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COP26 : tempĂŞte dans un verre d’eau ?

COP26 : tempête dans un verre d’eau ?
 Sophie Conrad
Auteur
Ancienne responsable du pĂ´le Politiques publiques
 Marin Gillot
Auteur
Ancien chargé d’études
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COP26 : compte Ă  rebours

Peu Ă  peu, la vie reprend son cours. Dans les mĂ©dias internationaux et nationaux, la mention de la catastrophe climatique qui se dessine Ă  un horizon toujours plus proche laisse place aux amorces d’une campagne prĂ©sidentielle mouvementĂ©e. Les faits divers prennent le pas sur les annonces Ă©tatiques en faveur de la neutralitĂ© carbone. L’impĂ©ratif de lutte contre la perte de biodiversitĂ© ne fait plus la une des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s, et s’en trouve relĂ©guĂ© aux milieux initiĂ©s. Tel est le sort des ConfĂ©rences des Parties (COP), parenthèses passagères, objets de toutes les attentes, qui restent souvent dĂ©cevantes et laissent derrière elles un sentiment amer de "trop peu". Un mois après l’ouverture de la très attendue COP26 Ă  Glasgow, les bilans se multiplient, entre applaudissements et critiques acerbes. Les conclusions de la COP26 sont pourtant plus contrastĂ©es qu’elles n’y paraissent Ă  première vue, et mettent en lumière l’incapacitĂ© du rĂ©gime actuel de gouvernance climatique international Ă  assurer seul la rĂ©ussite de notre transition Ă©nergĂ©tique et environnementale. 

Plus que les COP elles-mĂŞmes, c’est aujourd’hui l’écosystème qui se mobilise autour de cet Ă©vĂ©nement qui est porteur d’espoir. En amont de la COP26, la lettre rĂ©digĂ©e par une coalition composĂ©e de 778 entreprises adressĂ©e au G20 pour demander une action climatique plus forte constituait un signe encourageant. Elle prĂ©figurait une mobilisation sans prĂ©cĂ©dent du secteur privĂ© Ă  Glasgow, signe d’un changement de paradigme de plus en plus puissant. De la mĂŞme manière, la mobilisation de la sociĂ©tĂ© civile s’intensifie d’annĂ©e en annĂ©e, et permet de renforcer l’écho des COP et l’analyse qui est faite de leurs rĂ©sultats. Les gouvernants, rĂ©unis dans la zone bleue, auront peut-ĂŞtre entendu son appel Ă  rĂ©duire les Ă©missions mondiales de gaz Ă  effet de serre (GES) depuis les rues pluvieuses de la mĂ©tropole. Pourtant, ce sont bien les Ă©lĂ©ments constitutifs du pacte final qui servent de mesure de l’ambition et de l'efficacitĂ© d’une COP ou d’une autre. Qu’en est-il alors de la vingt-sixième Ă©dition ? 

Toujours plus haut, toujours plus fort ? 

La COP26 ne dĂ©butait pas le 31 octobre Ă  Glasgow, mais plutĂ´t dans les semaines et mois qui prĂ©cĂ©daient. HĂ©ritage de l’échec de la COP3 et de son protocole de Kyoto, l’objet n’est aujourd’hui plus Ă  la signature d’un grand traitĂ© international qui engagerait juridiquement les États signataires vers une rĂ©duction de leurs Ă©missions de GES. En lieu et place, les pays sont invitĂ©s depuis la COP21 Ă  rehausser leurs engagements climatiques de façon quinquennale, en publiant des "contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national" (CDN). Ă€ l’ouverture de cette vingt-sixième Ă©dition, 150 des 196 parties avaient dĂ©posĂ© de nouveaux engagements climatiques Ă  horizon 2030. Parmi celles-ci, 80 États ont adoptĂ© un objectif d’atteinte de la neutralitĂ© carbone. Ce n’est pas rien, loin de lĂ . 

C’est Ă©videmment l’annonce faite par le Premier ministre indien Narendra Modi qui a retenu toute l’attention. Le quatrième plus gros Ă©metteur de GES s’est engagĂ© Ă  atteindre la neutralitĂ© carbone Ă  horizon 2070. L’Inde rejoint ainsi la Chine, les États-Unis et l’Union europĂ©enne, les trois blocs les plus Ă©metteurs au monde, dans la route vers la neutralitĂ© carbone. Il s’agit d’une dĂ©claration inattendue de la part d’un pays jusqu’alors farouchement opposĂ© Ă  l’adoption d’un objectif net-zero sur la base du principe d’équitĂ©. Il s’agit de surcroĂ®t d’un pas de gĂ©ant de la part d’une Nation encore loin d’avoir atteint son pic de croissance Ă©conomique, et dont la production d’électricitĂ© dĂ©pend encore Ă  70 % du charbon. Cet engagement national, comme les autres, doit encore impĂ©rativement ĂŞtre accompagnĂ© d’une feuille de route complète. Pour autant, de telles annonces peuvent dĂ©jĂ  ĂŞtre saluĂ©es et encouragĂ©es, puisqu’elles dĂ©montrent l’intĂ©rĂŞt majeur de la saine pression exercĂ©e par les COP sur les gouvernements du monde entier en matière climatique. 

À l’ouverture de cette vingt-sixième édition, 150 des 196 parties avaient déposé de nouveaux engagements climatiques à horizon 2030.

Au-delĂ  des engagements unilatĂ©raux, la COP26 Ă©tait Ă©galement l’occasion de renforcer un peu plus le tissu international d’accords thĂ©matiques façonnĂ©s ces vingt dernières annĂ©es. On peut Ă©videmment citer les accords adoptĂ©s sur la dĂ©forestation et le mĂ©thane, largement dĂ©peints par la presse internationale comme des avancĂ©es majeures. D’une part, plus de 100 dirigeants reprĂ©sentant quelque 85 % des forĂŞts mondiales ont signĂ© un engagement visant Ă  "stopper et inverser la dĂ©forestation" avant 2030. 

Parmi les signataires, on remarque avec surprise le BrĂ©sil de Jair Bolsonaro, pays oĂą le rythme de dĂ©forestation s’est pourtant encore accĂ©lĂ©rĂ© de 22 % entre aoĂ»t 2020 et juillet 2021. Cette prĂ©sence questionne, Ă  juste titre, la transformation de ces engagements en actes. 

La signature par plus de 100 pays d’un engagement mondial en faveur du mĂ©thane (Global Methane Pledge) est Ă©galement jugĂ©e historique. Bien qu’ayant une durĂ©e de vie dans l’atmosphère moins Ă©levĂ©e que le dioxyde de carbone, le mĂ©thane a un pouvoir rĂ©chauffant beaucoup plus Ă©levĂ©. Sur une durĂ©e de 20 ans, une unitĂ© de masse de mĂ©thane a ainsi un impact sur le climat jugĂ© 84 fois supĂ©rieur Ă  celui du CO2. Ce gaz est Ă  l’origine d’un quart du rĂ©chauffement climatique, et la lutte contre les Ă©missions de mĂ©thane peut ainsi avoir un effet bĂ©nĂ©fique rapide sur les Ă©missions de GES mondiales. Sans prĂ©juger de l’intention de cet accord, pourtant, il convient de souligner la particularitĂ© du mĂ©thane ; contrairement au dioxyde de carbone, une large partie des Ă©missions mondiales de mĂ©thane, qui relève de fuites, pourraient ĂŞtre Ă©vitĂ©es Ă  l’aide de technologies dĂ©jĂ  existantes. L’engagement de nombreux États en faveur d’une rĂ©duction rapide des Ă©missions de mĂ©thane est ainsi louable, mais sa mise en Ĺ“uvre Ă  court-terme devra faire l’objet d’une attention particulière. NĂ©anmoins, l’absence notable des principaux Ă©metteurs de mĂ©thane, Ă  l’instar de la Chine, la Russie et l’Inde, affaiblit considĂ©rablement l’accord. 

Le Partenariat international pour une transition Ă©nergĂ©tique juste constitue peut-ĂŞtre l’accord le plus original Ă  ĂŞtre prĂ©sentĂ© Ă  l’issue de cette COP. Il unit l’Allemagne, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Union europĂ©enne Ă  l’Afrique du Sud, pour accompagner cette dernière vers la rĂ©ussite de sa transition Ă©nergĂ©tique, qui s’annonce dĂ©jĂ  pĂ©rilleuse. Le charbon fournit 87 % de l’électricitĂ© sud-africaine, ce qui participe Ă  faire du pays le douzième Ă©metteur mondial de gaz Ă  effet de serre. Ă€ ce titre, l’Afrique du Sud se classe devant le Royaume-Uni, alors que le pays a une Ă©conomie huit fois plus petite. Les consĂ©quences de ce dĂ©veloppement fortement carbonĂ© sont loin d’être anodines : Ă  travers le pays, le climat se rĂ©chauffe Ă  un rythme deux fois plus Ă©levĂ© qu’au niveau mondial, ce qui met en danger des activitĂ©s agricoles fragiles et des rĂ©seaux logistiques continentaux souvent vĂ©tustes. Le Partenariat annoncĂ© Ă  la COP26, qui mobilisera un total de 8,5 milliards de dollars, doit favoriser la dĂ©carbonation de l’économie sud-africaine sans prĂ©juger de ses besoins en dĂ©veloppement. Cette somme sera sĂ»rement insuffisante, mais elle participe d’une initiative intĂ©ressante qui entend crĂ©er une nouvelle voie de dĂ©veloppement propre. Ă€ terme, la rĂ©ussite de ce partenariat pourrait assurer un rayonnement vert Ă  l’Afrique du Sud sur le reste du continent pour les dĂ©cennies Ă  venir. 

Enfin, c’est peut-être la mention directe du charbon dans le "Pacte de Glasgow" et sa désignation comme ennemi public numéro un qui aura fait couler le plus d’encre. Le texte final, signé par 197 parties, appelle à "intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles". À l’origine de 37 % de la production d’électricité mondiale, le charbon est plus polluant que ​​ses homologues fossiles, le gaz et le pétrole. La transition énergétique hors du charbon est ainsi devenue une priorité ces dernières années, et la mention de cet objectif dans l’accord final de la COP26 constitue une avancée majeure.

La transition énergétique hors du charbon est ainsi devenue une priorité ces dernières années, et la mention de cet objectif dans l’accord final de la COP26 constitue une avancée majeure.

Il reste que l’Inde, la Chine et l’Arabie saoudite se sont mobilisĂ©es dans les derniers jours de la confĂ©rence pour que l’ambition du texte final soit attĂ©nuĂ©e, et qu’à la mention d’une "disparition progressive" de l’utilisation du charbon se substitue celle d’une "diminution progressive". Ces pays ne sauraient pour autant ĂŞtre qualifiĂ©s de "fossoyeurs" de l’accord final. En plein dĂ©veloppement Ă©conomique, ils devront ĂŞtre capables de digĂ©rer dans les annĂ©es Ă  venir une explosion de la demande Ă©lectrique, laquelle est aujourd’hui largement alimentĂ©e Ă  bas coĂ»t par l’exploitation du charbon. On ne peut s’attendre aux mĂŞmes engagements de leur part que de la part de pays qui, aujourd’hui dĂ©jĂ , ont largement rĂ©ussi Ă  Ă©liminer le charbon de leur mix Ă©nergĂ©tique, Ă  l’instar du Royaume-Uni. En outre, cet accord se concentre exclusivement sur le secteur Ă©nergĂ©tique, sans prendre en compte l’utilisation du charbon dans d’autres secteurs, qui devront eux aussi rĂ©duire leur dĂ©pendance pour nous permettre de respecter l’engagement pris dans le cadre de l’Accord de Paris. 

Pas assez haut, pas assez fort

Ces accords et engagements suffiront-ils Ă  rĂ©soudre la crise climatique Ă  laquelle notre planète se trouve aujourd’hui confrontĂ©e ? Sans dĂ©tour, la rĂ©ponse est assurĂ©ment nĂ©gative. Les analyses successives qui sont faites de la COP26 rĂ©vèlent des failles importantes, qui ne seraient acceptables que si l’urgence de la situation mondiale ne mettait pas en pĂ©ril l’équilibre fragile des Ă©cosystèmes dont nous dĂ©pendons tous. Or, l’absence perpĂ©tuelle de virage dĂ©cisif sur la question climatique laisse prĂ©sager du pire.

Ces accords et engagements suffiront-ils Ă  rĂ©soudre la crise climatique Ă  laquelle notre planète se trouve aujourd’hui confrontĂ©e ? Sans dĂ©tour, la rĂ©ponse est assurĂ©ment nĂ©gative.

À la COP26, la "finance climat" s’est révélée décevante. Ce terme désigne les financements mobilisés en faveur de l’effort d’adaptation et d’atténuation face au changement climatique, que ceux-ci soient d’origine publique, privée ou alternative. En 2009, les "pays riches" s’étaient engagés à mettre à disposition des pays les plus vulnérables une enveloppe de 100 milliards dollars par an à l’horizon 2020. Selon l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), cette aide n’atteignait pas les 80 milliards en 2019.

En particulier, sur le continent africain, qui connaĂ®tra un doublement de sa population d’ici Ă  2050 et qui se trouve durement frappĂ© par les consĂ©quences du dĂ©règlement climatique, l’aide dite d’"adaptation" reçue entre 2014 et 2018 s’est Ă©levĂ©e en tout et pour tout Ă  5 dollars par personne et par an. Cette incapacitĂ© des pays les plus riches Ă  respecter leurs engagements climatiques est profondĂ©ment regrettable, et fait peser une lourde ombre sur les engagements nouveaux susmentionnĂ©s. Pourtant, plutĂ´t que de revoir les mĂ©canismes de responsabilisation des États sur ce sujet, le texte final de Glasgow se contente d’inciter Ă  une augmentation des niveaux de finance climat. 

Sur les " pertes et dommages" aussi, la dĂ©ception Ă©tait grande au sortir de cette COP. Depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ , les pays vulnĂ©rables qui se trouvent ĂŞtre les plus affectĂ©s par les effets du changement climatique, rĂ©clament une aide spĂ©cifique de la part des pays historiquement les plus Ă©metteurs. Pourtant, la COP26 n’a toujours pas permis Ă  un tel mĂ©canisme de voir le jour, notamment en raison de craintes de la part de certains pays de voir Ă©merger un cadre lĂ©gal par lequel les pays vulnĂ©rables pourraient engager des poursuites Ă  l’encontre des pays les plus dĂ©veloppĂ©s. Pourtant, comment espĂ©rer que les pays dits "en dĂ©veloppement" se lancent dans une transition environnementale coĂ»teuse et incertaine en l’absence d’aide substantielle de la part des pays dont les moyens de dĂ©veloppement sont la source des problèmes actuels en matière climatique ? Cette question se heurte Ă  la rĂ©alitĂ© de la discussion sur les pertes et dommages telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Enfin, les engagements adoptés à la COP26 ne devraient toujours pas nous permettre d’atteindre l’objectif d’un maintien des températures sous la barre des 1,5°C en 2100 par rapport à la période préindustrielle de référence (1850-1900). Fixé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), cet objectif n’est ni fantasmé ni exagéré. Il ne devrait pas non plus être négociable. Le respect de cette limite permettrait en effet d’éviter les conséquences les plus désastreuses du dérèglement climatique. Pourtant, les engagements pris à Glasgow, s’ils étaient tous respectés, ne permettraient de limiter la hausse des températures que sous la barre des 1,8°C avant 2100, et ce dans le scénario le plus optimiste.

Les engagements adoptés à la COP26 ne devraient toujours pas nous permettre d’atteindre l’objectif d’un maintien des températures sous la barre des 1,5°C en 2100.

Cette perspective est dĂ©cevante. De surcroĂ®t, elle est peu rĂ©aliste, puisqu’elle table sur la rĂ©alisation de tous les engagements adoptĂ©s, y compris ceux de neutralitĂ© carbone qui paraissent pour le moins hasardeux. Il faudrait, pour rappel, diminuer les Ă©missions de GES de 45 % Ă  horizon 2030 par rapport Ă  2010 pour espĂ©rer rester sous les 1,5°C. Cela impliquerait une atteinte de la neutralitĂ© carbone en 2050 au niveau mondial.

De l’engagement à l’action

Au-delĂ  des rĂ©sultats obtenus Ă  Glasgow, donc, c’est le fonctionnement mĂŞme des COP qui doit interroger. PensĂ©es comme un espace de rĂ©flexion multilatĂ©rale, ces confĂ©rences n’ont aucun caractère contraignant pour les parties prenantes. Elles se rapprochent plus de la "thĂ©orie fonctionnelle des rĂ©gimes internationaux", telle que dĂ©veloppĂ©e par Robert Keohane, que de la gouvernance climatique intĂ©grĂ©e qui avait pĂ» ĂŞtre envisagĂ©e Ă  l’époque du protocole de Kyoto. Pourtant, la conception actuelle du consensus comme pierre angulaire du schĂ©ma de gouvernance climatique nous force Ă  la dĂ©ception chaque annĂ©e. Si le rĂ©gime actuel permet Ă  certains États d’avancer plus vite quand d’autres se montrent rĂ©ticents Ă  prendre des mesures ambitieuses, il reste qu’il se trouve confrontĂ© au traditionnel enjeu de l’"action collective". 

À ce titre, et pour une COP, la vingt-sixième édition du genre ne s’en sort pas si mal ; des accords relativement ambitieux ont été signés, qui pourraient permettre d’éviter quelques dixièmes de degrés de réchauffement avant la fin du siècle et les États ont été encouragés à réhausser leurs objectifs sur l’année à venir. Pourtant, il n’est plus temps de se contenter des effets d’annonce qui ont caractérisé les COP depuis leurs lancements en 1995. Dorénavant, la plupart des gouvernements mondiaux reconnaissent l’urgence climatique à laquelle nous faisons face, même s’ils ne sont pas encore prêts à sacrifier leurs intérêts individuels en faveur de l’action commune. C’est à ce titre que nous demandions, à quelques jours de la COP26, le passage d’une COP d’engagements à une COP d’action

Force est de constater que ce virage n’a pas Ă©tĂ© pris. La signature du partenariat entre certains pays occidentaux et l’Afrique du Sud apparaĂ®t comme une initiative encourageante. De la mĂŞme manière, les avancĂ©es sur le sujet de l’article 6, qui doit permettre la crĂ©ation d’un marchĂ© international de crĂ©dits-carbones, donnent une consistance supplĂ©mentaire Ă  cette COP26. Il reste Ă  espĂ©rer que ces deux initiatives, qui donnent la part belle Ă  des formes d’action concrètes, traduisent les prĂ©mices d’un changement de paradigme pour les prochaines COP. Sans concession possible face Ă  l’urgence de la situation climatique, l’objectif est aujourd’hui clair : donner les moyens aux parties de respecter leurs engagements pour demain. 

 

Copyright : Paul ELLIS / AFP

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