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Prochaine publication - ReprĂ©sentativitĂ© syndicale : les effets de la rĂ©forme de 2008

Prochaine publication - Représentativité syndicale : les effets de la réforme de 2008
 Institut Montaigne
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L'Institut Montaigne publiera en janvier prochain un document de travail sur les effets de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale.

La France est le pays de l’OCDE où le taux de syndiqués est le plus faible (autour de 8% au total, 5% dans le secteur privé) et où ce taux a le plus fortement baissé au cours du dernier quart du XXe siècle. Ce faible taux coexiste, paradoxalement, avec un nombre exceptionnellement élevé d’organisations syndicales.

Depuis une quarantaine d’annĂ©es, les cinq confĂ©dĂ©rations que sont la CGT, la CFDT, la CGT-FO, la CGC et la CFTC, bĂ©nĂ©ficiaient d’une prĂ©somption automatique de reprĂ©sentativitĂ© quel que soit leur poids rĂ©el dans les entreprises. La dĂ©syndicalisation, l’apparition de nouveaux acteurs syndicaux, la dĂ©connection entre le monde salariĂ© et le monde syndical, ont amenĂ© les dĂ©cideurs publics Ă  repenser les critères de reprĂ©sentativitĂ©, c’est-Ă -dire la capacitĂ© des syndicats Ă  reprĂ©senter les salariĂ©s.

Des nĂ©gociations ont Ă©tĂ© engagĂ©es par les partenaires sociaux en janvier 2008 et la loi du 20 aoĂ»t 2008 transpose le rĂ©sultat d’une "Position commune", conclue le 10 avril 2008 par la CGT et la CFDT cĂ´tĂ© salariĂ©s, et le Medef et la CGPME cĂ´tĂ© patronat. 

L’objectif de cette loi consiste Ă  redessiner le paysage syndical français, figĂ© depuis une quarantaine d’annĂ©es, en confĂ©rant une plus grande lĂ©gitimitĂ© aux acteurs sociaux. En changeant le paradigme suivant lequel la reprĂ©sentation syndicale reflète dĂ©sormais les sensibilitĂ©s prĂ©sentes dans l’entreprise, la loi apporte indĂ©niablement un renouveau. Mais les premiers moments de son application montrent que ce renouveau n’est pas sans risque, Ă  la fois compte tenu d’une pĂ©riode transitoire dĂ©licate et de lacunes du dispositif. Ce document de travail ambitionne de montrer les apports – nombreux – de la rĂ©forme, mais aussi les risques qu’implique une transposition des critères de la dĂ©mocratie politique au sein de l’entreprise.

Document de travail d'Emmanuelle Barbara, avocate spécialisée en droit social, associée-gérant de la SCP August et Debouzy, Managing Partner

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