AccueilExpressions par MontaigneÉlections municipales 2014 : Le chiffrageLa plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne Vie dĂ©mocratique09/12/2013ImprimerPARTAGERÉlections municipales 2014 : Le chiffrageAuteur Institut Montaigne Dans la continuité de l'opération conduite pendant la campagne présidentielle "Chiffrages-Déchiffrages 2012" ainsi que de ses travaux sur les finances publiques, l'Institut Montaigne entend apporter, dans le cadre des élections municipales de 2014, un éclairage sur les enjeux du scrutin et les finances publiques locales de dix grandes villes françaises : Bordeaux, Lille, Lyon , Nantes, Nice, Marseille, Paris, Rennes, Lyon, Strasbourg et Toulouse. RĂ©vĂ©lĂ© aujourd’hui, le premier temps de cette opĂ©ration est consacrĂ© Ă la prĂ©sentation d’un bilan Ă date de la situation financière de chacune de ces villes, ainsi que de leur communautĂ© urbaine le cas Ă©chĂ©ant, bilan fondĂ© notamment sur des documents administratifs, les travaux des agences de notation et articulĂ© autour d’une dizaine de grands indicateurs.Dans un second temps, de janvier Ă mars, les programmes des candidats seront analysĂ©s afin d’offrir un chiffrage des principales mesures qu’ils contiennent. Le chiffrage sera fondĂ© sur une mĂ©thodologie transparente et homogène entre les villes. Pour chacune des villes traitĂ©es, les programmes des principales listes seront analysĂ©s. Les propositions ainsi Ă©tudiĂ©es relèveront de tous les champs de l’action publique municipale : logement ; enfance et vie scolaire ; transports ; espaces verts, qualitĂ© de vie, entretien ; sĂ©curitĂ© ; grands projets ; actions de solidaritĂ© ; fiscalitĂ© locale ; moyens gĂ©nĂ©raux.Bilans de santĂ© financière : quels enseignements ?L’analyse des bilans de santĂ© financière des grandes villes françaises permet d’apprĂ©hender les grandes tendances d’évolution des finances publiques locales et d’identifier les principaux enjeux auxquels sera confrontĂ©e la nouvelle Ă©quipe municipale Ă l’issue des Ă©lections de mars 2014.1) Les grandes villes sont, dans l’ensemble, en bonne santĂ© financière. Il n’y a pas en France de "syndrome Detroit" (la mĂ©tropole amĂ©ricaine a rĂ©cemment fait dĂ©faut sur sa dette). Ces grandes villes sont solvables et ont passĂ©, en grande partie, le cap de la crise financière. Leur dette est globalement sĂ»re. Les grandes villes bĂ©nĂ©ficient de ressources fiscales qui continuent Ă progresser. Cependant, les marges de manĹ“uvre sur les taux d’imposition seront rĂ©duites Ă l’avenir. Comme l’État, les villes doivent dorĂ©navant rationaliser leurs dĂ©penses, de fonctionnement comme d’équipement.2) Au sein des dix villes Ă©tudiĂ©es, les situations sont contrastĂ©es. Les bilans prĂ©sentĂ©s ne visent pas Ă dĂ©cerner de bons ou de mauvais points Ă la gestion passĂ©e. Ils montrent que les choix et les prioritĂ©s des grands Ă©lus locaux en termes de fiscalitĂ©, de politique d’endettement ou d’investissement et de « train de vie » de la commune ont de rĂ©elles consĂ©quences.3) La prochaine mandature (2014-2020) sera celle des choix financiers pour les villes. L’État, après avoir gelĂ© le montant des concours qu’il verse aux communes, a dĂ©cidĂ© de les rĂ©duire Ă compter de 2014, dans le cadre de sa politique de redressement des comptes publics. Par ailleurs, la hausse des impĂ´ts locaux pourrait se heurter Ă l’expression d’un sentiment de pression fiscale trop forte, alors que les sondages d’opinion montrent que la fiscalitĂ© locale est en tĂŞte des prĂ©occupations des Ă©lecteurs. Les programmes prĂ©sentĂ©s dans le cadre des Ă©lections municipales devront ĂŞtre Ă©tudiĂ©s Ă la mesure de ces enjeux : les candidats annonceront-ils des Ă©conomies sur le budget de fonctionnement de la ville ? comment seront financĂ©s les nouveaux investissements ? 4) Autre enseignement majeur de cet exercice, la "mĂ©tropolisation" des politiques publiques locales et, en consĂ©quence, l’imbrication des financements entre les grandes villes et leur groupement intercommunal sont de plus en plus importantes. Les liens financiers sont complexes, peu lisibles, et pourtant dĂ©terminants compte tenu des volumes des budgets et de la dette. Les Ă©lections municipales de 2014 seront aussi des Ă©lections intercommunales. Pour la première fois, l’électeur votera Ă la fois pour ses reprĂ©sentants au conseil municipal et au conseil communautaire. 5) Enfin, les Français sont en droit enfin d’exiger davantage de transparence sur les finances communales et intercommunales. Alors mĂŞme que la loi prĂ©voit une large information des citoyens, l’information financière concernant les communes et les intercommunalitĂ©s reste peu lisible et pas toujours accessible. Certes, dans le contexte de fortes incertitudes que traverse aujourd’hui notre pays, les considĂ©rations nationales ne manqueront pas d’interfĂ©rer avec le dĂ©bat local et de marquer la campagne Ă©lectorale. Mais c’est bien l’avenir des grandes mĂ©tropoles françaises qui se joue dans les urnes en mars 2014.Eclairages mĂ©thodologiques - Les bilans de santĂ© financière des 10 grandes villes analysĂ©es prĂ©sentent la situation des principaux paramètres financiers de chaque ville : le budget et les dĂ©penses de la commune, les principales recettes (impĂ´ts locaux, dotations de l’Etat, etc.), le niveau de son endettement et les liens financiers entre la ville et l’intercommunalitĂ©. - Comparer la situation financière des 10 grandes villes peut s’avĂ©rer dĂ©licat : les villes n’ont pas la mĂŞme population, pas la mĂŞme richesse de leur tissu fiscal et pas les mĂŞmes compĂ©tences, en fonction du statut des collectivitĂ©s (Paris en particulier, qui est Ă la fois une ville et un dĂ©partement). Les rapports entre la commune et la structure intercommunale sont aussi variables en fonction des choix locaux. Sous toutes ces rĂ©serves, l’analyse des grands paramètres financiers, ramenĂ©s par habitant (par exemple la dette par habitant), permet de situer la position relative de la ville. - L’évolution des grands paramètres financiers sur la pĂ©riode 2008 - 2012 doit ĂŞtre considĂ©rĂ©e avec prudence, l’équipe municipale sortante ayant Ă©galement adoptĂ© un budget pour l’annĂ©e 2013, budget pour lequel nous ne disposons pas encore des donnĂ©es dĂ©finitives . Les dĂ©penses d’investissement des villes sont par nature volatiles et la comparaison entre l’annĂ©e 2008 et l’annĂ©e 2012 n’est pas forcĂ©ment significative.- Les bilans de santĂ© financière reposent exclusivement sur des donnĂ©es publiques. Les chiffres proviennent des donnĂ©es comptables centralisĂ©es par le ministère de l’Economie et des Finances et des documents budgĂ©taires de la ville. Toutes les informations brutes sur la commune sont disponibles sur le site www.collectivites-locales.gouv.fr.Rendez-vous sur www.chiffrages-municipales2014.fr et retrouvez nos infographies exclusives ville par villeImprimerPARTAGER