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"Entreprise et formation" : extraits d'entretiens

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Retrouvez cette semaine des citations des entretiens retranscrits dans Intérêt général : que peut l’entreprise ?. Découvrez aujourd’hui le chapitre "Entreprise et formation", réalisé avec avec Pierre Beretti, président-directeur général d'Altedia et Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU).

  • PIERRE BERETTI : "L’entreprise est une collectivitĂ© de ressources humaines, et tout ce qui amĂ©liore les performances de cette collectivitĂ© amĂ©liore son Ă©cosystème. Une entreprise qui ignorerait son lien avec l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ne peut que faillir stratĂ©giquement." (p55)
  • BERNADETTE GROISON : "Il y a production de richesse et de valeur par l’entreprise. Mais les entreprises privĂ©es n’ont pas la gestion du bien commun." (p56)
  • PIERRE BERETTI : "L’Ă©clairage par les seuls biens communs ne permet pas de saisir exactement la diversitĂ© du monde de l’entreprise et les liens qui unissent ses diffĂ©rentes composantes, par exemple par les relations de sous-traitance." (p57)
  • BERNADETTE GROISON : "J’entends bien que toutes les entreprises participeraient de l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Mais certains secteurs doivent cependant relever du domaine public et de la responsabilitĂ© collective. Il en va ainsi de l’Ă©ducation, de la formation (...)" (p57)
  • PIERRE BERETTI : "IntĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral n’est pas forcĂ©ment synonyme d’Etat. La formation professionnelle, qui est aussi une composante de l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, relève par exemple des partenaires sociaux." (p57)
  • PIERRE BERETTI : "Plus l’entreprise sera associĂ©e, en amont, Ă  la mission de service public de formation initiale des jeunes, plus les formations seront adaptĂ©es aux enjeux et besoins de toutes les collectivitĂ©s de travail, publiques ou privĂ©es. Plus gĂ©nĂ©ralement, je pense que les rapports entre Ă©ducation et entreprise, en France, font l’objet de controverses permanentes et d’incomprĂ©hensions rĂ©ciproques." (p58)
  • PIERRE BERETTI : "Les institutions amĂ©ricaines d’enseignement supĂ©rieur sont de vrais incubateurs de recherche, thĂ©orique et appliquĂ©e, en connexion avec les rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques. (…) En France, en dehors des grandes Ă©coles, on a vraiment un handicap. (…) Il n’y a par exemple pas de reprĂ©sentants des entreprises dans la gouvernance des universitĂ©s." (p58)
  • BERNADETTE GROISON : "En tant qu’Ă©ducateurs, formateurs, enseignants, nous visons toujours une double finalitĂ© : la formation, bien entendu, de futurs travailleurs, mais aussi celle de futurs citoyens. (…) Ce n’est, dès lors, pas Ă  l’entreprise de faire l’Ă©ducation Ă  la place de l’Ă©cole." (p59)
  • BERNADETTE GROISON : "Estimer qu’il suffirait d’organiser des voies d’apprentissage pour que ces jeunes qui ne rĂ©ussissent pas scolairement rĂ©ussissent dans l’entreprise, c’est faire fausse route pour eux, pour l’entreprise et pour le système Ă©ducatif. L’apprentissage, ce n’est pas une baguette magique." (p59)
  • PIERRE BERETTI : "Je maintiens que l’on continue Ă  former, trop souvent, pour des diplĂ´mes qui n’ont pas de dĂ©bouchĂ©s. (…) Ces enseignements sont nĂ©cessaires, mais ils ne doivent pas, pour ceux qui s’y engagent totalement, conduire Ă  l’impasse." (p62)
  • BERNADETTE GROISON : "Certes des formations et des diplĂ´mes ne se traduisent pas immĂ©diatement dans l’entreprise. Reste qu’ils ont un rĂ´le indispensable dans notre sociĂ©tĂ©. C’est d’autant plus criant en pĂ©riode de crise : nous avons besoin d’intellectuels, d’idĂ©es, de dĂ©couvertes qui ne peuvent provenir seulement du monde de l’entreprise." (p62)
  • BERNADETTE GROISON : "On aboutit, en rĂ©alitĂ©, Ă  une superposition entre trois dimensions : les inĂ©galitĂ©s sociales, les difficultĂ©s scolaires, l’orientation vers les mĂ©tiers manuels." (p63)
  • BERNADETTE GROISON : "Nous repĂ©rons des dĂ©sirs grandissants de mobilitĂ© professionnelle. Ainsi, les jeunes qui entrent aujourd’hui dans la fonction publique ont dans l’idĂ©e de faire plusieurs mĂ©tiers dans leur vie, soit dans le public, soit dans le privĂ©." (p65)
  • PIERRE BERETTI : "MĂŞme si les rĂ©alisations sont imparfaites, insuffisantes, des crĂ©ations comme le VAE et le DIF sont de formidables progrès. Et c’est autour d’instruments de ce type que l’Education nationale peut beaucoup apporter Ă  l’entreprise." (p66)

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