AccueilExpressions par MontaignePour une majoritĂ© de Français, la baisse des dĂ©penses publiques en matière de santĂ©, de retraites...La plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne Action publique09/12/2016ImprimerPARTAGERPour une majoritĂ© de Français, la baisse des dĂ©penses publiques en matière de santĂ©, de retraites et de sĂ©curitĂ© ne serait "pas du tout acceptable".Auteur Institut Montaigne Tous les mois, ELABE interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique sur un sujet d'actualité économique ou de société.Pour plus de huit Français interrogĂ©s sur dix, la baisse des dĂ©penses publiques en matière de santĂ© (90%), de retraites (89%), de sĂ©curitĂ© (89%), d’éducation (86%) et de justice (82%) ne serait pas acceptable.Dans un contexte marquĂ© par des contraintes budgĂ©taires qui restent fortes, sur fond de reprise Ă©conomique Ă la fois timide et fragile, les rĂ©ponses des Français tĂ©moignent de l’extrĂŞme sensibilitĂ© du dĂ©bat engagĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire les dĂ©penses publiques pour l’avenir. Les personnes interrogĂ©es sont en effet 57% Ă rĂ©pondre qu’une baisse de la dĂ©pense publique dans le domaine de la santĂ© serait "pas du tout acceptable", de mĂŞme que 53% pour les retraites et 51% pour la sĂ©curitĂ©. Trois domaines suscitent toutefois des rĂ©ponses nettement plus contrastĂ©es, au premier rang desquels les aides sociales : 49% estiment qu’il serait acceptable de baisser les dĂ©penses en la matière, contre 50% exprimant un avis opposĂ©. De mĂŞme, 47% (contre 53%) accepteraient une baisse des dĂ©penses en ce qui concerne la culture ainsi que pour l’indemnisation des demandeurs d’emploi.Quelles que soient les prĂ©fĂ©rences partisanes des personnes interrogĂ©es, santĂ©, retraites, sĂ©curitĂ©, Ă©ducation et justice suscitent un front quasi unanime pour refuser une baisse des dĂ©penses publiques. En revanche, les aides sociales, la culture, l’indemnisation des demandeurs d’emploi et dans une moindre mesure l’environnement suscitent un clivage gauche / droite prononcĂ©. Ce sont ainsi 67% des sympathisants de la droite et du centre (de mĂŞme 63% de ceux du Front national) qui, très sensibles Ă la dĂ©nonciation de "l’assistanat", se prononcent en faveur d’une baisse de la dĂ©pense publique dans le domaine des aides sociales, contre seulement 25% des sympathisants de gauche. De mĂŞme, 64% des premiers (53% au FN) accepteraient une baisse de l’indemnisation des demandeurs d’emploi contre 29% Ă gauche.Pour 58% des Français interrogĂ©s, l’objectif de rĂ©duire de 500 000 le nombre d’emplois publics (fonctionnaires et contractuels) entre 2017 et 2022 n’est pas souhaitable.Ils sont mĂŞme 30% Ă estimer que cet objectif « pas du tout souhaitable » contre seulement 13% affirmant qu’il est "tout Ă fait souhaitable". Cette proposition clĂ© du programme de François Fillon fĂ©dère contre elle une majoritĂ© de rĂ©pondants, quelle que soit leur classe d’âge ou leur catĂ©gorie socioprofessionnelle d’appartenance. A titre d’exemple, 71% des 18-24 ans (les plus sĂ©vères) jugent que cet objectif n’est pas souhaitable, de mĂŞme que 54% des personnes âgĂ©es de 65 ans et plus (les plus bienveillantes). Parmi les actifs, les classes populaires rejettent elles aussi cet objectif (61%), Ă l’unisson avec les classes moyennes et supĂ©rieures(62%).Dans le dĂ©tail, seuls les sympathisants de la droite et du centre souscrivent majoritairement Ă cet objectif : 65% (dont 71% des sympathisants LR) le jugent souhaitable, contre seulement 20% des sympathisants de gauche. Les sympathisants du Front national se montrent quant Ă eux très partagĂ©s : 47% soutiennent cet objectif, contre 52% qui s’y opposent.Consulter les rĂ©sultats du sondage en intĂ©gralitĂ©Lire l'article des EchosImprimerPARTAGER