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Chronique de la COP27 : entre rĂ©paration, confrontation, compĂ©tition et coopĂ©ration

Chronique de la COP27 : entre réparation, confrontation, compétition et coopération
 Joseph Dellatte
Auteur
Expert résident et Responsable de projets - Climat et énergie

La 27ème conférence des parties (COP27) s’est tout juste clôturée en Egypte. Comme attendu, l'établissement d'un mécanisme de financement dédié aux pertes et dommages liés au changement climatique a été le sujet le plus débattu dans le désert du Sinaï au cours des deux semaines de la COP. Au-delà d’un traditionnel dénouement en demi-teinte, ce qui est apparu de manière évidente lors de cette conférence est la collusion de trois éléments discursifs antagonistes : l'appel à la nécessaire coopération, la reconnaissance de phénomènes de concurrence et l'effet paralysant de la confrontation entre blocs de pays. De retour de Charm el-Cheikh, Joseph Dellatte, Research Fellow climat au sein du programme Asie de l'Institut Montaigne, analyse les enjeux politiques, le jeu des coalitions qui ont vu le jour lors de la COP27 et leurs implications pour l'avenir de la lutte contre le changement climatique.

Pertes et dommages : un accord historique au goût amer

La "COP africaine" est finalement parvenue Ă  un accord - Ă  la portĂ©e en fin de compte symbolique - sur la crĂ©ation d'un fonds destinĂ© Ă  indemniser les pays en dĂ©veloppement "particulièrement" vulnĂ©rables et subissant des pertes et dommages (loss and damage, L&D) liĂ©s au changement climatique. Cette dĂ©cision est essentielle pour les pays dĂ©jĂ  touchĂ©s ; elle est Ă©galement historique puisque c'est la première fois qu'un mĂ©canisme de financement de "rĂ©paration" est convenu au niveau des Nations unies. 

Les discussions sur la mise en œuvre d'un mécanisme de financement des pertes et dommages ont été ajoutées à l'ordre du jour officiel dès le premier jour de la COP27. Il s'agit d'une initiative sans précédent pour une conférence sur le climat, qui a suscité de grands espoirs parmi les pays vulnérables - soutenus par la plupart des pays en développement - désireux d'obtenir un fonds de réparation des conséquences les plus directes du changement climatique. Les pays développés comme les États membres de l'Union européenne et les États-Unis s'opposaient initialement à l'établissement d'un mécanisme de financement sans règles solides de définition et de traçabilité - un prérequis qu'ils considéraient comme inatteignable lors de la COP27.

Les pays dĂ©veloppĂ©s n'Ă©taient pas non plus prĂŞts Ă  soutenir un mĂ©canisme qui ne contraindrait pas d'autres pays rĂ©cemment entrĂ©s dans la catĂ©gorie des pays Ă  revenu Ă©levĂ© (comme Singapour ou les pĂ©tromonarchies du Golfe) et surtout la Chine, le principal Ă©metteur mondial, Ă  payer leur juste part. Dans le mĂŞme ordre d'idĂ©es, l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS), la plus concernĂ©e par les pertes et dommages, a aussi demandĂ© que la Chine et d’autres grands pollueurs contribuent de manière significative Ă  ce mĂ©canisme de financement. 

Après un revirement inattendu sous la forme d'un "coup politique" de l'Union européenne à la fin de la conférence, un accord a finalement été trouvé avec les pays en développement.

À Charm el-Cheikh, la Chine a hésité à afficher un soutien clair à cette initiative. Il s'agit là d'un dilemme pour Pékin : soutenir le financement des pertes et dommages confère une légitimité supplémentaire au rôle de leadership que la Chine souhaite endosser auprès des pays en développement. Deuxième plus grand émetteur absolu de gaz à effet de serre en production cumulée, il serait logique qu'elle contribue au financement des pertes et dommages. Ce n'est cependant pas ce qu’elle souhaite : une contribution chinoise risquerait d'ouvrir la boîte de Pandore, en encourageant un débat sur son statut de pays en développement au sein du régime de l'Accord de Paris.

La position de l'AOSIS a Ă©tĂ© une question très controversĂ©e au sein du G77 - la principale plateforme de coordination des pays en dĂ©veloppement, regroupant 134 nations - puisque l'Alliance s’en tient Ă  la dĂ©finition du sommet de Rio de 1992 qui considère la Chine, et d'autres grands Ă©metteurs comme l'Arabie saoudite, au mĂŞme titre que tout autre pays en dĂ©veloppement. 

Après un revirement inattendu sous la forme d'un "coup politique" de l'Union europĂ©enne Ă  la fin de la confĂ©rence, un accord a finalement Ă©tĂ© trouvĂ© avec les pays en dĂ©veloppement. Cependant, les prochaines COP devront encore apporter leurs lots de solutions aux dimensions les plus dĂ©licates de ce mĂ©canisme de financement. De nombreuses questions restent en effet irrĂ©solues du fait des visions fondamentalement diffĂ©rentes qu’en ont les principaux acteurs. Tout d'abord, le document qui crĂ©e le mĂ©canisme de financement ne fournit pas de dĂ©finition claire ni d'accord sur ce qu'est un "pays en dĂ©veloppement particulièrement vulnĂ©rable", critère censĂ© dĂ©terminer les pays destinataires du fonds. Les EuropĂ©ens, les AmĂ©ricains et les Japonais ne veulent pas concĂ©der des financements Ă  des pays en dĂ©veloppement "Ă  revenu Ă©levĂ© et moyen", tandis que le Groupe des 77 + la Chine s’opposent Ă  toute discrimination entre les membres de leur coalition. L'accord final fait Ă©galement vaguement rĂ©fĂ©rence Ă  des "sources de financement plus larges", impliquant une "mosaĂŻque de solutions" s’appuyant sur l'allègement de la dette, les appels formulĂ©s en faveur d’une contribution d’institutions comme le FMI et la Banque mondiale, et peut-ĂŞtre une contribution de la part de pays au-delĂ  des pays dĂ©veloppĂ©s traditionnels (comme la Chine, ou les pays du Golfe). Il reviendra aux prochaines confĂ©rences des parties d’apporter davantage de prĂ©cisions. 

Coalitions et compromis

La volte-face de l'Europe en faveur de la crĂ©ation du fonds Ă©tait une concession tactique, initialement conditionnĂ©e au soutien des pays en dĂ©veloppement pour une ambition d'attĂ©nuation accrue et concrète dans le texte final afin de "sauver" l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris. L'UE, aux cĂ´tĂ©s de 80 autres nations, a demandĂ© des engagements fort sur l'Ă©limination progressive de tous les combustibles fossiles dans la dĂ©claration finale - une position proposĂ©e pour la première fois par l'Inde pour Ă©tendre la promesse d'Ă©limination progressive du charbon convenue lors de la COP26 - et un ambitieux programme de travail sur l'attĂ©nuation visant Ă  poursuivre concrètement l'objectif de 1,5°C. 

Aucune de ces ambitions ne s'est matérialisée, au grand regret de l'UE. Le texte final de la COP27 fait mention de l'objectif de 1,5°C, mais sans aucune référence aux solutions à mettre en œuvre, laissant transparaître un manque d'ambition évident. Du côté des efforts d’atténuation, seules quelques nouvelles références aux énergies "renouvelables" et "à faibles émissions" ont été convenues. La présidence égyptienne, alliée aux intérêts pétroliers, avait dans un premier temps proposé un vocabulaire plus faible que celui du Pacte de Glasgow pour le climat adopté l'année dernière lors de la COP26. Il s'agit là de l’une des pires formes d’affrontement en matière de politique climatique, en contradiction directe et flagrante avec l'objectif de cette COP, qui était de définir des mesures concrètes et de préparer leur mise en œuvre…

MalgrĂ© ces dĂ©convenues et en dĂ©pit de l’absence de lien entre rĂ©parations concĂ©dĂ©es et solutions, l'UE, rapidement suivie par d'autres pays dĂ©veloppĂ©s, s’est rĂ©solue Ă  soutenir la crĂ©ation du fonds. Les EuropĂ©ens aimeraient croire que la bonne volontĂ© dont ils ont fait preuve en s'engageant en faveur du fonds contribuera Ă  adoucir la confrontation traditionnelle entre pays dĂ©veloppĂ©s et pays en dĂ©veloppement, crĂ©ant ainsi un espace pour un engagement plus important en matière d'attĂ©nuation lors des futures COP. Mais Ă  ce stade, cette stratĂ©gie politique pourrait s’avĂ©rer trop optimiste et n’être adossĂ©e, en fin de compte, qu’à un rĂŞve inaccessible.

Le principal enseignement de la COP27 est donc que l'impasse des négociations climatiques sur un plan multilatéral en matière d’atténuation est plus puissante que jamais.

Le principal enseignement de la COP27 est donc que l'impasse des nĂ©gociations climatiques sur un plan multilatĂ©ral en matière d’attĂ©nuation est plus puissante que jamais. Tant que l'Ă©quilibre des forces au sein du G77 restera le mĂŞme - c’est-Ă -dire, avec un clair alignement des intĂ©rĂŞts des gĂ©ants industriels en dĂ©veloppement et Ă  croissance rapide comme la Chine et l'Inde avec les intĂ©rĂŞts Ă©conomiques des États pĂ©troliers et ceux de certains des pays les plus vulnĂ©rables au changement climatique - cela ne changera pas. 

De nombreux Ă©vĂ©nements extĂ©rieurs importants ont aussi contribuĂ© Ă  alimenter l'atmosphère conflictuelle de la COP27. Des considĂ©rations gĂ©opolitiques pures induites par la guerre de la Russie en Ukraine ont abouti Ă  l’émergence de deux coalitions qui ne se seraient jamais formĂ©es si l'invasion n'avait pas eu lieu. D'un cĂ´tĂ©, la Russie s'est jointe - ouvertement - Ă  d'autres États producteurs de pĂ©trole pour tenter d'allĂ©ger le langage adoptĂ© Ă  Glasgow sur l'attĂ©nuation. De l'autre cĂ´tĂ©, John Kerry a annoncĂ© un plan visant Ă  aider l'Ukraine Ă  effectuer sa transition des centrales au charbon aux centrales nuclĂ©aires SMR pour produire de l'hydrogène vert. 

Du nivellement par le bas Ă  la concurrence vertueuse

La COP27 a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par la reprise des discussions climatiques entre les États-Unis et la Chine, suite Ă  la rencontre entre Joe Biden et Xi Jinping lors du G20 Ă  Bali. Il ne faut cependant pas ĂŞtre naĂŻf sur la nature de la relation entre les deux pays, qui est celle d’une rivalitĂ© concurrentielle, y compris sur le climat. 

Juste après les Ă©lections amĂ©ricaines de mi-mandat - dont le rĂ©sultat a Ă©tĂ© un peu plus favorable Ă  l’ambition climatique qu’attendu - Joe Biden s’est rendu Ă  la COP27 sur le chemin du sommet du G20. Profitant de l'absence de Xi Jinping Ă  la COP, l'administration amĂ©ricaine s'est positionnĂ©e comme leader en matière de climat. La posture des Etats-Unis est toutefois affaiblie par les piètres performances amĂ©ricaines en matière de financement climatique, qui resteront en l'Ă©tat jusqu'Ă  ce qu'une majoritĂ© favorable se dĂ©gage Ă  la Chambre des reprĂ©sentants, dont les commissions budgĂ©taires votent les mesures liĂ©es au climat. Cette situation est largement exploitĂ©e par la Chine pour dĂ©noncer un manque d'engagement de la part des États-Unis Ă  l’égard des pays vulnĂ©rables. Elle est Ă©galement de mauvais augure pour le financement des pertes et dommages et le capital politique que les pays dĂ©veloppĂ©s espèrent en tirer. 

L'approche chinoise en matière de coopĂ©ration climatique est supplantĂ©e par ses intĂ©rĂŞts gĂ©opolitiques. 

L'approche chinoise en matière de coopération climatique est supplantée par ses intérêts géopolitiques. A la COP27, l'envoyé spécial de la Chine pour le climat, Xie Zhenhua, a affirmé que la Chine soutiendrait Taïwan dans la mise en œuvre de sa politique climatique selon le "principe d'une seule Chine". C'est la première fois que le gouvernement chinois mentionnait Taïwan dans un contexte climatique, montrant désormais la perception chinoise des liens entre climat et géopolitique.

L'objectif de sécurité nationale fait désormais partie de toute politique internationale menée par Pékin, y compris l'action climatique mondiale. Les États-Unis s'étant engagés à préserver le statu quo à Taïwan, l'inévitable concurrence croissante entre les deux superpuissances apparaît de nouveau, jusque dans le domaine du climat.

Au-delĂ  de la gĂ©opolitique, Xie Zhenhua a aussi subtilement parsemĂ© ses interventions de nombreux commentaires intĂ©ressants sur la "nĂ©cessaire concurrence qui peut ĂŞtre vertueuse" dans le domaine du climat - commentaires dont beaucoup s'appliquent Ă  l'Union europĂ©enne. 

Le discours sur la concurrence porte dĂ©sormais sur la question critique des Ă©missions comprises dans le commerce et le point hautement politique de la future mise en Ĺ“uvre d'un mĂ©canisme d'ajustement carbone aux frontières par l'UE (dont l'adoption est prĂ©vue plus tard cette annĂ©e). Xie Zhenhua a, Ă  de nombreuses reprises, pris le soin de dĂ©noncer ce mĂ©canisme, le dĂ©peignant comme une approche unilatĂ©rale contredisant le principe de responsabilitĂ© commune mais diffĂ©renciĂ©e de l'Accord de Paris. Comme alternative, il a plusieurs fois soulignĂ© le souhait de la Chine de coopĂ©rer avec l'UE, les États-Unis, le Japon et la CorĂ©e du Sud pour traiter les diffĂ©rences de prix du carbone et les Ă©missions dans le commerce en dĂ©veloppant des marchĂ©s rĂ©gionaux du carbone et, Ă  l'avenir, un marchĂ© mondial du carbone en vertu de l'article 6 de l'Accord de Paris. 

Les conditions posées par la Chine pour la coopération

La volontĂ© de la Chine de dĂ©velopper des marchĂ©s rĂ©gionaux du carbone va de pair avec son opposition Ă  la diffusion de mĂ©canismes d'ajustement carbone aux frontières (MACF). Cette approche soulève nĂ©anmoins des questions politiques dĂ©licates : les pays mentionnĂ©s par Xie Zhenhua ne disposent pas tous d'un marchĂ© du carbone opĂ©rationnel auquel se rattacher ou de la volontĂ© politique d'en crĂ©er un rapidement (par exemple, le Japon ou les États-Unis). S’agissant de la liaison avec le système d'Ă©change de quotas d'Ă©mission de l'UE, la Chine dispose d'un marchĂ© du carbone fondĂ© sur l'intensitĂ© avec un prix du carbone de 9 $/TCO2, tandis que l'UE a atteint 100 $/TCO2 (2022) et dispose d'un plafond agressif de rĂ©duction des Ă©missions motivĂ© par le paquet “Ajustement Ă  l’objectif 55” (Fit for 55). Une liaison de ces marchĂ©s du carbone crĂ©erait une rente politiquement inacceptable en Europe en faveur des entreprises chinoises. 

Ces divergences déclenchent inévitablement un problème de concurrence. Les États comprennent désormais que les revenus du carbone sont essentiels à la décarbonation, malgré les coûts élevés de la réduction des émissions. Les responsables politiques de l'UE l'ont affirmé à plusieurs reprises lors de la COP27. Cependant, un marché commun du carbone limiterait les revenus que les pays européens pourraient investir dans leur propre décarbonation. Au contraire, il subventionnerait positivement la décarbonation des pays en développement tout en réduisant considérablement les revenus nationaux du carbone disponibles pour investir dans leur décarbonation domestique.

Les États comprennent désormais que les revenus du carbone sont essentiels à la décarbonation, malgré les coûts élevés de la réduction des émissions.

Cette concurrence nouvellement perçue met en pĂ©ril l'utilisation des rĂ©sultats d'attĂ©nuation transfĂ©rĂ©s (crĂ©dits carbone) au niveau international, comme le prĂ©voit l'article 6 de l'accord de Paris. Pourtant, cet instrument reste essentiel tant pour la future finance climatique que pour le soutien Ă  apporter aux pays en dĂ©veloppement dans leur trajectoire vers un dĂ©veloppement sans carbone. 

La coopĂ©ration axĂ©e sur les solutions peut-elle se traduire en actes ?

La COP27 aurait dĂ» inaugurer  la phase de mise en Ĺ“uvre de l'Accord de Paris. Si elle a marquĂ© une Ă©tape importante en faveur de la justice climatique et des pays vulnĂ©rables, l'Ă©quilibre des forces s'est malheureusement Ă©loignĂ© des engagements pris en matière d’attĂ©nuation, et la COP27 a mis en Ă©vidence l'incapacitĂ© de l'arène multilatĂ©rale Ă  aboutir Ă  des engagements qui visent Ă  rĂ©duire l'utilisation des combustibles fossiles. Il y a ici un risque que les futures COP deviennent des chambres de rĂ©parations plutĂ´t que des lieux favorisant l’émergence de solutions.

Le paradoxe est que l'appel Ă  la coopĂ©ration internationale n'a jamais Ă©tĂ© aussi clair et fort qu’à la COP27. Bien que cela apparaisse presque dystopique, au vu des rĂ©sultats de la confĂ©rence, la coopĂ©ration est nĂ©cessaire partout : dĂ©carbonation industrielle, dĂ©veloppement des Ă©nergies propres, finance verte et taxonomies vertes. Mais la coopĂ©ration ne peut pas ĂŞtre un simple mantra ; elle doit avoir un sens concret si nous voulons atteindre les objectifs de l'Accord de Paris.

Les échecs d’une diplomatie multilatérale qui se veut inclusive en matière d’atténuation soulignent le besoin urgent de formats supplémentaires pour une coopération rapide et concrète. Certains d'entre eux, à l’image des Partenariats pour une transition énergétique juste (JETP), sont déjà en train de devenir une réalité. C'est le cas du partenariat G7-Indonésie récemment annoncé, qui conditionne le financement climat à l’exigence d’une ambition accrue pour éliminer progressivement les combustibles fossiles. D'autres devront émerger. Un club climat ambitieux, par exemple, plus fort et plus réaliste que celui proposé actuellement par le G7, est nécessaire pour décarboner les secteurs industriels et les émissions intégrées dans le commerce. Des initiatives politiques audacieuses de la part de pays ambitieux sont également nécessaires, comme l’adoption d’un traité de non-prolifération des combustibles fossiles, qui apparaît aujourd’hui comme une priorité.

 

 

Copyright : JOSEPH EID / AFP

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