AccueilExpressions par MontaignePME et Business Angels : l’EIS au Royaume-Uni, un exemple Ă mĂ©diterLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne RĂ©gulation18/05/2012ImprimerPARTAGERPME et Business Angels : l’EIS au Royaume-Uni, un exemple Ă mĂ©diterAuteur Alexia de Monterno Directrice adjointe de l'Institut Montaigne Alors que le rôle des PME dans la croissance, l’emploi et la compétitivité de notre économie a été placé au cœur de la campagne présidentielle et que le nouveau président élu fait de la création d’une "banque des PME" un élément central de sa stratégie économique, il nous semble important de revenir sur les fragilités réelles de notre écosystème de création et d’accompagnement de nos entreprises.Pour ce faire, une comparaison avec la Grande-Bretagne est pertinente et nous nous appuierons sur le rapport 2011 des Conseillers du Commerce ExtĂ©rieur (CCE) de la France au Royaume-Uni.Le rĂ´le clef des Business Angels Ă l’amorçageLe financement comprend diffĂ©rents acteurs, dont les rĂ´les s’enchaĂ®nent chronologiquement dans la chaĂ®ne de l’investissement : les premiers investisseurs (banque, famille) qui apportent le capital de dĂ©part, les Business Angels qui apportent le capital d’amorçage, les acteurs du capital risque et les acteurs du capital dĂ©veloppement. On connaĂ®t la corrĂ©lation forte qui existe entre le taux de pĂ©rennitĂ© d’une PME et son accès au financement, de façon gĂ©nĂ©rale. Mais plus prĂ©cisĂ©ment, le rapport des CCE souligne l’importance cruciale de l’investissement direct (Business Angels) pour la crĂ©ation de PME car les autres acteurs financent rarement la phase d’amorçage. "Le financement direct cible particulièrement la phase d’amorçage (85 % des investissements), une Ă©tape difficile dĂ©laissĂ©e par les autres acteurs du financement". Sur la pĂ©riode 2009-2010, les Business Angels anglais ont investi 426 MÂŁ contre 62,5 M€ en France.L’EIS anglais : un outil puissantRappelons que l’Enterprise Investment Scheme (EIS) créé en 1994 et rĂ©visĂ© en mars 2011 est un outil incitatif puissant, qui permet aux Business Angels de bĂ©nĂ©ficier d’avantages fiscaux et d’un allègement des risques encourus : dĂ©duction fiscale annuelle maximale pour un investisseur britannique 300 KÂŁ par individu (dĂ©ductible de l’impĂ´t sur le revenu), contre 45 k€ pour le dispositif "ISF-PME" ; exemption d’impĂ´t sur les plus-values au bout de trois ans ; pertes en capital prises en charge par le fisc Ă hauteur de 50 % ; plafond d’investissement annuel de 1M ÂŁ par personne notamment.Quand on sait que sept ans après son dĂ©marrage, un entreprise au Royaume-Uni a un capital en moyenne cinq fois plus Ă©levĂ© que sa concurrente française et crĂ©e quatre fois plus d’emplois, l’exemple de l’EIS mĂ©rite d’ĂŞtre mĂ©ditĂ©.A lire Ă©galement :- Financement des entreprises : propositions pour la prĂ©sidentielle- De la naissance Ă la croissance : comment dĂ©velopper nos PMEImprimerPARTAGER