AccueilExpressions par MontaigneNouvelle Note - 10 propositions pour refonder le patronatLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne RĂ©gulation CohĂ©sion sociale19/06/2013ImprimerPARTAGERNouvelle Note - 10 propositions pour refonder le patronatAuteur Institut Montaigne A l'heure où les candidats à la présidence du MEDEF font preuve d'unité, l'Institut Montaigne propose de saisir cette opportunité pour repenser les règles de la représentativité patronale. Dans une note qui paraît ce jour, le think tank formule 10 propositions.Absence de nombreuses organisations dans les nĂ©gociations nationales, millefeuille des niveaux de reprĂ©sentations, hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des modes de financement et de gouvernance… cette note aborde tous les points de complexitĂ© qui sont autant de freins Ă un fonctionnement plus efficace et aboutissent Ă un message trop souvent affaibli oubliant la dĂ©fense des intĂ©rĂŞts Ă©conomiques des entreprises.10 propositions pour refonder la reprĂ©sentativitĂ© patronale Afin de porter remède Ă ces dysfonctionnements, l’Institut Montaigne a Ă©laborĂ© dix propositions. Les trois premières mesures ont pour objectif de bâtir un patronat plus uni : - Repenser le positionnement et le rĂ´le des structures en relation avec les organisations patronales ; - Faire travailler davantage ensemble les trois grandes organisations patronales (MEDEF, CGPME et UPA) en organisant des rĂ©unions mensuelles des trois exĂ©cutifs ; - Constituer des "Maisons des entreprises" pour regrouper les diffĂ©rents organismes locaux de reprĂ©sentation patronale. Condition de la rĂ©ussite d’une refondation du patronat, il est nĂ©cessaire de redĂ©finir les critères de la reprĂ©sentativitĂ©. L’Institut Montaigne consacre Ă©galement trois propositions Ă ce point crucial : - Faire de l’adhĂ©sion le fondement de la reprĂ©sentativitĂ© des organisations patronales Ă trois conditions : une mesure objective des effectifs d’adhĂ©rents, la rĂ©solution du problème des adhĂ©sions multiples et une transparence plus forte dans le processus d’adhĂ©sion ; - Fixer un principe unique et clair pour mesurer le poids des adhĂ©sions : les adhĂ©sions d’une organisation d’employeurs doivent atteindre deux seuils sur trois en termes de nombre d’entreprises adhĂ©rentes, d’effectif de salariĂ©s, et de poids Ă©conomique. Pour ĂŞtre reprĂ©sentative, une organisation d’employeurs devrait atteindre les seuils requis pour au moins deux de ces trois critères. - Exiger des critères de reprĂ©sentativitĂ© complĂ©mentaires Ă l’audience : anciennetĂ© minimale, niveau de cotisations, indĂ©pendance, valeurs rĂ©publicaines, etc. Enfin afin de renforcer la crĂ©dibilitĂ© et le rayonnement des organisations patronales, l’Institut Montaigne propose quatre chantiers : - AmĂ©liorer la transparence financière et faire des cotisations la part la plus importante des ressources (au moins la moitiĂ© des ressources) ; - ReconnaĂ®tre aux organisations patronales non reprĂ©sentatives au niveau national une participation spĂ©cifique dans le dĂ©bat public ; - Mettre en place des mandats courts et non renouvelables afin d’éviter que les dirigeants ne soient coupĂ©s des rĂ©alitĂ©s des entreprises ; - Engager le dĂ©bat sur le nombre de branches professionnelles et sur les consĂ©quences de cette structuration. Il existe plus de 1000 branches ; seulement 50% sont considĂ©rĂ©es comme actives.A propos des auteurs Cette Note a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e par GĂ©rard Adam, professeur Ă©mĂ©rite au CNAM, Eric Aubry, ancien conseiller social du Premier ministre François Fillon et JĂ©rĂ´me Marchand-Arvier, maĂ®tre de confĂ©rences en questions sociales Ă l’Institut d’Études Politiques de Paris.Consulter la NoteImprimerPARTAGER