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La nouvelle Ă©conomie politique de Xi Jinping - Deuxième partie : les risques

La nouvelle économie politique de Xi Jinping - Deuxième partie : les risques
 François Godement
Auteur
Expert Résident, Conseiller spécial - Asie et États-Unis

Comme expliquĂ© dans la première partie de cette analyse, les mesures prises en Chine Ă  l'encontre du secteur immobilier, le resserrement des politiques budgĂ©taire et de crĂ©dit et les nouvelles politiques sociales sont autant d'Ă©lĂ©ments qui suggèrent de très grandes ambitions. L'Ă©conomie politique de la Chine sous Xi Jinping est en train de prendre un tournant dĂ©cisif. Ă€ cela s’ajoute la purge du secteur immobilier, entrĂ©e dans une phase Ă  la fois dĂ©cisive et risquĂ©e. 

Xi Jinping semble prêt à prendre des risques qui dépassent tout ce que ses prédécesseurs avaient été prêts à concéder depuis la mort de Mao. Le compromis entre, d’une part, les avantages attendus de la lutte pour diminuer les risques financiers et, d’autre part, les nouveaux risques que provoquent les politiques d’éclatement des bulles et d’autres régulations brutales, comme celles sur le charbon et les secteurs énergivores, en est un exemple parlant.

Peut-être le plus grand risque à laquelle la nouvelle "prospérité commune" - qui rassemble des objectifs allant de l'éclatement des bulles à la réduction des inégalités et à la lutte contre la société de marché - est exposée réside-t-il dans la possibilité que ces objectifs ne soient pas du tout mis à exécution, sous l’effet d’une bureaucratie chinoise à plusieurs niveaux et des intérêts particuliers qu’elle poursuit. Songeons à l’ex-Premier ministre Wen Jiabao qui répétait bien avant 2012 que le modèle de croissance n’était plus soutenable, mais qui se heurtait vite au caractère cyclique de l’économie chinoise et à l’inexistence d’un pilotage fin du crédit public et parapublic. Le passé récent foisonne d’exemples allant dans ce sens. Pensons aux objectifs 30/60 énoncés par Xi Jinping (pic des émissions carbonées en 2030, neutralité carbone en 2060), immédiatement contredits par la réalité des tendances chinoises : la consommation de charbon et l'énergie thermique, la production d'acier et l'ensemble du secteur de la construction en 2020 et 2021 ont plus éloigné encore la Chine de la réalisation de ces objectifs officiels. En 2021, la réalité des dépenses budgétaires publiques s’avère être une réduction des dépenses censées être au cœur de l’objectif de "prospérité commune", à savoir l'éducation, la santé, l'agriculture et la sylviculture. Malgré l'autoritarisme de Xi Jinping, ou peut-être à cause d’une trop grande diversité de ses interventions, les intentions d’en haut peuvent encore se heurter aux bureaucraties sectorielles et locales, ou aux réalités économiques. Par exemple, dans le secteur de l’immobilier, concentrer en 2021 les enchères publiques de terrains sur de grands événements ciblés devait créer un choc d'offre et freiner la spéculation sur les prix dans les grandes villes. En pratique, cela a provoqué l'effet inverse dans les zones tendues, du fait de la voracité des sociétés immobilières pour le foncier. Et dans presque toutes les villes de deuxième et troisième rangs, c’est le problème inverse qui se pose aujourd’hui : les sociétés immobilières offrent des rabais massifs visant à écouler leur stock aussi vite que possible, ou visant à collecter des fonds anticipés et résoudre leur crise de liquidité à court terme.

Il y a aussi une autre réalité : contrairement à leur réputation à l’international (que l’on pourrait résumer par cet aphorisme d’un expert célèbre du système financier chinois : "en Chine, quand le gouvernement parle, les banques écoutent"), les acteurs financiers chinois ont pris l'habitude de contourner les règles jusqu'au moment de se retrouver, littéralement, face à un mur. Pour reprendre le cas d'Evergrande : l'entreprise, désormais célèbre pour ses liens intimes avec les centres de pouvoir chinois, a fait face aux restrictions officielles du crédit en 2020 en augmentant encore plus ses dettes non comptabilisées. Evergrande a investi davantage encore et lancé une politique agressive de réduction des prix, que ses concurrents n’ont pu que se mettre à imiter. Comme c’est souvent le cas en Chine, la lutte pour les parts de marché est vue comme la clé de la survie. Lorsqu'Evergrande est devenue incapable de continuer à nier ses problèmes de dette, l’entreprise a fait semblant d’en rembourser une partie en émettant des billets à note de court terme à ses fournisseurs et à ses constructeurs. En août 2021, Evergrande revendiquait encore des ventes immobilières équivalentes à celles de 2020 - pour un montant total d’environ 82 milliards d'euros, soit l'ensemble du secteur immobilier français. Et ce qui comptait pour la société, c’était moins le montant de ses dettes que le niveau des liquidités permettant de continuer l’activité et de verser les intérêts échus.

Au-delà des pratiques d'Evergrande qui font couler beaucoup d’encre aujourd’hui, c'est l'ensemble du secteur immobilier qui est parvenu à échapper au joug des mesures de resserrement du crédit et aux avertissements politiques énoncés en 2020. L'investissement dans l'immobilier, qui est cyclique, a en effet rebondi en 2020 et au premier semestre 2021.

Investissement dans le secteur immobilier en Chine - évolution de septembre 2019 à août 2021 (en milliards de yuans)

Source : calcul de l'auteur, fondĂ© sur les donnĂ©es publiĂ©es sur le site internet du Bureau national des statistiques de Chine

Les acheteurs - souvent des investisseurs de la classe moyenne achetant simultanĂ©ment plusieurs biens - restaient aveuglĂ©ment persuadĂ©s que les prix ne pouvaient que monter, et se sont mis Ă  emprunter au lieu d'utiliser leurs propres Ă©conomies pour financer 100 % de leurs acquisitions sur plan. En mars 2021, les prĂŞts aux particuliers, largement tirĂ©s par l'immobilier, ont progressĂ© de 12,6 % en glissement annuel. Les règles strictes en matière de prĂŞts immobiliers promulguĂ©es en dĂ©cembre 2020 par la Banque populaire de Chine (PBOC) ont manifestement eu très peu d'effet sur la bulle immobilière.

La rhétorique adoptée par Xi Jinping a coûté aux cinq plus grandes entreprises internationales du secteur du luxe 67 milliards de dollars de valeur boursière en seulement 48 heures.

Il apparaĂ®t clairement que le gouvernement a dĂ» trancher entre deux voies possibles : rester dans une situation d’inefficacitĂ© dans laquelle des risques plus Ă©levĂ©s encore auraient Ă©mergĂ© de cette bulle de l’endettement chinois, ou donner une leçon susceptible d’avoir un effet contre-productif et d’engendrer des dĂ©fauts de paiement Ă  effet boule de neige et un cycle dĂ©flationniste. Au-delĂ  des difficultĂ©s de mise en Ĺ“uvre, le plus frappant rĂ©side dans l'ampleur et dans la dynamique des risques financiers Ă©mergeant de ces nouvelles mesures, tout comme dans leur impact psychologique sur les acteurs Ă©conomiques chinois. 

Certes, pour citer Mao, la rĂ©volution n'est pas un dĂ®ner de gala. Xi Jinping a dĂ©clarĂ© combien son approche s’embarrasse peu de nuances, pointant du doigt dans de rĂ©centes tirades les "gens bien" (好人主义) qui ne sont d’aucune utilitĂ© publique voire mĂŞme sont du cĂ´tĂ© des ennemis. 

La casse est dĂ©jĂ  très importante. Depuis octobre 2020, Alibaba a perdu Ă  lui seul 378 milliards de dollars de capitalisation, et Tencent, groupe moins connu, en a quant Ă  lui perdu 308 milliards. Le secteur des cours particuliers reprĂ©sentait en Chine un marchĂ© d’une valeur de 120 milliards de dollars. La rhĂ©torique adoptĂ©e par Xi Jinping a coĂ»tĂ© aux cinq plus grandes entreprises internationales du secteur du luxe 67 milliards de dollars de valeur boursière en seulement 48 heures. En comparaison, les 27 milliards de dollars de perte accusĂ©s en deux semaines par les investisseurs internationaux lors de l'introduction en bourse de Didi Chuxing ont des allures d'argent de poche. Quelle que soit la tournure que prendront les Ă©vĂ©nements pour Evergrande - une faillite pure et simple ou une restructuration avec une Ă©norme "dĂ©cote" des billets Ă  ordre et des actions -, la montagne de ses dettes (plus de 300 milliards) pèsera sur trois catĂ©gories de crĂ©anciers : les acheteurs qui ont payĂ© leurs appartements Ă  l'avance, soit actuellement 1,2 million de mĂ©nages, les investisseurs chinois qui ont achetĂ© des actions mises en vente par l'entreprise et par ses dirigeants, y compris dans les mois prĂ©cĂ©dant le krach, et les propriĂ©taires internationaux d'actions VIE cotĂ©es dans les Ă®les CaĂŻmans ou Ă  Hong Kong. On n’oubliera pas les gouvernements locaux, qui sont visiblement appelĂ©s Ă  opĂ©rer des sauvetages locaux, et dont les recettes fiscales dĂ©pendent massivement du produit des ventes de terrain, tandis que les obligations qu’ils ont Ă©mises sont largement dĂ©cotĂ©es.

Plus important encore, ce tournant atteint directement la psychologie des investisseurs et des consommateurs nationaux - c’était sans doute l’effet prĂ©cisĂ©ment recherchĂ© au dĂ©part. Cette hypothèse est crĂ©dible, Ă©tant donnĂ©es les attaques aux intĂ©rĂŞts des classes moyennes supĂ©rieures urbaines. Ă€ l’image de l'apprentissage de l'anglais via des cours privĂ©s, de la prĂ©paration de l'entrĂ©e Ă  l'universitĂ©, ou encore des voyages Ă  l'Ă©tranger, les achats immobiliers visant Ă  se protĂ©ger pour la retraite sont un phĂ©nomène qui s'Ă©tend au-delĂ  de ces classes moyennes supĂ©rieures : en 2020, seuls 0,53 % des salariĂ©s du secteur privĂ© bĂ©nĂ©ficiaient d'un plan de retraite d'entreprise au-delĂ  du rĂ©gime national de base.

On assiste dĂ©sormais Ă  une multiplication des signes pointant vers un ralentissement Ă©conomique, et pas seulement vers un ralentissement de la croissance, dĂ©jĂ  prĂ©vu depuis des mois. En aoĂ»t, la croissance des ventes au dĂ©tail a ralenti en glissement annuel, passant de 8,5 % le mois prĂ©cĂ©dent Ă  2,5 %. Parmi les secteurs les plus touchĂ©s, figurent les Ă©quipements de communication, les voitures, l'Ă©lectronique domestique, l'habillement et la restauration. DĂ©but septembre, les chiffres de l'immobilier se sont effondrĂ©s : les donnĂ©es haute frĂ©quence rĂ©vèlent qu'au cours des 11 premiers jours de septembre, les ventes de logements neufs ont chutĂ© de plus de 26 % en glissement annuel, et les ventes de logements existants de 46,6 %. 

On assiste dĂ©sormais Ă  une multiplication des signes pointant vers un ralentissement Ă©conomique, et pas seulement vers un ralentissement de la croissance, dĂ©jĂ  prĂ©vu depuis des mois. 

En valeur, les ventes de terrains ont chutĂ© de 90 % en glissement annuel ce mois-ci, après une baisse de 65 % en glissement annuel en aoĂ»t. Aujourd’hui, les autoritĂ©s locales des villes de troisième et de quatrième Ă©chelon prennent des mesures autoritaires pour fixer des prix planchers dans les transactions immobilières, pour enrayer une spirale baissière.

Les besoins en capitaux pour garantir le paiement continu des intĂ©rĂŞts ou reprendre les actifs de sociĂ©tĂ© en faillite augmentent donc de jour en jour. D'autres sociĂ©tĂ©s immobilières et leurs fournisseurs risquent de sombrer. Consommateurs et investisseurs deviennent de plus en plus prudents. Le retour du Covid-19 en Chine via quelques cas liĂ©s au variant Delta et l'approche chinoise du "zĂ©ro-Covid" desservent aussi Ă  court terme l’économie. Le marchĂ© boursier chinois avait connu une augmentation des volumes de transactions au cours de l'Ă©tĂ© : les investisseurs nationaux avaient commencĂ© Ă  dĂ©placer leurs actifs de l'immobilier vers la bourse. Il est maintenant en baisse, car la dĂ©fiance prend le dessus.

Pour le moment, rien de ce qui précède ne laisse présager d’une crise financière généralisée, le gouvernement détenant de nombreux leviers sur le marché. Mais l'équilibre à trouver entre une "leçon" aux investisseurs et le risque d’un krach devient plus délicat. Les montants nécessaires pour restructurer les dettes et préserver un minimum d'actifs financiers des sociétés immobilières et des constructeurs augmentent rapidement. La situation financière des gouvernements locaux en particulier est à scruter attentivement.

Ce sombre tableau est malgrĂ© tout Ă©clairĂ© par une lumière qui ne se dĂ©ment pas : celle qu’apportent les exportations chinoises. L’effet d’aubaine créée par la pandĂ©mie de Covid-19 - c’est-Ă -dire les pertes de production qui ont affectĂ© plus longtemps les autres producteurs asiatiques, et la force de la demande mondiale dans des secteurs oĂą l’offre chinoise est prĂ©pondĂ©rante - portait encore ses fruits en aoĂ»t 2021.

 
Évolution des importations et exportations chinoises entre 2015 et 2021 (en glissement sur deux ans)

 

Août 2015Août 2017Août 2019Août 2021
Valeur totale des importations et exportations (en milliards d’USD)333356395530
Glissement (sur deux ans) 6,8 %11,0 %34,2 %
Valeur totale des exportations (en milliards d’USD)197198215294
Glissement (sur deux ans) 0,6 %8,5 %37,0 %
Valeur totale des importations (en milliards d’USD)137158180236
Glissement (sur deux ans) 15,6 %14,0 %31,0 %
Excédent commercial (en milliards d’USD)60403558
Glissement (sur deux ans) -33,5 %-13,3 %68,0 %

Source : donnĂ©es publiĂ©es sur le site internet du Bureau national des statistiques de Chine

Par exemple, depuis aoĂ»t 2019, les exportations chinoises de composants pour automobiles (batteries incluses) ont Ă©tĂ© multipliĂ©es par neuf (aoĂ»t 2021) ; cet exemple sectoriel, en partie grâce Ă  l’essor de l’électro-mobilitĂ©, permet de deviner quels seront les gains futurs pour la Chine. 

Il ne fait nul doute que Xi Jinping et les autoritĂ©s financières chinoises ont choisi de rompre avec la spirale de la dette intĂ©rieure, en grande partie associĂ©e Ă  la bulle immobilière. Les entrepreneurs y comptaient sur leurs connexions avec l’État-parti et sur la garantie implicite de celui-ci. Quant aux acheteurs individuels, ils ont connu plusieurs dĂ©cennies de hausse spectaculaire de l’immobilier. La leçon donnĂ©e par PĂ©kin est donc sĂ©vère. Elle s'inscrit aussi dans le cadre d'autres mesures annoncĂ©es pour mettre sous contrĂ´le les milliardaires chinois. Que ce soit pour les coups d’arrĂŞt aux grandes entreprises digitales ou dans la gestion de la bulle immobilière avec la rĂ©solution en cours du cas Evergrande, le sort des actionnaires Ă©trangers et mĂŞme nationaux apparaĂ®t comme une considĂ©ration très secondaire. 

Tout ceci a donc des implications Ă  l’international, y compris pour les investisseurs Ă©trangers. En fonction de la source consultĂ©e, on constate qu’au cours de cet Ă©tĂ©, les avoirs Ă©trangers en obligations nationales, publiques ou privĂ©es, ont continuĂ© Ă  augmenter, ou au contraire que les acquisitions ont commencĂ© Ă  ralentir. Sur les marchĂ©s boursiers, un conseil d'investissement Ă  court terme parfois entendu est d’oublier les pertes actuelles et de se concentrer plutĂ´t sur les secteurs auxquels l’État-parti donne dĂ©sormais la prioritĂ©. Mais ceux-ci - qu'il s'agisse du secteur digital ou de biotechnologie - prĂ©sentent des ratios cours/bĂ©nĂ©fices (C/B) très Ă©levĂ©s. La leçon actuellement donnĂ©e par PĂ©kin est autant celle de l'incertitude que de l’attention Ă  accorder aux ordres Ă©manant du gouvernement : car ces derniers sont changeants. Ă€ ce jour, la Chine bĂ©nĂ©ficie toujours d’une augmentation des flux de capitaux en provenance de l'Ă©tranger, en dĂ©pit de la fameuse "guerre commerciale" sino-amĂ©ricaine et des restrictions d'achat de technologies occidentales imposĂ©es aux entreprises chinoises. Mais combien de temps cela va-t-il encore durer ?

Ă€ court terme, quand la chute de la construction et le ralentissement gĂ©nĂ©ral auront limitĂ© l’appĂ©tit chinois, il devrait y avoir une prime aux Ă©conomies internationales qui importent Ă©nergie ou matĂ©riaux. Cela profitera aussi Ă  une baisse des Ă©missions de CO2 après leur hausse frĂ©nĂ©tique des deux dernières annĂ©es. Cette baisse est aussi un objectif affichĂ© par Xi Jinping. Mais l’impact n’est pas encore perceptible : la pĂ©nurie d’énergie, créée largement par l’objectif mĂŞme de limiter les Ă©missions de CO2, semble au contraire contraindre dĂ©but octobre 2021 les autoritĂ©s Ă  redĂ©marrer importations et production de charbon pour Ă©viter une double crise - celle de la construction et celle de la production Ă©nergĂ©tique. Pour une pĂ©riode peut-ĂŞtre brève, la Chine demeure un facteur d’inflation des prix internationaux de l’énergie, et l’effet dĂ©flationniste de l’éclatement de la bulle immobilière tarde Ă  se traduire sur la consommation de matières premières.

Au-delĂ  de ces zigzags conjoncturels, plusieurs Ă©lĂ©ments semblent structurels : la prioritĂ© accordĂ©e Ă  la "stabilitĂ©" du système financier plutĂ´t qu’à la croissance du PIB, le discours sur la sĂ©curitĂ© nationale, et donc l'Ă©volution vers une autosuffisance toujours plus grande alors que les exportations restent fortement encouragĂ©es, la mise au pas d'une classe moyenne plus cosmopolite en faveur de politiques populistes mais aussi d’une rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s. La nouvelle Ă©conomie politique de Xi Jinping confirme la prioritĂ© accordĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure du rĂ©gime. Le dĂ©couplage Ă©conomique et sociĂ©tal ne peut que s'accĂ©lĂ©rer Ă  partir de ces diffĂ©rentes composantes et de l'idĂ©ologie qui le sous-tend.

 

 

Copyright : AFP

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