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"Fit for 55" : quel avenir pour les industries automobiles française et allemande ? 

 Anuchika Stanislaus
Auteur
Chargée d’Affaires Internationales

La voiture est le principal moyen de transport des europĂ©ens. Elle reprĂ©sente environ 15 % des Ă©missions de CO2 et constitue l’une des principales causes du rĂ©chauffement climatique. La Commission europĂ©enne a prĂ©sentĂ© le 14 juillet dernier son plan climat "Fit for 55", qui contient des mesures dĂ©terminantes pour l’avenir de l’industrie automobile. Ă€ partir de 2035, seuls les vĂ©hicules de nouvelle gĂ©nĂ©ration non polluants, c’est-Ă -dire 100 % Ă©lectriques ou propulsĂ©s Ă  l’hydrogène, seront autorisĂ©s Ă  la vente sur le marchĂ© europĂ©en. Cette transition sera plus confortable pour les fabricants allemands que pour leurs homologues français car l’industrie automobile allemande est solidement implantĂ©e en dehors des frontières europĂ©ennes et financera sans doute cette transition Ă  travers ses exportations de vĂ©hicules Ă  moteur thermique. Les deux pays devront cependant rĂ©aliser d’importants efforts afin de passer la part des ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques de 8,2 % en 2021 Ă  55 % en 2030. Anuchika Stanislaus, chargĂ©e d’affaires internationales au sein des programmes Allemagne et NumĂ©rique de l’Institut Montaigne, se penche sur le nouveau plan annoncĂ© par la Commission europĂ©enne. 

Les véhicules électriques (VE), qui n’émettent pas de CO2, apparaissent comme l’un des outils les plus efficaces de lutte contre le réchauffement climatique et ainsi, pour l’Union européenne, comme un élément clé pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050. La tournure du débat européen en matière de politique climatique met depuis quelques mois les fabricants sous pression les incitant à produire un nombre croissant de véhicules à faibles émissions. Cette pression est plus apparente encore depuis l’adoption du Règlement européen (UE) 2019/631 en janvier 2020, qui exige que les nouveaux véhicules doivent émettre au maximum 95 grammes de CO2 par kilomètre en moyenne. Tout dépassement de ce seuil pourrait entraîner des amendes se chiffrant en millions d’euros ; cela incite inévitablement les grands groupes du secteur à accélérer en urgence leur production de VE. En France, les immatriculations de véhicules électriques ont décollé depuis 2019, notamment grâce à l’injection de 8 milliards d’euros par le gouvernement, visant à sauver le secteur et à l’aider à faire face aux lourdes pertes causées par les confinements successifs. Ce plan comprend un important volet dédié à dynamiser le marché des véhicules électriques. De l’autre côté du Rhin, l’Allemagne est le pays européen où l’on fabrique et où l'on possède le plus de VE : 21 % de tous les VE immatriculés en février 2021 l’ont été en Allemagne, et 1/5e en Chine. La Commission européenne a publié le 14 juillet 2021 son plan climat "Fit for 55", qui propose de réduire de 55 % par rapport à 1990 les émissions de GES du secteur automobile d’ici 2030. Autrement dit, la Commission souhaiterait ne voir sur les routes que des véhicules électriques à l’horizon 2035. Le plan "Fit for 55" sera soumis à des amendements et débats pour au moins un an ; tel que présenté, comment se décline ce changement et quelles seront ses conséquences pour les acteurs du secteur ?

Ce que "Fit for 55" implique et n’implique pas pour l’industrie automobile

Le plan "Fit for 55" contient des propositions qui touchent de nombreux secteurs économiques (l’industrie, les transports, le bâtiment, l’énergie…), reflétant l’ambition européenne de mener une transition juste, compétitive et verte d’ici 2030. Ce plan comprend quatre propositions visant à promouvoir les véhicules et carburants les moins polluants sans externalité négative : la taxation énergétique, des investissements en matière de bornes de recharge et de ravitaillement, un nouveau prix du carbone et de nouveaux standards en matière de CO2.

L’une des solutions clé mise en avant par le programme "Fit for 55" est l’accélération du déploiement d’infrastructures de recharge. La Commission propose, à travers ce plan, d’atteindre un million de bornes de recharge publiques en 2025 et 3,5 millions environ en 2030 (contre 225 000 fin 2020) et d’avoir deux bornes de recharge (dont au moins une avec une capacité de 150 kW) tous les 60 kilomètres dès 2025 et le double d’ici 2030. Tandis que ces réseaux sont déjà en construction en Allemagne, aux Pays-Bas, en France ou au Danemark, ce n’est actuellement pas le cas en Espagne, en Italie, au Portugal, en Grèce,dans certains pays d’Europe centrale ou orientale, où le développement économique (en particulier en Hongrie, en République Tchèque ou en Slovaquie) dépend en grande partie de l’industrie automobile allemande.

L’une des solutions clé mise en avant par le programme "Fit for 55" est l’accélération du déploiement d’infrastructures de chargement.

La Directive 2014/94/UE sur le déploiement de carburants alternatifs présente des mesures communes afin de développer de telles infrastructures dans l’Union européenne. Cependant, un manque d’ambition, de cohérence et de constance entre les États-membres apparaît depuis sa mise en place, menant à une mauvaise répartition et une insuffisance numérique des infrastructures.

La Directive exige des États-membres qu’ils mettent en place des politiques publiques au niveau national afin que soit construit un nombre suffisant de bornes de recharge et de ravitaillement accessibles Ă  tous, notamment pour permettre le dĂ©placement transfrontalier de ces vĂ©hicules sur le RĂ©seau transeuropĂ©en de transport (RTE-T).   

Au-delĂ  de cet objectif ambitieux, l’Union europĂ©enne devra avoir recours Ă  des lois contraignantes ou mettre en place des incitations pour que les rĂ©gions ne peinent Ă  suivre la marche de construction des infrastructures de recharge dans toute l’Europe. Par exemple, l’un des objectifs du Pacte vert pour l’Europe de 2019 Ă©tait d’aider les rĂ©gions europĂ©ennes Ă  sortir du charbon : deux tiers des plus grandes rĂ©serves du monde se trouvent en Saxe et dans le Brandebourg (Allemagne). Le Pacte vert a alors permis Ă  cinq Länder de l’est du pays de subventionner de potentiels fabricants de voitures Ă©lectriques pour qu’ils puissent s’installer dans ces rĂ©gions et limiter l’impact Ă©conomique de la fermeture de ces usines. Ces initiatives sont Ă  multiplier afin de s’assurer que personne n’est laissĂ© pour compte au cours de cette transition. 

Assurer une bonne synchronisation avec le reste de la chaîne d’approvisionnement

L’industrie automobile constitue l’une des chaĂ®nes d’approvisionnement les plus complexes au monde. Le nouvel objectif proposĂ© par l’Union europĂ©enne devrait accĂ©lĂ©rer la transformation de la chaĂ®ne de valeur de l’automobile. De nouvelles tendances qui mèneraient Ă  de nouvelles demandes de la part de consommateurs, des changements dans les processus de fabrication ou encore le paysage lĂ©gislatif sont autant de facteurs qui influeront sur toute la chaĂ®ne d’approvisionnement (constructeurs, Ă©quipementiers, distributeurs et consommateurs). Les acteurs de cette chaĂ®ne, quel que soit leur secteur, partagent deux objectifs : rĂ©duire les coĂ»ts et accĂ©lĂ©rer leurs cycles de production.

Afin d’être efficace et accessible, la transition du secteur doit se faire Ă  tous les Ă©chelons de la chaĂ®ne d’approvisionnement. "Le prix est dĂ©terminant si l’on veut avoir un impact positif et d’ampleur sur le changement climatique et toucher l’ensemble des clients potentiels de VE, soit toute la sociĂ©tĂ©", a indiquĂ© le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, au cours d’une confĂ©rence sur l’avenir du secteur automobile europĂ©en, organisĂ©e par l’Institut Montaigne et le GrĂĽner Wirtschaft Dialog en avril 2021, rassemblant des politiciens, des syndicalistes, des Ă©quipementiers, des fabricants et des constructeurs automobiles. Bien que le plan "Fit for 55" reconnaisse le prix des vĂ©hicules comme l’un des principaux obstacles Ă  une transition verte, il aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant de dĂ©terminer un objectif de prix prĂ©cis et incitatif Ă  atteindre.

Bien que le plan "Fit for 55" reconnaisse le prix des vĂ©hicules comme l’un des principaux obstacles Ă  une transition verte, il aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant de se pencher sur un objectif prĂ©cis et incitatif. 

Dans un contexte de hausse des prix du pĂ©trole, la capacitĂ© Ă  baisser le prix des vĂ©hicules Ă©lectriques via des incitations gouvernementales et un coĂ»t de l’énergie plus faible permettrait un meilleur Ă©quilibre entre les VE et les vĂ©hicules Ă  motorisation thermique. Cependant, nous ne pouvons nous reposer sur ces deux seuls facteurs pour tendre les prix des VE Ă  la baisse ; nous devons Ă©galement crĂ©er un approvisionnement compĂ©titif des cellules de batteries Ă  haute densitĂ© Ă©nergĂ©tique afin de faire baisser leur prix. De nouvelles batteries Ă  cellule unique s’adaptent Ă  diffĂ©rentes compositions chimiques et sont compatibles avec toutes les grandes innovations, aussi bien les produits que les processus de fabrication. Ceci permettra aux diffĂ©rents acteurs de rĂ©duire la complexitĂ© et les coĂ»ts, et ainsi rendre le secteur automobile durable. Le gouvernement allemand joue un rĂ´le important au niveau europĂ©en Ă  travers sa "stratĂ©gie industrielle nationale 2030" qui vise non seulement Ă  produire plus de voitures Ă©lectriques mais aussi Ă  produire des cellules de batteries en Allemagne et dans d’autres pays europĂ©ens.  

Si la France peut se vanter de produire les trois quarts de son Ă©lectricitĂ© au nuclĂ©aire, quand l’Allemagne produit son Ă©lectricitĂ© essentiellement au gaz, pĂ©trole et charbon, les deux pays perdent tous deux au change dans la phase de fabrication des voitures Ă©lectriques (6,57 tonnes de CO2 pour une voiture Ă©lectrique contre 3,74 tonnes pour une voiture Ă  moteur thermique). Pour les vĂ©hicules Ă©lectriques, que ce soit en France ou en Allemagne, ce chiffre pourrait ĂŞtre compensĂ© par des mĂ©thodes de recyclage normalisĂ©es des mĂ©taux des batteries. L’élĂ©ment central de la stratĂ©gie industrielle europĂ©enne devrait ĂŞtre d’utiliser les opportunitĂ©s de rĂ©duction des coĂ»ts offertes par des synergies de recyclage tout au long de la chaĂ®ne de valeur. L’UE doit s’assurer que les questions environnementales sont intĂ©grĂ©es Ă  chaque Ă©tape de cette chaĂ®ne et que la pertinence environnementale des VE ne soit pas remise en question Ă  moyen-terme. 

ProtĂ©ger l’emploi et privilĂ©gier le capital humain 

"Le Pacte vert pour l’Europe doit ouvrir la voie Ă  une mobilitĂ© plus durable, plus numĂ©rique, et plus innovante ! L’UE doit offrir aux entreprises et aux employĂ©s des directives claires pour rĂ©aliser une transition qui soit crĂ©dible et juste socialement" souligne Dr. Franziska Brantner, membre du parlement allemand. Il est clair que quelque soit l’issue, l’ensemble des acteurs industriels traditionnels devront prendre des dĂ©cisions difficiles face Ă  la menace Ă  laquelle fait face le sureffectif du secteur des moteurs thermiques. 

Le secteur automobile est un secteur clĂ© en Europe notamment en Allemagne, en France, en Italie, et en Espagne : 14,6 millions de personnes travaillent directement ou indirectement pour cette industrie, soit 6,7 % de tous les emplois europĂ©ens. L’UE le sait et doit donc investir dans la formation, comme l’ont soulignĂ© les auteurs ayant contribuĂ© Ă  notre sĂ©rie "Green Deal, un nouvel Ă©lan" . La Commission europĂ©enne a lancĂ© une plateforme visant Ă  faciliter la crĂ©ation de programmes de formation dĂ©diĂ©s Ă  combler le dĂ©ficit de compĂ©tences des travailleurs europĂ©ens en matière de fabrication de batteries Ă©lectriques. 70 projets industriels sont soutenus par l’Alliance europĂ©enne pour les batteries (European Battery Alliance, ou EBA) - l’entitĂ© qui coordonne les efforts menĂ©s par les États-membre dans leur production et leurs chaĂ®nes d’approvisionnements respectives. L’objectif est d’atteindre l’indĂ©pendance europĂ©enne dans la production des batteries, ce qui devrait crĂ©er près de 4 millions d’emplois d’ici Ă  2025. L’UE a ajoutĂ© le lithium Ă  sa liste des matières premières critiques dont l’approvisionnement doit ĂŞtre sĂ©curisĂ©. Ces initiatives permettront Ă  l’UE de se rapprocher de ses principaux rivaux asiatiques et d’avancer vers l’autonomie stratĂ©gique dans ce secteur clĂ©.

Le secteur automobile est un secteur clĂ© en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne, et dans tout le reste de l’Europe : 14,6 millions de personnes travaillent directement ou indirectement pour cette industrie.

Certains emplois seront amenĂ©s Ă  Ă©voluer plus que d’autres. La production de VE demande moins de main d’œuvre que les chaĂ®nes de montage de vĂ©hicules Ă  moteurs thermiques. L'Institut Leibniz de recherche Ă©conomique de Munich (Ifo) estime qu’environ un demi-million d’emplois en Allemagne dĂ©pendent des vĂ©hicules Ă  moteurs thermiques. Les pertes d’emploi liĂ©es Ă  la transition vers des modèles Ă©lectriques ne sera que partiellement comblĂ©e par le dĂ©part Ă  la retraite des baby boomers, et l’Institut allemand d’études Ă©conomiques estime qu’au moins 178 000 emplois devraient ĂŞtre affectĂ©s en Allemagne d’ici Ă  2025. Un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros, Best Owner Group, a Ă©tĂ© mis en place par IG Metall et plusieurs acteurs du secteur afin de soutenir les Ă©quipementiers. 

FinancĂ© par des capitaux privĂ©s, ce fonds devrait faciliter le rachat de PME spĂ©cialisĂ©es dans la fabrication de pièces pour vĂ©hicules essence ou diesel et ainsi aider les PME de ce secteur en leur apportant des capitaux Ă  faire face Ă  cette transition vers l’électrique. 

L’UE doit s’assurer que cette transformation sera financĂ©e et qu’elle prĂ©servera les atouts des rĂ©gions productrices de voitures, notamment en mettant en place une approche horizontale afin que les employĂ©s puissent rester dans leurs rĂ©gions respectives. Si l’UE investit largement dans la mobilitĂ© (via, entre autres, le Fonds pour l’innovation, les règles relatives aux aides d’État sur les investissements, le Fonds europĂ©en social plus - ESF+ -, InvestEU et d’autres programmes de financement europĂ©ens), elle n’a pourtant pas encore Ă©tabli de directions ou de perspectives tangibles quant Ă  l’orientation prĂ©cise que doivent prendre ces investissements pour les 10 prochaines annĂ©es. Ainsi, il est urgent de formuler des objectifs clairs en matière d’emploi, au risque de forcer les fabricants Ă  basculer brutalement vers les VE et Ă  dĂ©truire un pan du marchĂ© du travail europĂ©en. 

Les donnĂ©es et les logiciels sont l’avenir des VE 

D’ici quelques annĂ©es, toutes les voitures seront sous la coupe de batteries, de donnĂ©es et de logiciels. Ceux-ci feront ainsi partie d’un nouvel Ă©cosystème de mobilitĂ© intermodale, conçu pour permettre ce que Carlos Tavares appelle "notre libertĂ© de mouvement". Tandis que les voitures deviennent des plateformes pour des applications, les donnĂ©es remplacent le "pĂ©trole et le diesel" qui alimentent aujourd'hui les machines. Ainsi, l’Europe doit fixer ses propres normes et protĂ©ger sa souverainetĂ© numĂ©rique. Elle a donc besoin d’un nouveau modèle Ă©conomique qui prend en compte l’efficacitĂ© des voitures, mais aussi des valeurs europĂ©ennes telles que la protection des donnĂ©es ou le respect des libertĂ©s individuelles. 

Les perturbations de la chaîne de valeur seront immenses et les revenus changeront de source : ceux issus de la vente des moteurs thermiques devraient chuter dans les cinq années à venir tandis qu’en parallèle, les revenus tirés par les logiciels devraient être plus importants que le total des revenus issus de la vente de véhicules électriques.

L’Europe doit fixer ses propres standards et protĂ©ger sa souverainetĂ© numĂ©rique. 

Des investissements dans les technologies autonomes, la connectivitĂ© et l’électrification sont un dĂ©fi pour les acteurs du secteur, qui voient de nouveaux concurrents issus du monde de la tech qui ont fait irruption sur le marchĂ© tels que Baidu, Apple ou Amazon Logistics. Les vĂ©hicules Ă©lectriques nĂ©cessitent de nouvelles compĂ©tences, en particulier en informatique, en Ă©lectronique et en chimie, mais la conversion d’électromĂ©caniciens Ă  ces nouveaux emplois coĂ»tera environ 10 000 euros par employĂ© selon l’Ifo. Les besoins d’investissement seront donc ici encore significatifs. Notre rapport sur "Quelle place pour la voiture demain ?" (2017) suggĂ©rait que l’industrie automobile analyse de manière quantitative (nombre d’emplois menacĂ©s par secteur d’activitĂ©) et qualitative (potentiel redĂ©ploiement selon les compĂ©tences), avec l’aide des autoritĂ©s, l’impact de la voiture de demain sur l’emploi. Ce diagnostic partagĂ© permettrait l’adoption d’une gestion proactive de l’emploi et des compĂ©tences, et ainsi Ă©viter Ă  l’avenir la difficultĂ© inhĂ©rente Ă  une restructuration soudaine des opĂ©rations. 

Les États membres de l’UE et le Parlement europĂ©en vont dĂ©battre du plan "Fit for 55" et soumettront sans doute de nombreux amendements. Il serait judicieux pour l’UE d’inclure des objectifs plus concrets et tangibles en matière : d’incitations Ă  l’achat de VE, d’approvisionnement compĂ©titif dans les cellules de batteries, de dĂ©veloppement du marchĂ© de l’occasion pour les mĂ©taux de batterie, ainsi qu’en matière de prĂ©servation de l’emploi dans le secteur. 

 

 

Copyright : JENS SCHLUETER / AFP

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