AccueilExpressions par MontaigneLes citoyens veulent participer au dĂ©bat public… et surtout peser !La plateforme de dĂ©bats et d’actualitĂ©s de l’Institut Montaigne SociĂ©tĂ© Vie dĂ©mocratique24/06/2014ImprimerPARTAGERLes citoyens veulent participer au dĂ©bat public… et surtout peser !Auteur AnaĂ«lle Baes ChargĂ©e d’études 44 % des Français estiment que demander directement l'avis des citoyens avant de prendre des décisions serait la meilleure solution pour améliorer le fonctionnement de notre démocratie. C'est un des résultats de l'enquête menée par TNS Sofres à l'occasion d'un colloque international organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) les 16 et 17 juin à Paris sur le thème "Le citoyen et la décision publique".Cette enquĂŞte conduite auprès d’un Ă©chantillon de 1 200 personnes rĂ©vèle des attentes extrĂŞmement fortes de la part des citoyens qui entendent ĂŞtre davantage Ă©coutĂ©s et pris en compte et tĂ©moignent, contrairement aux idĂ©es reçues, d’un goĂ»t très fort pour la participation aux dĂ©cisions publiques Ă condition que les modalitĂ©s de cette participation soient respectĂ©es et en partie repensĂ©es.Une dĂ©mocratie qui fonctionne malCette demande de participation s’exprime d’autant plus fortement que les Français portent un regard sĂ©vère sur le modèle politique actuel : ils sont 54 % Ă juger qu’à l’heure actuelle la dĂ©mocratie fonctionne mal en France.Cette perception se nourrit entre autres choses du sentiment d’un dĂ©calage de plus en plus important entre les citoyens et les dĂ©cideurs, souvent considĂ©rĂ©s comme une Ă©lite Ă©loignĂ© des rĂ©alitĂ©s quotidiennes. Sur la plupart des dĂ©cisions, les Français ont en effet le sentiment de n’être aujourd’hui pas pris en compte, en particulier dans les domaines de l’économie et l’énergie.Au niveau de leur commune ou de leur agglomĂ©ration toutefois, une majoritĂ© de Français estime pouvoir se faire entendre au moins de temps en temps : 61 % jugent d’ailleurs que la dĂ©mocratie locale fonctionne bien. Mais ils attendent d'ĂŞtre plus souvent consultĂ©s, Ă©coutĂ©s et pris en compte Ă tous les niveaux de dĂ©cision, depuis la commune jusqu’au niveau europĂ©en.Permettre aux citoyens de s’informer pour mieux comprendre le dĂ©bat publicLe besoin d’information et de pĂ©dagogie est l’une des attentes principales des Français. Ils sont conscients que les citoyens n’ont pas toujours les compĂ©tences pour Ă©mettre des avis "Ă©clairĂ©s" sur tous les sujets. Mais ces compĂ©tences s’acquièrent. La prioritĂ© pour eux est donc d’avoir les informations nĂ©cessaires pour se faire leur opinion, prĂ©alable indispensable Ă une participation utile et lĂ©gitime sur des sujets complexes de politiques publiques.A ce titre, ils sont 92 % Ă juger important de dĂ©velopper les confĂ©rences de citoyens, un outil innovant et efficace au service de l’action publique et qui permet de recueillir l’avis des citoyens sur un sujet après leur avoir apportĂ© la formation et l’information nĂ©cessaires.Conscient de la nĂ©cessitĂ© de renouveler les pratiques dĂ©mocratiques, l’Institut Montaigne a organisĂ© Ă l’automne 2012 une ConfĂ©rence de citoyens, rĂ©unissant 25 citoyens reprĂ©sentant une grande diversitĂ© de profils et d’origines, pour rĂ©flĂ©chir Ă l’avenir de notre système de santĂ© et rĂ©pondre aux questions suivantes : "Quel système de santĂ© voulons-nous ? Comment devons-nous l’utiliser et le financer pour qu’il soit viable ?". L’avis rĂ©digĂ© par leurs soins formule des pistes de rĂ©formes ambitieuses et acceptables Ă leurs yeux pour garantir la pĂ©rennitĂ© de notre système de santĂ©.Renouveler les formes de la participationConvaincus de la nĂ©cessitĂ© de renforcer l’écoute et la concertation des citoyens, les Français envisagent plusieurs outils de concrĂ©tisation.Si le dĂ©bat public et le dialogue oral apparaĂ®t comme un incontournable, la consultation directe par questionnaire est Ă©voquĂ©e par 74 % des Français qui y voient une certaine garantie de prise en compte de leur avis.La mise en place de sites Internet participatifs, dĂ©diĂ©s aux projets et grands enjeux de sociĂ©tĂ© et laissant une place Ă l’interaction et Ă l’expression de chacun, est Ă©galement largement attendue.L’Institut Montaigne a ainsi choisi d’être partenaire de l’opĂ©ration Nos rĂ©gions demain, lancĂ©e Ă l’initiative du cabinet Res publica, spĂ©cialisĂ© dans l’ingĂ©nierie de la concertation. Il s’agit d’une plateforme de dĂ©bats numĂ©rique conçue pour permettre Ă tous les Français d’échanger, ensemble et avec les Ă©lus, sur la rĂ©forme territoriale d’aujourd’hui dans ses aspects les plus concrets (compĂ©tences, financement, rattachement gĂ©ographique…). Retrouvez l’ensemble des forums de discussion en ligne, participez aux dĂ©bats et rĂ©pondez au questionnaire sur le site http://nosregionsdemain.jenparle.net/ImprimerPARTAGER