui ont des idĂ©es restent trop souvent Ă  la marge. Mais en dehors de ce problème, on ne peut nier l’existence d’une crise des idĂ©es qui dure depuis la Chute du mur de Berlin.

Renouveler les idĂ©es Pourtant, il reste de nombreux sujets fondamentaux que la droite comme la gauche pourraient aborder de manière pragmatique : la mobilitĂ© sociale, la concurrence, Ă  la rĂ©partition des rĂ´les entre l’Etat et le secteur privĂ©… Sur tout ces sujets, les partis politiques pourraient regarder ce qui se fait ailleurs, innover et chercher l’efficacitĂ© au-delĂ  de leurs vieux rĂ©flexes.

L’Institut Montaigne ne saurait s’en plaindre, puisque des structures indĂ©pendantes comme la nĂ´tre apportent justement des idĂ©es neuves en matière de politiques publiques. Pour autant, les hommes et les femmes politiques doivent d’abord gĂ©rer un dĂ©bat interne de fond, sans rĂ©flexes d’un autre âge, et sans tabou.

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