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22/08/2011
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Faire confiance aux jeunes entrepreneurs innovants

Faire confiance aux jeunes entrepreneurs innovants
 Institut Montaigne
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Les créateurs de Microsoft, Apple, Google et Facebook, tous âgés de moins de 25 ans au moment de la création de leur entreprise, ont ouvert la voie à une toute nouvelle génération d’entrepreneurs. Quitte à sacrifier ses études et à prendre des risques. Dans la suite de son étude Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation (février 2011), l’Institut Montaigne se penche sur le phénomène.

L’exemple de Mark Zuckerberg qui a abandonnĂ© ses Ă©tudes Ă  Harvard pour fonder Facebook fait des Ă©mules. Dans un article paru fin juin - Dropouts look to learn from Zuckerberg - le Financial Times constatait une augmentation du nombre d’Ă©tudiants qui interrompent leurs Ă©tudes, avec le soutien des fonds d’investissement, afin de dĂ©velopper leur start-up dans le secteur de l’internet .

Si un jeune Ă  peine majeur a une idĂ©e rĂ©volutionnaire et qu’il croit suffisamment en celle-ci pour tout abandonner afin de la poursuivre, il faut alors l’encourager dans cette voie et investir. La culture de la prise de risque et de la confiance en l’esprit innovateur et entrepreneurial est ici poussĂ©e Ă  paroxysme. Abandonner ses Ă©tudes pour dĂ©velopper son entreprise est ainsi particulièrement bien vu dans la Silicon Valley et les entrepreneurs ayant rĂ©ussi de cette manière en sont particulièrement fiers.

En dĂ©calage avec la culture française, et mĂŞme europĂ©enne, cette approche fondĂ©e sur la can do attitude doit nous interpeler et nous amener Ă  nous interroger Ă  l’heure oĂą le système Ă©ducatif hexagonal peine Ă  former les Ă©tudiants Ă  l’innovation et Ă  l’entrepreneuriat. Ce diagnostic, l’Institut Montaigne l’avait dĂ©jĂ  posĂ© dans son Ă©tude de fĂ©vrier 2011, Adapter la formation de nos ingĂ©nieurs Ă  la mondialisation ainsi que dans son rapport paru en juin dernier De la naissance Ă  la croissance : comment dĂ©velopper nos PME.

Une sĂ©rie de chiffres marquants illustre l’ampleur du phĂ©nomène. Seuls 5 % des ingĂ©nieurs français crĂ©eront leur entreprise au cours de leur carrière. RapportĂ© au nombre d’habitants, il se dĂ©veloppe en moyenne trois fois moins de start-up en France qu’aux États-Unis, tandis que deux fois moins de brevets sont dĂ©posĂ©s auprès de l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle.

Le confort des grandes Ă©coles, une certaine aversion au risque ou encore l’existence de freins administratifs, culturels et financiers dans le processus de mise en œuvre d’idĂ©es sont autant de facteurs expliquant la frilositĂ© de nos ingĂ©nieurs face Ă  l’entrepreneuriat.

C’est pourquoi l’Institut Montaigne propose notamment de crĂ©er des ateliers incubateurs de crĂ©ativitĂ© dans chaque Ă©cole ou pour chaque regroupement d’Ă©coles. Ouverts 24 heures sur 24 et 365 jours par an, ces espaces offriraient aux Ă©tudiants les ressources et les conseils nĂ©cessaires pour concrĂ©tiser et dĂ©velopper leurs projets.

Le rapport De la naissance Ă  la croissance : comment dĂ©velopper nos PME encourage Ă©galement le dĂ©veloppement de filières "innovation et entrepreneuriat" au sein des cursus universitaires. En initiant très concrètement les Ă©tudiants Ă  l’entrepreneuriat, ils aborderaient les questions de valorisation de l’innovation, de protection intellectuelle et de levĂ©e de fonds.

La culture de l’entrepreneuriat est sous-valorisĂ©e en France, et ce, Ă  tous les niveaux de l’Ă©ducation. L’implication de la jeunesse dans le processus de crĂ©ation d’entreprise est un facteur dĂ©cisif de rĂ©ussite, comme en attestent les grands succès mondiaux prĂ©citĂ©s dans le domaine des nouvelles technologies.

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