AccueilExpressions par MontaigneOui au choix de la baisse des dĂ©penses publiques !La plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne RĂ©gulation CohĂ©sion sociale21/08/2013ImprimerPARTAGEROui au choix de la baisse des dĂ©penses publiques !Auteur Lucile Romanello ChargĂ©e d'Ă©tudes Evoquant le budget 2014 sur France Inter mardi 20 août, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, s'est dit "sensible au ras-le-bol fiscal" exprimé par les Français. Si la réduction du déficit public reste la priorité du gouvernement sous la pression de la Commission européenne et de la rue Cambon, la clé de répartition des efforts entre dépenses et recettes semble s'inverser pour l'année à venir.Stabilisation des prĂ©lèvements obligatoiresPierre Moscovici a reconnu que les marges de manĹ“uvre en matière de fiscalitĂ© Ă©taient actuellement limitĂ©es, le taux de prĂ©lèvements obligatoires français Ă©tant l’un des plus Ă©levĂ©s des pays de l’OCDE. De plus, la rĂ©duction du dĂ©ficit ne doit en aucun cas constituer un frein au timide retour de la croissance constatĂ© au second semestre 2013. Le Ministre a rĂ©affirmĂ© l’objectif de stabilisation des prĂ©lèvements obligatoires en 2015 prĂ©cisant que ces derniers devraient ĂŞtre "aussi faibles que possible".La rĂ©duction des dĂ©penses publiquesL’effort budgĂ©taire portera donc pour deux tiers sur la rĂ©duction des dĂ©penses publiques qui devrait permettre de dĂ©gager 14 milliards sur les 20 milliards recherchĂ©s. La dĂ©pense publique augmentera seulement de 0,5 point par an contre les 2 points constatĂ©s en moyenne sur les dix dernières annĂ©es. L’ensemble des Ministères, Ă l’exception de l’Emploi et de l’Education, verront leur budget diminuer afin de dĂ©gager environ 9 milliards d’économie par rapport Ă la croissance tendancielle des dĂ©penses.La bonne direction Ă suivreCes annonces, qui prĂ©cèdent la prĂ©sentation du projet de loi de Finances pour 2014, vont dans le bon sens. Le choix d’une stabilisation des prĂ©lèvements obligatoires permettra de ne pas Ă©touffer la reprise attendue pour 2014 et 2015. Par ailleurs, comme le dĂ©veloppe le rapport de l’Institut Montaigne Redonner sens et efficacitĂ© Ă la dĂ©pense publique (2012), les marges de manĹ“uvre budgĂ©taire du cĂ´tĂ© des dĂ©penses publiques sont rĂ©elles; la seule maĂ®trise des dĂ©penses de fonctionnement des administrations publiques permettrait de rĂ©aliser une Ă©conomie de 10 milliards d’euros sur 5 ans.ImprimerPARTAGER